PRONOSTIC — TRAITEMENT
Par les observations que nous emprunfons aux différents auteurs, el par les nôtres, on peut voir que l’affection qui nous occupe est bénigne, et que dès le début si l’on a nettement établi le diagnostic de congestion pulmonaire à pneumocoque, l’on peut affirmer la guérison, quelle que soit la forme à laquelle on ait affaire. En effet, les congestions éphémères ou prolongées, celles qui affectent le type pleuro-pulmonaire de M. Potain, et qui ne sont qu'une variété des précédentes, sont bénignes par leur nature même, moins étendues, moins prononcées que la pneumonie, frappant pour mieux direune moins grande surface de parenchyme et courant moins risque ainsi deretentir sur les deux grandes fonctions : respiration et circulation. Elles sont bénignes par leur évolution clinique, courte, rapide ou n'entraînantaucune manifestation générale grave. Enfin elles le sont surtout par leur étiologie. Outre que le pneumocoque envisagé en lui-même est un agent pathogène d’une bénignité relative, 1l possède dans tous les cas signalés une virulence atténuée et n’expose ainsi ni aux
complications dangereuses, n1 aux suppurations pulmo-
OR naires qui amènent ordinairement la mort dans la pneumonie franche.
Quant aux formes spléno-pneumoniques elles aussi ont toujours été bénignes. Même lorsqu'elles revêtent une forme atypique comme dans notre observation elles sont d'un pronostic favorable ; la virulence microbienne s’épuisant dans une action purement locale.
Aussi n’avons-nous pu raisonnablement écrire un chapitre d'anatomie pathologique qui s'appuyait sur des faits, et qui appartient en propre à la congestion à pneumocoques. Les autopsies dans les pneurñonies abortives ou les spléno-pneumonies sont extrêmement rares. Il faut que la congéstion frappe un terrain très affaibli, pour que le sujet succombe. M. Moringlade ne signale sur douze observations qu’un décès, qui lui a permis d'établir les lésions de la maladie de Woillez, 1l s'agissait d'un alcoolique
invétéré emporté en quelques jours au milieu d’accès de
délirium tremens. Queyrat, dans sa première monographie
sur la spléno-pneumonie, proclame cette impossibilité d’en
faire l'anatomie pathologique, étant donné que tous ses malades ont guéri ou que certains ont succombé à des affections intercurrentes qui ont complètement dénaturé la primordiale. Chantemesse a pu observer un cas dont ila décrit les lésions chez une vieille femme morte en asystolie. Mais on comprend que nous n'insistions pas et qu'il né nous appartient pas dans ce travail de recourir à ces observations car ils ont une éliologie obscure et presque sûrement quatre que celle sur laquelle nous avons fondé la classification de tout-un groupe de congestions pulmonaires.
Donc, les réserves sur la constitution du sujet, sur son
UK nd O<