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qu'inspirent d'aussi grands intérêts, les considérations frappantes qu’elle renferme, l’'amèneraient sans doute à envisager les affaires d’Amérique sous un autre point de vue que celui que lui ont indiquéles erremens d’un temps qui n’existe plus, et les pensées d'hommes qui ont
passé avec des âges qui sont déjà loin de nous.
Il semble que l'Espagne devraitse demander ce qu'il faut faire lorsqu’on ne peut plus ni conquérir, ni garder; s’il n’est pas à propos de se faire des amis là où l’on ne peut plus avoir des sujets ; s’il est prudent de s’exposer à être et à rester exclus pour avoir voulu exclure; et faisant de ces principes bien simples la base de sa conduite nouvelle à l’égard de sa colonie, lui tendre une main amie, au lieu d’une main armée, et engager à substituer à sa souveraineté directe, désormais impossible, l'empire des princes de la famille même qui occupe son trône propre, de manière à former, entre l'Amérique et l'Espagne, un pacte de famille, tel que celui qui, au même titre, unissait en Europe la France avec l'Espagne,