CHAPITRE m
Btojens de combattre la proatitiitioii. •» Examen de deaz doctrines contraires s l'une tendant à éloigner les prostituées de leur état en introdni* sant parmi elles des habitudes d'ordre et de prévoyance; Tautre tendant à les tenir dans PaTilissement pour inspirer aux femmes l*liorrenr de la pro* stitotion. -r Raisons qui militent en faveur de la première de ces deux doc» trines.— Influence morale des dames de charité dans les prisons qui ren* {Bmieiit des prostituées» —-Comment les médecins du dispensaire de saln^ brilé et les commissaires de police pourraient contribuer à la réhabilitation de oelles-ci. —Utilité d*nn vestiaire dans les maisons de tolérance. — TrantactUms illicites reprochées à quelques inspecteurs de police. — • Obserf»> tions à ee sujet.
La réforme des prostituées est une question ex* trêmement délicate et sur laquelle les administra* teurs les plus versés dans la connaissance de la matière sont loin d'être d'accord.
Lies uns touchés du plaisir de faire une bonne action et des avantages que la société peut retirer de la réhabilitation même imparfaite d'une fille Vouée à la prostitution, voudraient que l'autorité &cilitàt par tous les moyens possibles l'introduction parmi les prostituées des habitudes d'ordre, de pré* voyance et d'économie, communes parmi les per» sonnes de leur sexe qui mènent une bonne con«
m5o ^nacgsAjsmB 'Pbopobées
duite, afin de les sortir peu-à-peu de Tétat d'abjec* "-tion où elles sont plongées.
Les autres, au contraire, jugeraient funeste à la morale publique, toute institution de bienfaisancOi qui tendrait à diminuer Tignominie attachée dans Topinion générale au métier de prostituée, toute coutume qui aurait pour effet dadoucir physiquement le sort de cdle«-ci et de La relev,er ju9qiCà:-rlui certain point à ses, propres y gux et aus: ; jegix dcrpu* J»lie,'de la juste déc^héance profioneée^^contreieUe 4^ar le seatim^t jjiKLverseL ILs crainduiaieat ^qç^^ide 4'état de prostituée, elle we passât à féfat de.cojpr- 4isanne> .x|ue ie-bîen«étre dont elle .jooirait €t '4es talens d'agrément qu'elle aurait pu acquérir ne la re&disseDH l'objet detropd'égards, de tropd'einpresflemens, et que «a demeure Hedettm tm itet^^e -«éunion: attrayant ^pour les hommes, au < préjtidieo des liens de famille et des Bsœurs.
Celte dermàre tendance >paralt être oellede la préfecture de pdlice,^et quelque rigoureuse qu?dUe «Dit, à mon «ensy^edéclare^^que je're^iyôéte-pMfMEdéraeot les-motife^qui lui servent detL)a^.^O&'wn6 ÀtfencontreriunilJMit moral sur le'cbeminf46J4'MKta** i<ité, surtout lorsqu'il s'agit' de mesures d^ polîae.
JEn retraçant les mœurs etâeshabktides desifittis publiques ,. nous avons ifait cooHaitise opie^plusMisii
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H y a dausile Ykeâesiouaoceset^des idieg^és qu^ 4ie isaurait «éeènnattre i^qeids^ pvéjlidltei pour >im aiceursipubliqoesi lie •«oiieÉibiiiage,'4$lHiipM*é'ir% .prostitutioii^^»'est^rpas*uae aroélkmteim séMibto? pourtdht le<xMi(«ibÎMge«s««ini état^i^n^ii d'^efsei^t >avoiieriet doolUèssenée est iFlciééise. ©aiife tes^«^te!lles «ivilisatioDsr^ 4rbémaie^d!étirt; ^liJefhilafltllirâpe doÎTeut ieiût* 42<Hiq^e'd^*c€8icmiiidèrakiatis^,>ën «?M> cqpaiit de wniffinU vitetobMUfFMvailt la «omwe 4e ses facultés. ;Gle»t mam^fialà^9riBfàmri Ue^^artiers, habités paritt^i^lfisse lpafistraydek<iHiPèfeiQii'^de
25a BOCTRiifES proposiSes
bienfaisance secourent non-seulement avec intérêt^ mais avec empressement, les femmes concubinaires^ mères de plusieurs enfans délaissés par leur père. Plus ces infortunées montrent de tendresse pour eux, plus elles trouvent de sympathie dans les administrateurs chargés de la distribution des secours. Et cela s'explique par la classe de la population , par ses moeurs^ en même temps que par le besoin d'encourager dans son sein le développement de ces affections naturelles et de famille qui forment le gage le plus sur de la morale publique.
Le gouvernement lui-même, dans un cas bien moins favorable qu'aucun de ceux qui se rapportent à la classe vicieuse, procède suivant le même esprit. En effet, il cherche avec raison à faire contracter des habitudes de travail, d'ordre et d'économie aux malfaiteurs détenus dans les prisons. Il £siit plus : il souffre qu'on leur enseigne les premiers élémens de l'instruction; en un mot, pendant qu'ils subissent la peine de leurs crimes, il les instrmt à devenir meilleurs, afin de les réconcilier avec la société qu'ils ont troublée et mise en péril parleurs attentats. Ces efforts de l'administration et des gens de bien, occupés du soulagement des malheureux, sont tout à-la-fois humains, religieux et politiques. Il importe doncd'y applaudir pour les multiplier, et pour mullî-