IMPOT PROGRESSIF. I
petite propriété. Or^ tant que la petite propriété
pourra s'étendre librement et sans entraves j là
grande propriété n'aura pas à craindre le retour de
l'impôt progressif ni le régime d'avanies que récèle
son principe.
Cependant, malgré les nombreux perfectionne* mens apportés dans l'assiette et la perception de Fimpot, il est pénible de dire qu'après tant d'essais tentés dans l'intérêt des contribuables avec la sanction de l'expérience, l'administration soit dans la nécessité de défendre l'économie actuelle de l'impôt contre les doctrines rétrogrades qui tendent à faire revivre l'impôt progressif. Ces doctrines ne sont pas professées seulement par les sectateurs de l'école à laquelle son chef a imprimé une sanglante renommée, mais encore par quelques disciples d'un écrivain inoff ensif et plein de talent, qui non content d'offrir l'impôt progressif comme le seul impôt juste et raisonnable, s'attache dans tout ce qu'il a écrit au sujet de l'établissement de l'impôt en général, à Qétrir ce subside indispensable à la vie des états comme une espèce d'exaction commise envers les citoyens, comme tm sacrifice dépourvu de compensation utile^ en un mot, comme un fléau humain (i);
(x) Traité d'économie politique, par|J.B. Say, 5* éditioni, Paris, i8a6. t* 3, <^p3xiet s, ^toae k la suite t page 993;