‹ Des Complications Vésicales au cours de l'appendiciteChapitre 8 sur 16 · NS · texte numérisé non relu

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Fréquence relative des abcès extra-péritonéaux et intra-péritonéaux, péri-vésicaux d'origine appendiculaire. — Nous avons sur 4 abcès péri-vésicaux d’origine

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appendiculaire noté 4 abcès extra-péritonéaux; ils ont pro-

voqué les troubles suivants :

Gensren (1878). A PORN A

Scrwarrz(1894)............. Dysurieetténesme.

MO O a Perforation vésicale et mort.

CaBAvEN et Gaizcer (1911)... Perforation vésicale, et fistu- RCE | | ; lisation. ne

Complications vésicales dans les péritonites généralisées d’origine appendiculaire.

Dans les péritonites généralisées, les phénomènes vésicaux sont de règle. Il n’y a pas lieu de faire un paragraphe spécial traitant de ces phénomènes lorsque l’origine de la péritonite généralisée est appendiculaire, mais il arrive parfois que le diagnostic s'égare à cause de leur intensité anormale. Un . malade de LEsars (in thèse Chevalier, 1900) avait été pris tout à coup en pleine santé de douleurs abdominales, de nausées, de vomissements et dun affaissement général pseudolypothymique; le même jour, la miction se supprimait complètement, et les envies Incessantes qui tourmentaient le malade contribuèrent sans doute à égarer le praticien qui fut appelé le premier auprès de lui. Le cathétérisme fut pratiqué et répété maintes fois, mais sans autres résultats que de blesser le canal de l’urèthre, À son entrée à l'hôpital, facies grippé; température 36°. Pouls irrégulier, petits vomissements, ventre ballonné, matité sous-ombilicale et hypogastrique mal circonscrite. Le ténesme vésical était toujours très intense, et sur les instances du malade, on pratique le cathélérisme, mais la sonde est arrêtée à l'entrée par la portion membraneuse de l’urèthre. La ponction sus-pubienne alors pratiquée avec l'aspirateur Potain ne retira que quelques grammes d’une urine normale. La mort survint pendant la nuit; on a trouvé à l’autopsie

un appendice perforé à son extrémité, une péritonite purulente

général isée.

Complications vésicales dans les péritonites localisées d'origine appendiculaire.

Au cours des péritonites localisées, les phénomènes vési- . Caux ont une grosse importance.

Rétention réflexe. — Chez certains malades, on rencontre de la rétention d'urine; c’est une rétention simple, indolore, un trouble purement réflexe. Cette dysurie survient au cours de bien des affections abdominales, dans des affections médicales nerveuses : hémipiégie, lésions médullaires (tabes), infectieuses (typhoïde, infection aiguë générale). On trouve d'ailleurs ces rétentions chez des blessés, des opérés dont l'origine est rattachée, d'après Guyon, à l’hystéro-traumatisme. Or, dans l’appendicite, qui prend parfois l'allure d'une infection générale, on observe cette rétention d'urine.

Péricystite. — Dans une observation de Géraun (Thèse Lancien) une appendicite est décelée chez un malade entré dans un service de voies urinaires (Hôpital Necker) pour de la rétention d'urine. On lui trouve un volumineux abcès péricæcal, bien que rien ne rappelle au malade une crise appendiculaire antérieure. A l'intervention, on a trouvé une poche purulente qui se dirigeait vers le petit bassin, vers la vessie.

La rétention peut donc être le phénomène dominant dans l’appendicite, le phénomène incitant le malade à recourir aux soins du médecin. sen

LE FirriarREe cite le cas d’un instituteur de 40 ans, qui depuis l’âge de 28 ans, éprouvait par intermiltences des difficultés à uriner. Parfois, il lui arrivait d'attendre un quart

d'heure et plus avant d'uriner. Il dut se faire sonder à plusieurs reprises. Î[l ne pouvait uriner que dans la position verticale (son urine était toujours normale). Pendant les huit Jours qui précédèrent une crise appendiculaire, lemédecin de la famille fut obligé de le sonder; il retira chaque fois 300 à 900 grammes d'urine normale. Lorsque le chirurgien vit le malade vingt-et-un jours après cette crise, celui-ci n'avait pas uriné depuis la veille, et soutenu par sa femme, il prit la posi- Uon verticale afin de mieux uriner. Après vingt minutes d'attente et d'effort, il donna 400 grammes d'urine normale. Le malade fut sondé pendant les quatre premiers jours qui suivirent l'intervention; le cinquième, il put à son grand

étonnement uriner debout, ce qu'il n'avait pu faire depuis

Lans:

Dans certaines observalions recueillies par M: CARAVEN, nous avons noté plusieurs phénomènes vésicaux dus à la péricystite appendiculaire : un malade de 16 ans avait des mictions très difficiles ; il urinait goutte à goutte. Une jeune fille de 18 ans avait des évacuations vésicales spontanées, mais

elles étaient incomplètes. Cette malade ressentait dans le bas-

ventre une douleur au moment où la déplétion vésicale mobilisait les organes adjacents. Un jeune homme souffrait au milieu et à la fin de la miction à tel point que parfois son jet s'interrompait brusquement. Un malade de 14 ans auquel

nous venions de pratiquer un toucher rectal éprouva aussitôt

du ténesme; il demanda à uriner; on l’assit sur un bassin, il

urina quelques gouttes et fit quelques matières.

Les phénomènes dysuriques que nous venons de citer sont

dus à une inflammation du péritoine vésical et du tissu cellu-

laire péri-vésical; à la péri-cystite. 11 se produit ici de a paralysie vésicale comme il se produit de la coprostase due à l'inertie des muscles intestinaux qui sont parésiés en vertu de

cette loi de pathologie générale d’après laquelle toute mem-

brane musculaire est parésiée ou paralysée quand la séreuse

attenante est enflammée.

Cystite vraie. — Maisil arrive parfois que les phénomènes vésicaux prennent une forme plus sévère. Les mictions deviennent fréquentes, douloureuses, purulentes, quelquefois hémorragiques (HALLÉ) avec de la rétention : la cystite est constituée. Une fille de 4 ans, traitée par le D' Paucner, souffrait beaucoup en urinant et chaque fois que les gaz circulaient dans l'intestin; quinze jours après le début de ses accidents appendiculaires, les mictions devinrent atrocement douloureuses et ses urines purulentes; ces accidents disparurent buit jours après l'intervention chirurgicale, à la suite de lavages vésicaux. j

MouLoxçusr (Obs. 14) a noté un cas de cystite catarrhale au cours de l’appendicite chez un malade de 17 ans. Après avoir eu des envies très fréquentes d’uriner et des douleurs du méat au moment de la miction, « des pressements », ce Jeune homme a eu des urines purulentes, dans lesquelles il y avait des glaires épaisses, gluantes, collant dans le fond de l’urinoir. Ces urines, ajoute l’auteur, ressemblaient à celles des prostatiques atteints d'un vieux catarrhe de la vessie. Le lendemain, après absorption de un gramme d’urotropine, les urines S'éclaircirent. 8 jours après, les glaires réapparurent de nouveau.

Perforation. — Une perforation vésicale peut enfin s’éta-

blir. Cette complication de l’appendicite se produit à différents moments de l'affection.

1° Avant loute intervention chirurgicale. RES 2° Après intervention sur un abcès appendiculaire.

3° Après intervention sur un appendice avec lésions non suppurées.

Il ne sied pas ici de se rapporter aux statistiques pour affirmer si la perforation est plus fréquente avant toute intervention chirurgicale qu'après. En effet, nous avons rencontré dans un grand nombre d'observations cette complication de l’appendicite, mais souvent, c'était à une époque où la pérityphlite avait encore tous ses droits, dans un temps où le traitement chirurgical existait à peine, ce qui permettait aux perforations de se produire.

AVANT TOUTE INTERVENTION. -— D'après nos observations, nous avons rencontré la perforation vésicale dans l’appendicite, aussi souvent ou presque dans les deux sexes; nous l'avons rencontrée à 6 ans et à 62 ans, mais en général, à l’âge moyen de la vie.

7 jours après le début de l'affection (Broussais, THERIG, JULLIEN)

10 — — — (MouLONGUET).

ONE = — (Orro, Munxicu).

3 semaines — — (STOXES, DAMIEN-Massox).

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