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promontoire. Dans les observations que nous rapportons plus loin il n’est pas fait mention de carie de la caisse du tympan ni de complications mastoïdiennes.
Les formatidns polypeuses sont également exceptionnelles en raison, sans doute, du peu de vitalité que présente la muqueuse. Celle-ci, atrophiée, anémiée, mal vascularisée, ne peut pas donner naissance à des bourgeons polypeux exubérants. Dans les observations suivantes, cependant, il y est fait allusion, mais en réalité, 11 s'agissait de granulations verruqueuses développées en arrière, au voisinage du cadre tympanal, granulations d'origine plutôt épidermique qu'épithéhale, qui se détachent facilement au lavage.
Les troubles auditifs qui accompagnent ces lésions sont ceux de toutes les otorrhées chroniques, et se traduisent par une diminution de lacuité auditive d'intensité variable pouvant aller jusqu à la surdité absolue.
L'examen des fosses nasales complète forcément l'examen otoscopique et facilite l'interprétation des symptômes précédents : la présence des croûtes fétides et de muco-pus dans les fosses nasales, lPexistence d’atrophie des cornets infériears et des lésions pharyngées éclairent immédiatement le diagnostic.
L'évolution de ces otites est également caracléristique ; el à cette occasion, nous rappelons un symptôme dont nous avons déjà signalé Pimportance à propos des otites suppurées d'orine ozéneuse : c'est le parallélisme qui existe entre les lésions nasales et les lésions auriculaires. Celles-ci ne s'améliorent qu'au prix d'un
traitement sévère et prolongé de la rhinite atrophique :
alors seulement on verra les croûtes disparaître, la muqueuse se délerger et s'épidermiser, résultat qu'on ne peut obtenir par le simple traitement local de lotite ozéneuse. è
Ce sont ces considérations cliniques qui doivent présider au traitement de cette affection. « Pour déterger la muqueuse et le tympan, disent Lannois et Jacod, nous nous sommes servis avec avantage d'huile mentholée faible ; parfois d'eau oxygénée diluée. Toujours ce neltoyage a éte particulièrement long. Depuis quelque temps, nous nous servons pour désodoriser et nettoyer les sécrétions épaisses du nez chez les ozéneux, d'une préparation ancienne, l'huile essentielle de bouleau dont l’action antiseptique remarquable est comparable à celle de l'huile de cade. Nous avons obtenu de très bons résultats dans l'ozène nasal. Nous l'avons également appliquée au traitement de lotte ozéneuse. Nous nous servons d'un mélange d'huile de vaseline médicinale contenant 15 à 20 pour 100 d'huile essenlielle de bouleau. Chez tous nos malades nous avons observé que l'odeur fédide disparaissait assez vite el que d'autre part la formation des croûtelles brunàtres se trouvait ralentie et supprimée. Il est intéressant de comparer les effets favorables de la même médication pour l’ozène nasal et pour les otites que nous appelons ozéneuses. Le traitement lui-même semble rapprocher étroitement les lésions du nez et de l'oreille. »
Observations d’otites ozéneusces.