‹ Des classes dangereuses de la population dans les grandes villesChapitre 49 sur 93 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

CiBMS qni ont amené la anppresnon des maisons de jen toléréee. — -

daiidestines. — Leur destruction sncceçnve. — Haisons à parties, leurs di ▼enas formes.— Poursuites et condamnations dont elles ont été Fobfet

Nécessité de modifier les dispositions pénales portées contre les jeux illidtesi.^ ^^ — Yues à cet égard. — • Lacune existant dans les dispositions actnetles eode pénal en ce qui concerne les propriétaires des maisons dans lesqulic oa tient des maisons de jeux prohibés on non autorisés, (t)

Le jeu est une des passions les plus dangereuse! qui affligent rhumanité. Elle domine principalemeni dans les temps de repos et de prospérité, et cela conçoit aisément. Avant que le législateur eût nonce la suppression des maisons de jeu, le gouvernement avait jugé convenable, pour préserver li joueurs de bonne foi des manœuvres frauduleuses^^ de quelques hommes mal famés et justement sut pects« de tolérer dans les grandes villes des maisons où les jeux de hasard étaient mis à la portée du public avec toutes les précautions possibles de vigilance et de sûreté.

L'entrée de ces maisons était toutefois interditi

(t)i Ce chapitre a été refait presque oomplèlement.

CAUSES DE LEUB SUPPRESSION. ^^l

^^xx mineurs ou aux jeunes gens réputés tels, aux oxtvriers ou domestiques, aux garçons de caisse, aux ^tudians et aux personnes non présentées , nuisibles ou consignées. Malgré ces exclusions, malgré d'au-* très améliorations notables introduites successivement dans les maisons tolérées , telles que la réduc* tion de la durée du jeu, la suppression de plusieurs tables 9 la clôture absolue des maisons pendant les principales fêtes de l'année , le principe de la tolérance avait bien moins pour effet de donner une is~ sue régulière à la passion du jeu que d'entretenir celle-ci et de la relever aux yeux des joueurs et du public, par les garanties dont elle était entourée et la protection dont elle était l'objet.

Ce résultat fut apprécié comme il devait l'être par quelques hommes d'état arrivés au pouvoir. On commença la réforme en supprimant à Toulouse, à Bor* deaux et ailleurs , les maisons de jeu qu'on y avait tolérées jusque-là. Cette suppression fut suivie de quelques tentatives ayant pour but d'ouvrir aiuc joueurs des maisons clandestines. Mais ces tentatives furent toutes découvertes et sévèrement réprimées.

Paris a été depuis peu délivré à son tour du fléau des jeux de hasard. L'exécution de cette idée morale et salutaire fîit tentée à plusieurs reprises et tra-

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à la tête de ces maisons , font circuler des cartes , elles adressent des billets d'invitation aux élèves des écoles qu'on leur désigne ; elles envoient même des émissaires dans les cafés fréquentés par ceux-ci , et ces émissaires, qui sont de jeunes familiers des embaucheurs chez qui les parties doivent avoir lieu , s'insinuent adroitement auprès des étudians, pour les engager à y prendre part.

n y a des limonadiers circonspects et honnêtes , qui ont garanti plus d'un jeune élève confiant , de ces embûches funestes. Mais combien d'étudians moins heureux , ont accepté sans méfiance des invitations perfides, et succombé à la tentation qui leur était offerte dans ces repaires déguisés. Les pièges dressés contre les étudians , le sont également contre tous les jeunes gens dont la mise et les manières annoncent une certaine aisance de fortune. Les étrangers sont surtout recherchés avec un soin extrême et amorcés par tous les moyens.

Dans ces réunions , il est admis par les maîtres de la maison et par les familiers , que les manœuvres frauduleuses au jeu sont de bonne guerre ; aussi , les escrocs &âhionables et leurs maîtresses qui y af&uent ne se font pas scrupule d'en user. Il y a des Jui& repris par la justice pour escroquerie, qui ont déclaré dans les prisons , avoir donné souvent des leçons à

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