‹ Des contre-indications à l'anesthésie chirurgicaleChapitre 58 sur 64 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Contre-indications relatives à l'agent anesthésique

Nous ne remplirions qu'imparfaitement le but du travail qui nous est imposé, si nous ne consacrions quelques pages à l'étude des contre-indications spéciales à chaque agent anesthésique.

C'est, en effet, une des choses qui préoccupent le plus l'attention des chirurgiens, en ce moment, que le choix de l'agent anesthésique.

Les résultats de la lutte scientifique engagée à propos des anesthésiques, sont encore indécis; et l'on ne peut prévoir si, dans la pratique, le chloroforme conservera seul la faveur, ou si, en telle ou telle circonstance, un autre agent ne devra pas lui être définitivement préféré.

Jusqu'à présent, on s'est peut-être trop efforcé de substituer un agent à un autre. On n'a pas assez recherché, croyons-nous, si chacun d'eux n'avait pas ses indications et ses contre-indications spéciales. Toutefois, comme, déjà, les premiers éléments pour la solution de cette intéressante question ont été réunis, nous allons essayer de les faire connaître. Nous parlerons seulement de l'éther, du chloral, du bromure d'éthyle, du nitrite d'amyle, du protoxyde d'azote, et des différents modes d'anesthésie mixte qui paraissent le plus intéresser l'opinion.

Rappelons seulement, avant d'entrer dans l'étude de ces agents, qu'il convient d'abord de n'employer que des produits parfaitement purs. On doit attribuer, assurément, nombre d'accidents observés, au mélange de substances hétérogènes. Pour le chloroforme, M. le Regnauld a indiqué, dans les Archives de médecine de l'année dernière, des moyens pratiques, faciles, pour reconnaître toute falsification (1).

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