‹ Des Complications Vésicales au cours de l'appendiciteChapitre 13 sur 16 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

La question d'une intervention chirurgicale quelconque sur la vessie ne se pose, bien entendu, qu'après la complication la plus grave, c’est-à-dire la perforation vésicale. Jusqu'à ce moment, 1l importe uniquement de s'attaquer à la collection suppurée péri-vésicale. Nous rappellerons à ce sujet que dans toute appendicite, quel que soit son foyer principal, le toucher rectal et également le toucher vaginal, s'il s'agit d’une femme, doivent être pratiqués systématiquement tous les jours, afin de dépister dès le début la fusée pelvienne d'un abcès; de la sorte, on peut intervenir dès le commencement de l'infection péri-vésicale et éviter, presque à coup sûr, les complications basses de l'appareil urinaire. On‘interviendra, suivant la localisation, l’âge de la collection, et les préférences du chirurgien, soit par voie vaginale, par voie rectale, ou par voie abdominale, parfois par voie abdomino-rectale ou périnéale combinée. L'administration d’urotropine de tisanes diurétiques seront de mise après l'intervention, pour pallier autant que possible, aux phénomènes douloureux de cystite, s'ils existent. D'ailleurs, dans l’immense majorité des cas, dès l'intervention opératoire effectuée, les signes vésicaux disparaissent immédiatement, qu’elle qu’ait été leur intensité auparavant. |

Nous avons signalé un cas, dans lequel il s'était produit,

après une intervention pour appendicite à froid et résection

de l'appendice, un abcès qui s’est ouvert dans la vessie; la guérison spontanée survint. Nous pensons que dans les cas analogues qu'on pourrait observer, l’évolution serait toujours la même, en raison de l'absence de l'appendice, et de la noncommunication avec l'intestin.

Dans d’autres cas, l’abcès appendiculaire s'est ouvert dans la vessie, et la sédation a été temporaire (MouLoNGNET, Obs. 50 (huit jours environ); mais des accidents infectieux sont survenus après ce laps de temps, et il a fallu inciser le foyer appendiculaire; nous pensons que dans ce cas, 1l faut, autant que possible, enlever l’appendice, et non pas se borner à une simple évacuation d’abcès; la guérison n’en est que plus rapide. Il en a été ‘ainsi dans l'observation rapportée plus haut.

L'abandon de l’appendice dans la fosse iliaque après incision du phlegmon péri-appendiculaire, peut amener, en effet, la fistulisation de la plaie opératoire (Obs. 15), de sorte qu'il existe dès lors, une fistule appendiculo-vésicale, et une fistule appendiculo-cutanée. Lorsque de tels accidents se sont produits, il importe de laisser complètement refroidir les lésions, el d'opérer tardivement pour extirper l’appendice, lorsque les poches de l’abcès se sont rétractées et que les trajets fistuleux sont devenus relativement peu suppurants.

Mais on observe un certain nombre de malades chez lesquels il n”y a jamais eu incision iliaque; la perforation vésicale a guéri temporairement l’appendicite; il existe seulement une fistule vésicale et c’est uniquement pour des urines troubles que le malade vient consulter. Si l’on a pu reporter avec vraisemblance à une appendicite ancienne l’origine de la fistule, il faut inciser à droite, le long du bord du musele droit, aller à la recherche de l'appendice et l’extirper. On suivra les trajets fistuleux jusqu'à la vessie, et si l’orifice vésical estbien visible, on placera sur celui-ci une série de points

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