‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 60 sur 337 · DU TRAVAIL, COMME FONDEMENT DE INEXISTENCE · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL, COMME FONDEMENT DE INEXISTENCE

appelle le bien-être matériel, état qui représente bien plus les conditions nécessaires et vitales de l'individu, l'équilibre ou la possession suffisante des forces indispensables à la vie , que les commodités et les douceurs de celle-ci. Le créateur , en nous appelant à la vie , devait nous doter de facultés propres à l'entretenir et à la prolonger, pour ne pas faire une œuvre inutile ; mais là pouvait se borner le lot qu'il a départi à chacun de nous, quoique dans sa toute-puissance , et dans sa bonté, il se soit montré, beaucoup plus libéral envers l'humanité, et qu'il lui ait fourni les moyens d'atteindre à une somme de bien-être infiniment supérieure à ses besoins les plus variés et les plus étendus.

La divinité, en distribuant, d'une manière inégale en apparence, le trésor de ses dons, parmi le nombre infini de ses créatures , a compensé cette inégalité par d'autres avantages. Elle a placé la force dans l'humble fortune, à côté de la frugalité et de la tempérance, tandis qu'elle a placé le souci et les maladies à côté delà richesse, quand celui qui en est possesseur ne l'a pas acquise légitimement ou l'a fait servir follement à ses dissipations et à ses désordres. Le bien-être dans son acception rigoureuse et normale est donc, en définitive, la possession des moyens

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