‹ Des Compressions Porte: Consécutives aux Opérations Sous-HépatiquesChapitre 24 sur 33 · PES VEN · texte numérisé non relu

PES VEN

même une tendance à la syncope; mais comme ces phénomènes ont disparu sans qu'on soit obligé d’intervenir (pourtaat on à été plusieurs fois obligé de faire des injections de sérum) on les a attribués au Choc opératoire. C'est toujours cette explication vague, peu précise, que l'on donne, lorsqu'on se trouve dans l'embarras. Nous croyons que dans ces cas, on peut encore attribuer ces débuts d'accidents à la compression porte.

Les mèches de gaze que l’on place dans la cavité abdominale, ont, au moment où on les introduit, un volume et une dureté assez considérables et pour peu que l’on fasse un tamponnement serré, on doit produire fatalement une compression porte. Mais si lhémorragie est un peu abondante, les mèches ne vont pas tarder à s’imbiber et elles se ramolliront ; contrairement à ce qui se passerait pour une éponge elles se tasseront et laisseront libre une partie de l'espace qu’elles occupaient auparavant. D'autre part, à la suite des mouvements du malade il peut se faire une adaptation réciproque entre les organes de l’abdomen et l’agent compresseur; la veine porte, sur la mobilité de laquelle on ne saurait trop insister, peut aussi se déplacer, et la compression qui existait il y a un instant, disparaît sans laisser de trace. Voilà pourquoi le plus souvent une intervention n’a pas été nécessaire, bien que la circulation de la veine porte ait été plus ou moins interrompue.

En résumé nous pouvons affirmer que presque toujours les choses doivent évoluer suivant une des trois façons suivantes :

NS

Ou bien l’imbibition des mèches se fait rapidement, la veine porte fuit devant le Mickuliez et les accidents n’ont pas le temps de se produire.

Ou encore l’imbibition se fait lentement, la veine porte est la partie comprimée par les mèches; les accidents font leur apparition mais disparaissent peu à peu.

Ou enfin l'imbibition se fait mal ou pas du tout, la veine porte est réellement comprimée. Dans ce dernier cas, l’oblitération ne disparaîtra pas toute seule et occasionnera des accidents graves dont nous allons faire l'étude dans notre prochain chapitre, accidents qui causeront la mort du malade, si l'on n'intervient pas en temps voulu.

NNSE bee Asa DONS

CF À Cris " RATS

PRET DE Lee RTE

Page 1