A UNE FIXATION ÉQUITABLE DU SALAIRE
fluence de causes étrangères à l'industrie , telles que les circonstances politiques, propres à diminuer la confiance des capitalistes , à ralentir le cours de la consommation, et les manœuvres employées par les maîtres ou par les ouvriers , soit pour forcer injustement et d'une manière abusive l'abaissement du salaire , soit pour suspendre , empêcher ou enchérir les travaux , etc. Le mieux , en pareille matière , est donc de maintenir la discussion libre et entière , et de se confier à elle.
Il y a dans chaque industrie des périodes d'activité intense et soutenue, qui intéressent l'ouvrier non moins vivement que le maître , parce qu'elles peuvent procurer à l'un comme à l'autre , une amélioration notable dans ses moyens d'existence ou dans ses moyens de fortune. Lorsque ces périodes arrivent, et qu'elles se manifestent par des signes non équivoques , l'ouvrier s'attend et doit s'attendre à une augmentation de salaire. En effet, ainsi que nous en avons fait l'observation , le salaire suit la progression croissante et décroissante du travail. Si dans les conjonctures ordinaires, et aux époques de ralentissement du travail , l'ouvrier se résigne à des oscillations et à des réductions successives de salaire, nées de l'état même de l'industrie qu'il exerce, il est naturel que dans les courts momens de bonne vafeie