SES MODES DIVERS
La surveillance des libérés est confiée^ à Paris, aux commissaires de police / chacun dans Fétendue de sa circonscription. Le mode ^e cette surveillance n'est pas uniforme ; il varie suivant la conduite du libéré et les craintes qu'il inspire ; il varie, aussi ^ suivant les lieux qu'il habite et le caractère des agens chargés de le surveiller. Dans tous les cas , la surveillance^ n'est pas et ne saurait être continue, elle n'est pas même opérée par des informations prises chaque jour sur le compte des libérés. La disproportion extrême qui existe entre le nombre des agens de police et ces derniers, ne comporterait ni l'un ni l'autre mode de surveillance , qui, d'ailleurs , serait intolérable s'il n'était impossible.
Quand le libéré loge en garni, le commissaire de police se contente quelquefois de suivre ses changemens de demeure , par l'inspection des registres des logeurs. C'est l'expédient le plus simple pour celui qui surveille, et le moins importun pour le malheureux assujetti à l'opprobre de la surveillance. Si le libéré habite une maison particulière , le commissaire ne peut s'abstenir d'employer le ministère de ses agens envers lui, à moins que ce dernier ne préfère se présenter de temps en temps à son bureau, pour mettre à couvert sa responsabilité. Ces comparutions périodiques sont aussi une des formes les moins péni-