‹ Des contrats de cheptel de la Bresse [microform]Chapitre 5 sur 68 · L EMPLOI Û{] CONTRAT DE CHEPTEL EN BRESSE · texte numérisé non relu

L EMPLOI Û{] CONTRAT DE CHEPTEL EN BRESSE

un temps où les capitaux manquaient, un des auxiliaires les plus puissants de ragricullure.

Cette Bresse, d'une si grande fertilité, est actuellement ce qu'elle a toujours été, un pays de moyenne culture. Le pays apparaît comme divisé en exploitations d'une médiocre étendue. Les moyennes sont respectivement, d'après Tenquête de 1909 (i) de 10 hectares pour la petite propriété, 20 pour la moyenne et 40 pour la grande (2). Dans le canton de Montrevel un seul domaine arrive à la contenance de 80 hectares, c'est le domaine de Beauver (commune de Curtafond). On ne rencontre donc pas les vastes propriétés de la Dombes, oh les exploitations d'une étendue de iO à GO hectares ne sont pas rares (3). D'ailleurs, ces grands domaines trouveraient difficilement preneurs, en raison de la cherté et de la rareté de la main d'œuvre. Les petites fermes sont louées à des prix plus rémunérateurs, aussi les grandes propriétés ont-elles une tendance très prononcée à se diviser. Tantôt, c'est le propriétaire qui partage sa propriété en deux domaines de moindre étendue, plus

(1) (( Petite propriété rurale en France». Enquête du Ministère de l'Ag-riculture, 1908-1909 .Monog-raphie de l'Ain).

(2) Varennes de Fenille écrivait en 1789 que les plus forts domaines valaient rarement au-delà de 2.000 à 3.000 livres de revenu ; ils sont en grande partie de 1.800 à 1.500 livres (V. de Fenille, op. ci/., p. 2). Bossi donne à peu près les mômes chifTres, a les domaines les plus considérables s'élèvent rarement au-dessus de 3 000 fr. de revenu net : la majeure partie est de 800 à 1.200 f. » (Bossi, p. 455).

(3) « P:tudes agricoles sur la Dombes », Dubost, 1859, vol. 1, p. 84.

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