‹ Des colonies, et de la révolution actuelle de l'Amérique [microforme]Chapitre 33 sur 49 · DES COLONIES. PET · texte numérisé non relu

DES COLONIES. PET

neseront-ls pas fort disposés à prendre, à l'égard d’un culte dont les ministres leur seront longtemps suspects, des mesures dictées par Ja prévoyance, et par l’exemple de ce qui se passe ailleurs ? Lorsqu'on examine l'embarras que le clergé catholique apporte dans toutes les affaires civiles, lorsqu’on voit l'Irlande désunie depuis des siècles de l'Angleterre, par les ministres du culte prépondérant dans ce pays, quand on voit les tracasseries par lesquelles le clergé de la Belgique a débuté avec le Gouvernement, et salué le nouveau trône des Pays-Bas, on peut craindre de la part de l'Amérique de fortes résolutions pour se soustraire aux mêmes inconvéniens. Ceux qui ont tant sacrifié pour rejeter l'Espagne , pourraient bien faire encore des

pas en avant pour rejeter Rome. Quand les ré.

publiques du Mexique, du Paraguay, auront à attendre de si loin les ministres de leur culte, à traiter à cette distance des intérêts de ce culte, ilest bien permis de concevoir des craintes pour la durée de rapports qui renfermeront cn eux-mêmes un si grand nombre de difficul-

tés. Des considérations qui embrassent des in-

érêts tels que l'avenir du catholicisme ét de la royauté, dans un monde entier, doivent bien peser dans lés conseils de l’Europe autant que ‘dés lingots d’or et d’argent : il s’agit du sort des “deux plus grandes choses qui existent parmi les hommes , ‘et qui agissent sur les sociétés existantes de manière à leur faire partager tous les mouvemens qu’elles éprouveraient ellesmêmes.

Nous allions terminer cet article par ces importantes considérations ; mais nous entendons la voix de l'humanité qui nous appelle: elle implore le secours de tout ce qui porte un cœur humain, pour faire bannir du monde des pratiques exécrables qui ont passé de l’Europe en Amérique, et qui, sous des noms spécieux et révérés, la couvrent d’attentats. Là, on ne connaît plus chose , On ne voit que des ennemis occupés à s’égorger; tout est atteint par le fer, consumé par les flammes; le soldat de l'Espagne, sacrificateur acharné pour. venger son injure, à fait de l’abominable loi

de l’extermination le code unique de cette contrée(1). Pendant combien de temps encore

—————— nm à

(1) Moniteur, 16 août 1816.

Dépéche officieile du général Moxo, capitaine-général de Caracas , à Urertieta s Souverneur de l'ile de La Marguerite.

Caracas, 18 vovembre 1815.

«Je vous enjoins de mettre de côté toute considéra.. tion d'humanité. Tous jes insurgés , leurs fauteurs ou adhérens, trouvés avec armes ou sans armes, et enfin tous ceux qui ont pris une part quelconque à la crise dans laquelle l’ile se trouve dansce moment , doivent être fusillés sur-le-champ, sans aucune procédure préalable ou sommaire , et seulement après une délibération verbale, eu présence de trois officiers».

Instructions du &ouverneur Urestieta au capitaine Ganigo.

«Vous ne ferez de quartier à personne ; et vous laisserez vos troupes piller aussitôt qu’elles arriveront. Si vous trouvez l’ennemi faible , vous le suivrez jusqu’à Saint-Jean. Vous brûlerez cette place , et vous reviendrez quand tout sera tranquille »,

Lorsque les insurgés prirent-la Marguerite ,.ces do

contemplera-t-on froidement ces horreurs qui dégradent l’homme des plus nobles attributs de son caractère , et qui le font descendre au rang des animaux féroces! horreurs qui contrastent étrangement avec Purbanité générale des mœurs-de l’Europe, et surtout avec celles du nord de cette contrée! Le nouveau monde continuera-t-il d’être dévasté à la face de lancien ; et , après avoir'tant fait pour Afrique contre l’Europe, et pour l'Europe contre l'Afrique, ne fera-t-on rien pour l'Amérique ? Un

cumens et autres de cette espèce tombèrent dans leurs mains. C’est après avoir vu mettre à exécution ces ordres et instructions , qu’ils ont mis à mort huit cents royalistes qui s’étaient retirés à Sampatar.

Réflexions de la feuille de Glaskow.

: Aux traités de Paris et à Vienne , on ne s’est occupé des colonies que comme possession de chacun, et non comme ordre colonial, sans tenir compte des changemens arrivés depuis vingt-cinq ans, Aussi dans quel état une partie des puissances rentrées aux colouies s’y trouvent-elles!

roi de Syracuse n'imposa à Carthage vaincue d'autre loi que celle d’abolir les sacrifices humains : la religion catholique avait fait disparaître les autels sanglans du Mexique ; l'Espagne a relevé ces détestables autels, et des armées de sacrificateurs inhumains font à sa voix, de PA- -mérique égorgée, une hécatombe à sa puissance méconnue. L'Europe sera-t-elle donc toujours funeste aux habitans iufortunés de ces climats, et ne Cessera-t-elle jamais de leur demander leur or avec leur sang, et leur sang avec leur or : Jadis le sénat de Rome Écouta aveo recorrnaissance un Sauvage habitant du Danube, et, pour prix de la franchise de ses paroles, il or--donna à ses exacteurs de s’arrêter. Ah ! que ce jour-là Rome fut noblement représentée par son sénat! Combien plus serait grande l'Europe, si elle opposait, au nom de l’humanité, son euguste arbitrage au débordement des maux dont celle-ci a à gémir en Amérique, et si , cn s’interposant entre les combattans, elle exigeait d’eux de suspendre leurs coups! Si, alors, PA. mérique et l'Espagne venaient se présenter devant cet Aréopage, devant çes plénipotentiaires

du rang le rilus élevé, puisqu'ils scraient ceux de l'humanité même, quelles sensations n’exciicrait pas la première, et qu’aurait à répondre da seconde, lorsque l'Amérique , découvrant ses plaies et montrant ses veines ouvertes, et. presque épuisées de sang, dirait : « Le Ciel, cruelle Espagne, m’a-1t-il donc formée pour vous seule? Heurense et tranquille pendant les siècles qui précédèrent l’heure à laquelle la main de votre Colomb déchira le voile qui, depuis la formation du globe , me cachait à vos regards, c’est par le sang et par les larmes versées à votre premier aspect, que j’appris à vous connaître. À peine abordés sur mes rivages, vos soldats font pleuvoir sur mes enfans des feux inconnus qui les renversent ; vos coursiers s’élancent sur eux et les foulent aux pieds; vous détruisez mes trônes, ét ces auntels antiques, élevés par ma reconnaissance à Pastre dont les rayons fécondent mes terres, font briller des plus vives couleurs mes fleurs et mes fruits , les habitans de mes forêts et ceux de mes vastes plaines, et mûrissent le suc de mes végétaux. La sève de mes plantes vous donne la santé; les

entrailles de mes montagnes la richesse; et la

mort, toujours la mort, a Jusqu'ici été pour .

moi le seul ministre de votre reconnaissance, Depuis que vous avez étendu sur un bûcher le dernier fils de mes Incas, depuis que vous avez porté dans un autre hérisphère la race qui occupait mon trône au Mexique, avez-vous cessé un instant d'ajouter outrage à outrage, et la ruine à la ruine ? |

« Vous êtes recus sur mon territoire, et déjà vous me déclarez esclave; et pour vous donnér le droit de m'assujétir, vous placéz tous mes enfans, loin de vous, au dernier rang de la chaîne des êtres. Il faut que Rome vous CO“ mande de reconnaître des hoïnmés en eux ; pour celte fois votre obéissance à ses ordres fut Sans reproches : alors vous confiâtes aux chaînes ut aux glaives le soin de combler la distance que vous mettez entre eux et vous. Sans doute que des êtres aussi inférieurs à vous n'étaient bons qu'à être exterminés; ils ont disparu. Alors au moins vous n’étiez pas parricides ; mais aujourd'hui n'est-ce pas votre propre sang que vous versez ? Qui Sommes-nous ? Et qui êtes-vous

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vous-mêmes ? Les enfans adoptifs de PAmé“ rigne ontils donc perdu à vos yeux le caractère de leur origine? Ne rèconnaissez-vous plus en eux vos proprés frères? Plos excusables dans vos premières fureur, VOS coups portaient sar üne race étrangère; mais ici, c’est contre d’autres vous-mêmes que vous êtes armés. Des cultes étrangers et bizarres ne nous séparent plus ; ma voix répond par des accèns sem blables aux sons brillans et ‘solennels du langage que vous avez porté sur la vaste étendue que j'occupe. Une mère rapporte tout au bonheur de ses enfans, un propriétaire éclairé à l'amélioration de son héritage : à quoi pourrais-je reconnaître en vous CES sentimens ét ces lumières ? Osez mé démentir : qu'avez-vous fait

pour moi ? Et que u’ai-je pas fait pour vous ?

Vouis régnez, et cet empire, dès que vous Pavez obtenu, commence par vous alarmer. L’étendue de mon territoire vous effraie en la comparant aux bornes étroites de votre enceinte. Ma richesse fait honte à votre misère; ma fécondité, à la stérilité de votre sol; la population qu’appellent tous mes attributs effraie d’a-

TE aCus les ent tre Des ‘ent m- [an due JOnIré à ourt ces s fait pus ?

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vance vos cités dépeuplées, vos campagnes déscrtes. 1] faut, il faut commencer par réprimer ces principes de force et de bonheur, arréter la sève exubérante, et ne permettre à l'arbre de porter que les fruits que vous pouvez cueillir. Ainsi, le Hollandais, le fer en main, parcourt les Moluques pour extirper les rejetons qui, par leur nombre, source d’une abondance illicite, rabaisseraient le prix des récoltes auxquelles il a borné ces îles. De même, Chez moi, la nature reçut de vous ordre de cesser d’enfanter. Vous avez interdit à l'olivier de faire couler son jus sous mes mains; au mürier de nourrir l’insecte dont l’industrie pourvoirait à mes vêtemens ; à la vigne, de tapisser mes coteaux , et de me désaliérer. Il fatt que l'Amérique soit stérile pour que l'Espagne soit culuvée; il faut qu’elle soit dépeuplée de laboureurs pour multiplier et enrichir, chez vous, les marchands. Que l’or croisse chez moi pour vous être remis, cest tout ce que vous me permettez : toute autre communication m’est interdite avec le reste de l'univers, et, si jesuis découverte pour lui, il est encore à découvrir pour moi.

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En vain les utiles ou séduisans produits de son industrie brillent à mes portes; vous ne leur accordez de les ouvrir qu’à la maladresse ou à la cherté de vos ateliers. Mes fleuves et mes ports pourraient contenir tous les vaisseaux dut monde, et, d’après vos lois de fer, leur sol tude ne peut être troublée que de loin en loin par les faibles envois que l’avidité du fisc et de Pintrigue autorisent. Par qui me faites-vous régir, des inconnus ? Par qui seront-ils remplacés ? Par d’autres inconnus. Heureuse si ce reproche est le seul que leur passage me donne le droit de leur adresser, et sils n’ont pas con+ sidéré ce passage comme le moyen prompt et facile d’arriver à la fortune (1). Voilà ce que

(+) On sent que eeci ne peut être dit que dans un sens général, et que ce reproche ne porte guère que sur des agens subalternes. Le désintéressement forme uu des traits principaux du caractère des Espagnols, surtout dans les classes élevées ; et les grandes places étaient très-souvent pour eux plutôt des moyens de diminuer leur fortune que de augmenter.

L'Amérique a vu avec reconnaissance un grand

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me coûte votre empire : ajoutez-y vos guerres, qui ne me regardent point, qui font bloquer mes ports, incendier mes rivages , Changer ma vaste enceinte en prison. Faut:il qu'à Mexico, à Lima, je sois au supplice, parce qu’en Europe vous êtes embarrassé dans quelque intrigue, ou dans quelque malentendu ? Maintenant le sentiment de ces maux està son comble. Pendant un long espace de aps vous avez été pour moi comme si vous n’existiez plus. Des événemens, dont je n’ai à me reprocher aucune partie, avaient produit cette séparation : elle a amené d’autres relations, d’autres calculs; ils sont établis : elle m’a créé une nouvelle existence. os l’abjurer pour votre intérêt, au prix des mêmes malheurs qui ne pourraient manquer de m’accabler encore? Laissez-moi

RER cmmmcaneen. à

nombre de ses vice-rois uniquement occupés de ses intérêts et de lexercice des ‘vertus publiques. ‘La mémoire de quelques-uns vivra avec honneur dans ses fastes, ei ses hommages s’attacheront long -temps aux noms des Galvez ; des Decroix, des Revislagigedo,

des d'Azauza,

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suivre en paix lecours.de mon âge, et celui du nouveaumouvement del’univers:sijefus entrainée dans éclui qui me donna à vous, comment résisterai- je à-célui.quime retire de vos mains? Vous voustrompez; vous pensez que C est moi qui ai rompu nos liens , tundis que ce sont la nature et le monde entier. J’y.entre à mon 1our : vous m'en aviez tenu exclue, et je ne veux plus.en somtir. Dites : est-ce donc votre roi qui règneseulsur moi? Non ,r’estencove chaque Espagnol, chaque atdlier, chaque comptoir de l'Espagne, qui voit en moi som sujet et son esclave. Cest trop de. fardoaux à la fois ; je les secoue : alors arrivent l’extermänauion, l’incendie. Lesangetles cendrosfu mem detoutesparts, et le lion de Castille , rival de férocité avee celui.de mes forêts , s'apprête à ne régner, comme lui, que sur des déserts.

« Quelle idée vous faites-vous donc des droits dela souveraineté? LeCiel , en créant l’homme, n’a-t-1l donc voulu faire de lui-qu’un sujet ? Doit-:il sa tête au joug, quelque formeet quelque poids qu'il ait; et, en définiuf, ne sont- ce pas les oppresseurs qi ont fait les rebelles? Vous

pensez donc que totite résistarice appelle l’extermination ; que, suivre le conts de la nature ; t'est manquer à tous les devoirs; que réfléchir, comparer, doit conduire à-la mort? En Espagne, les enfans majeurs ne se séparent donc jamais de leurs parens, et vous ne les avez donc jamais vus passer à leur tour à l’état de famille? Eh bien ! c’est ce passage quie jé réclame ; J’heure en est arrivée ; au dedans de moi tout m'avertit de la maturité; au dehors tout s’éclairé, se meut, s'agrandit : restcrai-je seule dans les langes et dans les ténébresouvous prétendez me retenir? Quels sont vos moyens pour le faire? Où sont vos trésors ? Dans les Hançs de mes. montagnes. Où sont vos vaisseaux ?

Dans mes forêts. Où. sont vos tributs ? Dans mes moissons que vous brûlez, dans mes campagnes que vous stérilisez. Où sont vos soldats ? Les malheureux ! traînés par vopsà l'ex terminaton de leurs frères. Sur qui vous serez - vous appuyée, sils viénnent jamais à fige l'or que je puis faire briller à leurs yeux, à la place du mince Salaire que vous leur’attribuez: ils vien- “nent à savourer les fruits que je puis leur offrir,

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au lieu d’une subsistancemesurée par l'avarice, et atténuée par la frauduleuse avidité;s ils viennent à contempler les épouses auxquelles je puis les unir, au lieu du triste célibat dans lequel vous éreignez leur jeunesse et leur race ? Rappelez-yous ces Barbares qui ne voulurent plus quitter le chemin de la Grèce, une fois qu'ils eurent goûté ses fruits, une fois qu'ils eurent apercu les beautés issues de celles qui avaient servi de modèles au ciseau ou au pinceau d'artistes devenus eux-mêmes les modèles de l'univers. Eh bien! qu’ils vous restent fidèles, ces soldats dont vous me menacez : envoyés pour ma ruine, ils arriveront qu’à leurs tombeaux. Pensez-vous que leur aspect ait de quoi m'intimider? Nous ne sommes plus au temps de Cortez et de Pizarre ; mes enfans ‘en descendent comme vous ; vos armes et vos chevaux ne les surprendront plus : long-temps, dans ces climats, on vous crut immortels ; on a appris que vous pouviez mourir. Croyez- moi, et les conseils d’un ennemi peuvent quelquefois être salutaires : abjurez un empire qui est arrivé au terme que lui avait marqué la nature :

il est infructueux pour vous, oppresseur pour moi. Apprenez que désormais aucun peuple n’a plus besoin d’être le maître chez un autre peuple, mais seukement decommercer avec Jui ; confiez-vous à ma prospérité des dédommagemens pour la perte que vous craignez : cette prospérité deviendra la vôtre. Ah! si vous aviez commencé par à! Rien ne troublera plus ce bonheur commun; il ne vous coûtera rien, et vous serez associé à des moissons que vous n'aurez pas eu la peine de.faire naître. Vos nouvelles richesses seront sans frais, sans troubles et sans tache : elles n’en conviendront que mieux à votre quiétisme, et à votre générosité naturelle. S'il en était autrement » VOUS Consommeriez dans votre propre sein la dépopulation et la ruine dont on m’acouse d’avoir été déjà la cause une première fois. Rentrez dans les routes éclairées qui nous conduiront toutes deux au bonheur ; finissons cette lutte homicide qui fait couler par nos mains un sang qui ne devrait s'émouvoir qu’au nom des titres les plus doux; substituons-lui les paisibles et utiles Combats de Pindustrie, du travail , du com-

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merce ;. CSSAYONS qui Yemportera, de la jeune Amérique ou de la vieille Espagne: creusez vos. champs, je creuserai méês mines pour entrer l'or qui paiera leurs récoltes; rappelez l’industrie exilée de vos ateliers ; j'attends leurs produits sur des monceaux de richesses. Jai tout ce qui vous manque, mais ce n’est plus par le fer que vous pouvez l'obtenir ; sachez que la nature l'a adjugé au travail. et à Pindustrie : c’est la nouvelle loi de l'univers ; il n’y sera pas dérogé en votre faveur. Je ne fais qu’en réclamer l'application aux différens qui nous arment l'une contre Pautre ; mais si des: représenta-. tions aussi fondées en, justice, en vaisom, en séntimens fraternels, ne peuvent. amalhit voire cœur; sil reste fermé au cri de mes douleurs; si ricn ne peut vous satisfaire que Ja, reprise du joug ; si la prévoyance ne vous: avertit. pas du danger de mon ressentiment; si quelque jour Amérique refuse à, l'Espagne ce que l'Espagne refuse aujourd’hui à FAnmiérique; st vous appelez de tout zu: glaive, et ne voulez. pas d'autre organe que le glaive; alors, puisque vous m’y réduisez, et quoi qu'il m'en

goûte, 1l fäudra bien anssi vous répondre par le glaive, et vous monirer mon w/tinatin écrit sur mon épée. »

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