ECOLES AUXILIAIRES
de liberté qu'ils n'en auraient dans le sein de celle-ci.
Un établissement spécial , qui serait jusqu'à un certain point l'image de la maison paternelle, et dans lequel l'étudiant trouverait une nourriture saine et abondante , un logement commode , des soins attentifs en cas de maladie, des cours, des conférences, des livres, des objets scientifiques nécessaires pour certaines expériences , des conseils sages, donnés à propos et avec sobriété; un tel établissement répondrait ^ ce me semble, au besoin le plus sérieux et le plus pressant de la jeunesse studieuse , ainsi que des familles.
J'aimerais à voir, à la tête de ces établissemens, non pas des spéculateurs avides et subalternes , mais des médecins , des avocats , jaloux de former pour la société et pour la famille, des hommes moraux et éclairés et de seconder par leur savant concours , l'oeuvre de l'enseignement public. On sent que cette tâche difficile exigerait des lumières et des qualités peu communes, et que dans celui qui en assumerait le fardeau, l'homme du monde devrait égaler l'homme de la science pour atteindre complètement le but élevé qu'il se serait proposé.
L'idée et le vœu que je viens d'exprimer ont été réalisés à Paris , par deux hommes justement estimés et considérés. Peut-être existe-t-il d'autres ten-