‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes (volume 2)Chapitre 84 sur 337 · NÉCESSITÉ DU PATRONAGE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DU PATRONAGE

qui s'offrent à lui, il se montre jaloux de profiter de tous ses avantages. Or, un des griefs les plus universels de l'ouvrier contre le maître, c'est que ce dernier ne hausse le taux de son salaire que le plus tard possible, alors même que cette hausse provoquée par la faveur des circonstances a déjà eu lieu dans quelques établissemens; tandis que , dès que les affaires commencent à décliner, il a hâte de diminuer ce même salaire. Notre remarque s'applique également aux cas où l'ouvrier, ayant fait un travail plus considérable que sa tâche ordinaire, continue à être rétribué sur l'ancien pied, quoiqu'il eût droit à un salaire plus élevé. Le grief que je viens d'indiquer est non-seulement articulé par les ouvriers dont il lèse les intérêts, mais il est avoué par les entrepreneurs de bonne foi , qui sont d'ailleurs assez justes pour prévenir le vœu de leurs ouvriers , lorsque les circonstances le permettent.

Dans l'intérêt de la main-d'œuvre, d'accord en ce point avec celui de la justice , les écrivains qui s'occupent d'économie politique ne sauraient insister avec trop de force sur la nécessité de porter le salaire de l'ouvrier à son plus haut degré, dès que l'opportunité de cette hausse paraît évidente; le moindre retard, à ce sujet, est préjudiciable à l'ouvrier et l'afflige doublement , car il le prive d'un

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