‹ Des conflitsChapitre 60 sur 412 · LIVRE I, CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE X

la sentence royale , qui n'a peut-être jamais été écrite ni exécutée, ou qui ne l'aurait été que volontairement; n'ayant jamais été opposée aux corps judiciaires, comme contraire à leurs pouvoirs et à leurs attributions, cela ne prouverait qu'un iait; il n'en résulterait autre cKose, si ce n'est, comme tout l'annonce, que c'était une pure juridiction volontaire que nul n'était tenu de prendre , et devant laquelle on ne voit pas que nul ait jamais été contraint de se rendre , s'il avait redouté les suggestions auxquelles les rois sont si souvent en butte, -ou le crédit d'un adversaire redoutable ou favorisé , avec lequel il eut craint de se commettre devant un prince qui remplissait en ce cas plutôt les fonctions d'arbitre que celles de juge.

En remontant à la plus haute antiquité, on ne voit rien qui laisse penser que les rois aient eu personnellement le pouvoir de rendre la justice. Ce point est assez important pour que nous présentions le résultat des recherches que nous avons faites à cet égard.

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