‹ Des Complications Vésicales au cours de l'appendiciteChapitre 6 sur 16 · AA NE · texte numérisé non relu

AA NE

On note souvent au cours des affections abdominales les plus diverses, des troubles vésicaux variés, dont le plus fréquent est la rétention; ils sont d'origine purement réflexe. Dans l’appendicite, ces phénomènes se rencontrent parfois, même lorsque le foyer appendiculaire est éloigné de la vessie.

Ici, il n'y a pas, bien entendu, de lésions du réservoir urinaire.

Nous nous sommes demandé si, dans certains cas, on pourrait rencontrer des lésions vésicales descendantes : en effet, le rein et l’uretère peuvent être atteints par l’inflammation appendiculaire. RIESE a fait deux communications concernant : l’une, un jeune homme de 17 ans, l’autre, une jeune fille de 15 ans qui, au cours d’une série d’attaques appendiculaires, ont présenté des phénomènes de pyélite droite parfaitement caractérisée : chez le premier malade atteint de rétention aiguë d'urine, on trouva à l'intervention une infinité d'adhérences qui s’étendaient autour de luretère droit et des vaisseaux iliaques, près de leur bifurcation; peu de temps après, une deuxième intervention au cours de laquelle on enleva les adhérences, les urines devinrent purulentes pendant quelques jours. Chez le second sujet — qui eut une brusque ascension thermique, coïncidant avec l’apparition d’une tumeur de la région rénale droite avec pollakiurie sans cystite, — on trouva l'appendice enfoui au milieu d'une

masse de fausses membranes qui entouraient aussi les vaisseaux iliaques et Puretère droit comprimé. Quelques jours après, on mit à nu le reinet la partie supérieure de l’uretère; là, on trouva du pus; le bassinet était très dilaté.

Les deux malades de Riese étaient jeunes, mais, quel eût été l'état de la vessie s’ils avaient été d’un âge avancé, avec un réservoir urinaire moins résistant? Ils auraient parfaitement pu faire une cystite descendante.

Nous n’avons pas dans nos recherches rencontré de lésions

de ce genre.

Lésions vésicales par propagation directe.

Mais la grande majorité des lésions vésicales d’origine appendiculaire est dûe à une propagation directe du processus phlegmasique, c'est-à-dire que celui-ci, parti de l'appendice gagne directement la vessie, sans atteindre auparavant une autre partie de l'appareil urinaire.

Cette propagation directe peut suivre deux grandes voies :

1° La voie extra-péritonéale.

2 La voie intra-péritonéale.

Elle aura dans tous les cas d’autant plus de chances de se produire que le foyer RÉROEURRE suppuré sera plus bas

situé.

VOIE EXTRA-PÉRITONÉALE.

Phlegmon du tissu cellulaire sous-péritonéal. — L'appendicite une fois constituée, l’inflammation peut gagner la paroi abdominale et particulièrement le tissu cellulo- -adipeux sous-péritonéal. Il Y aura alors un « phlegmon d' origine appendiculaire ». La cavité de Retzius peut s’enflammer et la vessie être lésée sans que le péritoine ait été atteint.

Les phlegmons sous-péritonéaux sont antérieurs ou laté- TAUX :

Antérieurs : L'appendice est adhérent à la paroi abdominale, ilse dirige en général en avant, tout le corps de l’appendice peut être sain, libre et son extrémité se perdre dans la paroi postérieure de l’abcès pariétal (BRUN).

L'abcès pariétal est total (tissu cellulo-graisseux sous-péritonéal, muscles étant lésés) ou simplement sous péritonéal.

Dans le premier cas, la poche purulente, intra-musculaire est constituée par l’aponévrose antérieure du muscle droit de l'abdomen en avant, en haut et en bas par la surface de secton du muscle rompu en communication en arrière avec le tissu sous-péritonéal enflammé. À

Dans le second cas, la poche sous-péritonéale est constituée en avant par le fascia transversalis épaissi, en arrière par le péritoine épaissi également, contre lequel l’épiploon adhère parfois, en bas c’est la face antéro-supérieure de la vessie.

Les muscles ischémiés, sont violacés saignant à la coupe. Le contenu de-ces abcès est formé par du pus et quelquefois des caillots de sang. Le pus à presque toujours la fétidité qui caractérise les suppurations para-intestinales.

Ces phlegmons peuvent s'ouvrir spontanément à travers la ligne blanche, dans la région sous-ombilicale (Scawarrz,

Latéraux : Turrisr en 1900 au cours d’une opération à froid, voulut attirer au dehors l’appendice avec la gangue fibreuse qui le recouvrait. Il ne le put, heureusement dit-il car l’uretère plus où moins tortueux était si bien collé derrière la masse, que lorsque le chirurgien s’est mis à tirer, il l’a amené: l’uretère était adhérent derrière l'appendice. et il apparut lorsque celui-ci fut enlevé. Passe cite deux cas dans

lesquels il trouva l’appendice adhérent par inflammation à l'uretère droit, dans l’un de ces cas il trouva du pus en contact avec l'uretère.

Il ne serait donc pas surprenant qu'une inflammation d'origine appendiculaire atteignit la vessie en se propageant le long de l’uretère dans le tissu cellulaire sous-péritonéal.

Nous avons cherché d'autre part, in Gazette des Hôpitaux, 1909 n° 109 et 112 dans une revue générale de MAURICE VERDUN sur la psoïlis, si des complications vésicales étaient survenues

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