‹ Des communautés religieuses a voeux siimplesChapitre 48 sur 64 · Quant à l’annulation complète des vœux émis après la · texte numérisé non relu

Quant à l’annulation complète des vœux émis après la

l Sanchez, De Matrim. lib. IX, disp, xu , n° 11.

profession, elle s’applique à tous les vœux ainsi faits, soit qu’ils soient personnels, soit qu’ils soient réels , internes ou externes. Les supérieurs ont ce pouvoir même par rapport aux vœux formés durant le gouvernement de leurs prédécesseurs.

777. Les supérieurs auxquels il appartient d’exercer ce pouvoir sont d’abord le Souverain Pontife, qui est le premier supérieur de tous les religieux et religieuses, et la source du pouvoir de domination exercé par tous les autres supérieurs. Saint Liguori dit que les évêques ont aussi ce pouvoir à l’égard des religieuses qui leur sont assujetties 1 ; mais il ne paraît pas qu’on doive le leur reconnaître relativement aux membres des communautés à supérieure générale. Nous avons vu, en effet, que ces communautés étaient loin d’être assujetties aux Ordinaires en ce qui concerne le pouvoir de domination. A leur égard donc les évêques ont bien le pouvoir de dispenser les membres de ces communautés quant aux vœux autres que ceux de leur profession, mais ils n’ont pas, ce nous semble , le pouvoir d’irriter ces vœux.

778. Tous les supérieurs religieux, soit généraux, soit locaux, ont, au contraire, ce pouvoir, et même ceux qui les remplacent en cas d’absence2. Il est bien entendu, néanmoins, qu’un supérieur subalterne ne peut rescinder un vœu qui aurait été approuvé par les supérieurs majeurs, par le provincial ou le général, par exemple.

779. La plupart des auteurs exceptent de ce pouvoir le vœu d’embrasser un ordre plus parfait ; mais saint Liguori est encore ici d’un sentiment opposé 3. Il convient seulement que ni le supérieur ni la supérieure , en irritant un vœu pareil , ne peuvent priver leurs inférieurs de la liberté que l’Eglise leur accorde d’embrasser, s’ils s’y croient appelés , un ordre plus parfait que celui où ils sont entrés 4.

Mais on doit excepter du pouvoir en question non-seulement les vœux émis nn la profession, puisque c’est par le moyen de ces vœux que les supérieurs sont en possession du pouvoir d’irritation, mais encore les vœux surajoutés aux vœux essentiels dans certains ordres religieux, tels que le vœu d’abstinence chez les Minimes , le vœu de racheter les captifs chez les religieux de la Merci , etc.

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