ET COMME MOYEN DE CONSOLATION. 28 I
d'existence, que comporte la condition sociale de chaque individu. Envisagé sous ce point de vue, les jouissances qu'il procure sont bornées et relatives, et elles peuvent se réduire au simple nécessaire sans cesser pour cela d'être des jouissances.
Quelque restreinte que soit la mesure du bienêtre, l'homme, considéré isolément dans sa nudité et son indigence, ne peut s'empêcher de le conquérir par un labeur continuel. Dieu l'a voulu ainsi, et il a fait du travail , non-seulement une des lois fondamentales de notre existence , mais la base de la fortune, qui est un développement plus ou moins étendu du bien-être. Le rôle du travail dans la destinée de l'homme , n'est pas celui d'un agent purement matériel, le créateur l'a élevé au rang de vertu. C'est en effet, à titre de vertu, que le travail préserve la volonté humaine de l'influence des mauvais penchans et que, suivant une des pensées les plus profondes et les plus salutaires du christianisme , il renferme en lui toute la force et l'efficacité de la prière. Si l'on pouvait placer quelque chose au-dessus de la vertu, je dirais, que le travail est plus encore , car il est le consolateur de nos afflictions , le charme tout puissant de nos peines.
Le travail est une des sources principales de la richesse dans les divers domaines de l'industrie ; il