‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villesChapitre 3 sur 93 · IMPORTANCE DE L£LK3IENT MORAL · texte numérisé non relu

IMPORTANCE DE L£LK3IENT MORAL

morale, ainsi que le veut la loi aussi bien que la raison. Si j'en juge par l'énoncé du programme, on n'aurait pourvu, el il faut le regretter vivement, qu'à la première de ces instructions. Quoi qu'il en soit , il n'est pas inutile d'insister ici pour que l'instruction morale ne soit pas négligée. Je conçois que le ministre de l'instruction publique se soit refusé à créer dans les écoles normales un cours de morale spécial , de peur que celui d'instruction religieuse n'en souffrît; mais l'inconvénient qu'on a voulu prévenir ne subsisterait-il pas tout de même, si l'instruction morale était sacrifiée à l'instruction religieuse, sous prétexte qu'elle ferait double emploi avec celle-ci? Cultivez le sentiment religieux, mais cultivez aussi le sens moral, qui s'exerce tous les jours, et dont les inspirations sont surtout si nécessaires aux instituteurs pour l'accomplissement de leurs difficiles fonctions. Le cours de pédagogie termine et complète, dans le même programme, l'enseignement destiné aux élèves-maîtres, parce qu'il est, pour ainsi dire, la clef de la profession à laquelle ils se sont voués. En effet, l'un de ses principaux objets est de leur expliquer les méthodes nécessaires pour transmettre les connaissances qu'ils ont acquises , et un autre objet non moins important consiste à les instruire des divers caractères des en&ns, de leurs qualités, de leurs

DAJÎS L'mSTKtCTIOJV DU PEUPLE. . 5

défauts , des moyens à employer pour fortifier les uns, pour corriger les autres, enfin, de tous les devoirs d'un bon instituteur.

L'établissement des écoles normales primaires répond et doit répondre à tous les besoins de l'enseignement élémentaire; cet enseignement se compose des salles d'asile, des écoles, suivant le mode mutuel ou simultané, des cours d'adultes, et des classes pour l'instruction primaire supérieure. Un candidat aux fonctions d'instituteur ne saurait être apte à remplir ces fonctions, s'il n'est en état de mettre en pratique, au sortir de l'école normale, les diverses méthodes appropriées à chacune des écoles que nous venons de désigner.

Il n'entre pas dans notre plan, de nous appesantir sur toutes ces écoles également dignes d'intérêt; mais en nous occupant de plusieurs d'entre elles , nous aurons occasion de traiter des questions d'une haute importance, en raison des résultats qu'on attend de leur solution. Nous placerons au premier rang celle qui concerne l'instruction des classes pauvres, les avantages qu'il y aurait pour elle comme pour la société, de proportionner cette instruction à leur sort , à la nature de leurs travaux. Nous examinerons par quels moyens il serait possible d'unir l'instruction à l'apprentissage, à l'acquisition d'un

§ , SAtUS BASILE ; L«7R OBJET ;

métier. Enfin , nous indiquerons les procédés que les instituteurs du peuple pourraient employer pour perfectionner son caractère et ses mœurs. Nous (commencerons notre revue par les salles d'asile.

SECTION i".

Objet des salles d'isile. — Lenr utilité ponr les classes panvres. — Kécessité d'y adnuttr* de préféreace les enfans appartenant an^ familles les pins malhenreoses de ces iÀ%$»eSf '— Distribntiou des exercices scolaires et de la récréation. — Daiqes inspectrices. -^ Inflaenc« de leur soUicitade sar les enfans. — Popularité de l'institation des salles d'asjlfB.

L'institution des salles d'asile est due à la nécessité de protéger la première enfance contre l'abandon ^ l'incurie des parens, et contre les accidens de toutes sortes auxquels elle est exposée, par suite de l'impossibilité où ces mêmes parens se trouvent quelquefois de les surveiller, en raison des exigences de leur profession. Les classes pauvres et laborieuses sont, en effet, tellement commandées par les nécessités du travail dont elles tirent leur subsistance ainsi que celle de leur famille , qu'il y aurait de l'injustice à ne pas peser cette circonstance indépendante de leur volonté , dans l'appréciation de la conduite qu'ils tiennent à l'égard de leurs enfans. Cependant quelque opinion que l'on puisse avoir de la situation de ceux-ci avant l'ouverture des salles

d'asile» toujours estril que l'hospitalité qqi leur enloi^ ferte par Id cité dans ces établissemens, constitua pour eux une véritable assurance contre les danger§ de toute espèpç aii^quels ils étaient exposés avant la réalisation d'w^ projet a^3si sii^ple , et dpi^t la pre^ miere pen^éq a ét:é ^i tardive.

]lies salles d'aile ont été créées dao^ l'unique i^r térét des en£aQ$ 4^^ plasses pauvres. Il importe donc qu'elles ne soient ouvertes qu'à eux, et qu elles ne puissent pas être envahies par les epfaps nés de pa« ren^ exerçant une petite indi|strie, mais qui ^e soi^t pourtant pa» 4^^^ l'indigeuce , ni dap^ un étaf: voir sin de l'i^^digeuce, Au milieu des grandes agglomér rations d'in4ividui» composant la populatipn de$ vill^ manufacturières ou industrielles ^ cette ligne de Sf^r paration est; indispensable à garder pour quel l^l secours public^ np soient pa;^ détournés de lenr Yé^ ritable destination. Si elle n'était pas sévéremen( maintenue, le but de» «ailes d'asile seraif; manqué ^ puisque l'enfant du pauvre serait déshérité, par le fait j d'un droit que la société civile, dans ^^ munificence ou pluJû» dan» m justice, a entendu Ini gftr

rantir.

Les salles ou lieux d'asile , sont affectés à la gardi9 d'un nombre iQpnçid^rable4'enfans,àrpxerpiçe i^

leur int^lligonci^ Ufàêsm^j »\ k ^W m\JPWf^m

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