C. — Prix de vente
Il suffit que la hausse des prix de vente retarde sur la hausse des coûts. Or, dans les industries absorbant le plus de capitaux, chemins de fer, usines électriques, tramways électriques, bâtiment (et dans d'autres aussi puisque les dividendes baissent avant la crise), l'élévation des prix de vente ne suffit pas à la fin de la période d'essor à neutraliser l'élévation du coût. Pourquoi?
Dans nos sociétés modernes, les industries, dont la création absorbe le plus de capitaux, vendent leur production à un prix à peu près fixe. Les transports terrestres (chemin de fer, tramways), l'électricité (force, lumière) sont assujettis à un tarif. L'augmentation de leurs bénéfices résulte alors de l'augmentation de leurs ventes (:3).
Dans les transports maritimes, le fret n'est pas fixe comme un tarif. Mais il est déterminé fréquemment par des pools. Et l'index number général établi par le Board of Traae Dour la période 1893-1903 pour les frets britanniques donne l'impression d'une grande stabilité (à l'exception de l'année 1900, où les frets sont influencés par la guerre du Transvaal). (1900=100). 1893, 83.6; 1894, 79.8; 1895, 75.3; 1896, 79.4; 1897, 82.9; (1900, 100); 1901, 75; 1902, 70.7; 1903. 72.8 (74). H est beaucoup plus stable que l'index général des prix des marchandises.
Pour le bâtiment la situation est analogue. Le loyer n'obéit, pas aux mêmes fluctuations que les prix des marchandises. 11 est plus stable. L'offre d'appartements construits antérieurement à un prix plus réduit rendra plus difficile la hausse des loyers des maisons neuves. L'enquête française sur les salaires et le coût de l'existence a accumulé sur ce point les documents : le loyer est relativement stable (lb).
(73) M. Mitchell assimile les journaux et périodiques à ces industries vendant à un tarif.
(74) Voir aussi Graphiques de frets de Robertson, op. cit., p. 271, pour la période 1885-1913.
(75) Enquête, p. 80-95.
Enfin, à mesure que de nouvelles usines entrent en marche, l'offre augmente. La hausse des prix devient plus difficile.
De même en matière de chemins de fer, de tramways, de distribution d'électricité, on a d'abord créé les affaires les plus productives. La courbe générale des prix témoigne d'un certain essoufflement à la fin de la période d'essor, cependant que celle des matières minérales et métallurgiques ou même des autres matières premières se cabre. De nouvelles affaires sont difficiles à créer partout : elles deviennent impossibles dans bien des industries essentielles.
Toutes les statistiques produites précédemment permettent dès maintenant de présumer une tendance du profit à se restreindre au terme d'une période d'essor.
D. — Le profit.
Toutefois, la présomption n'est admise comme preuve qu'à défaut d'autre moyen. Est-il possible de démontrer que le fléchissement du profit et a fortiori du profit possible, précède et annonce la crise?
Pour le profit considéré in globo, nous le pouvons pour la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne. Pour la Grande- Bretagne^ l'aide des statistiques de Yincome tax britannique, cédule D. Mais l'on ne doit pas considérer le revenu servant d'assiette à l'impôt comme le revenu de l'année.
Chacun sait que les bénéfices industriels et commerciaux britanniques servant à l'assiette de Yincome tax sont calculés d'après le bénéfice moyen des 3 années précédentes. Les profits élevés de la période d'essor servent de base aux « assessments » des premières années de crise et de dépression. Normalement le maximum pourra être touché dans la statistique fiscale l'année qui suit la crise ou l'année d'après. Mais ces documents permettent la comparaison du mouvement des prix et du mouvement des profits. Il suffit de calculer des moyennes triennales des prix correspondantes aux moyennes triennales des bénéfices assujettis à l'impôt. M. Stamp a établi sur cette base un double graphique du
mouvement des prix et des profits en Grande-Bretagne par la méthode de la médiane et du calcul des écarts au-dessus et au-dessous de cette médiane pour chaque année. Nous reproduisons ce graphique, qui établit l'antériorité du mouvement des profits sur le mouvement des prix. En période d'essor le profit fléchit avant le prix; en période de dépression, il augmente avant les prix.
Courbe des variations des prix et des profits en Grande-Bretagne (*),
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Mais ce graphique montre encore que les variations du profit en général sont du même ordre que celles des prix contrairement aux conclusions auxquelles on arriverait à l'examen de certaines industries particulières, l'industrie du charbon notamment.
(*) Stamp. The effect of traie fluctuations upon profits. Journal of the R. Statistical Society of London, 1918, p. 588.
L'étude du profit dans les diverses industries prouve aussi que le profit fléchit dans certaines industries avant de diminuer dans les autres; il diminue dans les chemins de fer avant de diminuer dans les charbonnages, par exemple. Nous y reviendrons dans un instant.
Restant sur le terrain du profit en général, nous arriverons pour la France aux mêmes conclusions. La statistique des dividendes assujettis à l'impôt sur le revenu des valeurs mobilières peut être considéré comme un indice du profit : l'influence des crises y transparaît très nettement. Et la superposition des maxima et des minima de l'index des prix à la courbe des dividendes démontre l'avance en hausse ou en baisse des profits sur les prix. Cette avance est évidente si l'on remarque que les dividendes distribués une année donnée représentent les bénéfices réalisés l'année précédente. Si par la pensée on déplace d'une division la courbe des dividendes, l'antériorité du mouvement des profits sur celui des prix est indéniable. La ligne pointillée de notre graphique réalise cette transposition.
Mais le graphique des dividendes taxés autorise une autre constatation : lorsqu'un pays est foyer d'une crise périodique, les oscillations en hausse et en baisse sont exceptionnellement marquées. La France subit en 4882 une crise. Cette crise est précédée d'une augmentation sensible des dividendes distribués et suivie d'une réduction notable. Par contre en 1890 la France échappe presque complètement à la crise périodique la courbe des dividendes reste à peu près stable. En 1900, 1907, 1913, notre pays subit la répercussion de crises étrangères graves : les dividendes haussent et baissent, mais beaucoup moins que lors de la crise de 1882. Enfin les fluctuations des dividendes sont du même ordre que celles des prix : la totalité des dividendes est en effet influencée par la création de sociétés nouvelles. Cet élément force l'allure de la courbe des dividendes. Si l'on opère cette correction, la hausse des dividendes in globo ne semble pas beaucoup plus rapide que l'élévation des prix en général; Nous arrivons ainsi aux mêmes conclusions pour la France, que M. Stamp pour la Grande-Bretagne.
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Pour l'Allemagne les travaux de Wagon (:f>) et plus encore ceux de Dermietzel (76 bis) confirment ces observations. Us portent sur la période 1890-1902 et prennent pour base les dividendes des sociétés par actions allemandes. Dès 1894 les dividendes augmentent. Dès 1899, ils fléchissent. L'intelligence du tableau dressé par M. D. exige une attention spéciale : il calcule le pourcentage du capital action allemand recevant un dividende variant de 0 à 35 %, chaque année de 1890 à 1902. On voit ainsi gonfler ou décroître la part du capital action recevant un faible ou un gros dividende. Le déplacement d'année en année en faveur des gros dividendes indique la hausse du profit, et inversement.
Voici ce tableau :
POURCENTAGE DU CAPITAL ACTION ALLEMAND Recevant un dividende de
L'index du cours des valeurs à revenu variable à la Bourse de Berlin, calculé par la Revue de Conrad montre pour la période 1904-1913 que la crise est précédée d'assez loin par une baisse du cours des valeurs à revenu variable.
(76) Wagon, Die jinanziclle Enlxrkkilung deustcher Aktienypsellschaften von 1870-1900, Jcna 1903.
(76 bis) Dennietzel, Statistisehe Untersuchungen iiber die Kapitalrente der grôsseren deutschen Aktiengcsellschaften von 1876-1902, Gôttingen, 1906, p. 61-63.
Il y a là un indice du fléchissement du profit réel ou du profit possible dans nombre d'entreprises avant la crise
COURS MOYEN DES VALEURS A REVENU VARIABLE A LA BOURSE DE BERLIN ■' 76 ter) .
'crise, .
Pour la période 1850-1920, M. Lenoir arrive au même résultat. Les crises sont annoncées et devancées par la baisse des valeurs à revenu variable i.:'; ivater}
Enfin l'année 1022 a été aux Etats-Unis une année très nette de reprise, alors que la courbe générale des prix est en palier. Les profits ont haussé dans beaucoup d'industries avec le retour des commandes. Et c'est la baisse des prix qui a ramené les commandes. L'augmentation des commandes a fait hausser le profit. Mais il va de soi que cette élévation des profits et des commandes ne tardera pas à se traduire par une hausse générale des prix. La hausse est déjà amorcée dans la métallurgie. Mais la reprise est antérieure à la hausse des prix.
Toutefois, comme le remarque très justement M. Stamp, les lois de profit varient avec les industries. Il est des industries qui avancent, d'autres qui retardent. Il faut entrer dans le détail. Et pour les industries vitales, celles qui ont absorbé le plus de capitaux aux xixe et xx° siècles, pour les chemins de fer, les tramways, les industries électriques, nous pouvons établir que la crise est annoncée par un fléchissement de leur profit ou de leur produit net, considéré comme l'indice de leur profit. Parallèlement à ce fléchissement, nous enregistrons une diminution des entreprises neuves créées. Si les entreprises déjà anciennes souffrent dans leurs bénéfices de la hausse du coût d'exploitation, que dire d'une entreprise neuve grevée à la fois d'énormes coûts de premier établissement et d'un coût d'exploitation
(76 ter) Volkoïc Chronik, 1913, p. 1067.
(76 quater) Lenoir, Bulletin de la Statistique générale de la France, janvier 1922.
fortement majoré. Aux Etats-Unis elles succombent régulièrement en grand nombre.
Mais sans parler de la hausse du coût d'établissement, en tablant sur la seule hausse du coût d'exploitation, nous pouvons établir pour les chemins de fer le fléchissement du produit net à la veille de la crise. Pour l'établir, il est vrai, il ne suffit pas toujours d'observer année par année, il faut observer mois par mois.
Et dès lors, si après avoir classé les diverses industries par ordre d'importance, assigné à chacune la place qui lui revient nous pouvons vérifier notre hypothèse pour les principales, nous serons bien près d'avoir donné à notre explication une certaine vraisemblance. Car pour interpréter correctement ces alternatives, on ne saurait placer sur le pied d'égalité toutes les industries, il est des industries clés. Pour cette industrie, qui a joué un rôle essentiel dans ces alternances d'essor et de dépression — pour les chemins de fer — nous pouvons établir ce fléchissement du bénéfice antérieur à la crise. Au fléchissement des recettes nettes succède le ralentissement des constructions, la crise.
Pour la France, la statistique du produit net kilométrique donne les résultats suivants :
Maiima.
Minima.
Aux Etats-Unis, il en va de même. La baisse des recettes nettes précède celle des recettes brutes très souvent d'une année entière. Mais lorsque recettes nettes et recettes brutes paraissent fléchir en même temps, parce qu'elles baissent la même année, les statistiques mensuelles nous apprennent, que la baisse des recettes nettes précède celle des recette; brutes. Ainsi en a-t-il été en 1907 et 1913 (Voir graphiques, p. 211 et 248).
Et ce fléchissement des recettes nettes précède et annonce la restriction des commandes passées à la métallurgie. La crise de la métallurgie aggrave celle des chemins de fer. Pour les Etats-Unis où le réseau ferré s'allonge encore très sensiblement, l'allongement de la voie ferrée avant la crise, le fléchissement de la construction après la crise est très net de 1857 à 1913. C'est bien à tort qu'on l'a contesté.
Chemins de fer et métallurgie aux États-Unis.
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«J Bases du graphique en traits forts.
Pour la production de la fonle : horizontale 0. Pour l'allongement du réseau ferré : horizontale 0 Pour le revenu net par mille : horizontale 3. Pour l'exportation de fer et d'acier : horizontale 11.
b) Chaque division du graphique vaut :
Pour la production de la fonle : 2 millions de tonnes Pour le revenu net par mille : 20 (horizontale 3 = 100) Pour 1 allengèment du réseau ferré : 2.000 milles Pour l'exportation de fer et d'acier 200.000 tonnes.
c) Jusqu'en 1890 l'allongement du réseau ferré d'après le Poor's Hail'oard Manual A dater de 1891 Slalistical Abslract, 1920, p. 334 (année au 30 iu ni d après les rapports de l'inlerstate Commerce Commission. J '
d) Pour le revenu net : index numherde Mitchell, op. cit., p. 423. L'index est établi pour la période 1890 à 1910 avec la moyenne 1890-1899
Le graphique ci-joint montre avec évidence le lien étroit existant entre le revenu net des chemins de fer, la construction des voies ferrées et les progrès ou les reculs de la métallurgie américaine. Toutefois, avant l'essor prodigieux de la métallurgie américaine la construction accélérée des voies ferrées se traduit par des accroissements parallèles des importations anglaises de fer et d'acier. Cette influence s'atténue au point de disparaître à peu près complètement à dater de 1890.
Mais pour les Etats-Unis, nous disposons d'un document, qui paraît donner une grande vraisemblance à notre thèse : la statistique des voies ferrées passant sous le contrôle d'un liquidateur (receivershjp). Toute crise est annoncée non seulement par le fléchissement global des recettes nettes, mais aussi par la chute d'une foule de compagnies de chemins de fer incapables de faire face à leurs engagements (77).
Nombre de chemins de fer.
Milles.
Actions et obligations Millions $
(77) Statistical Abstract. 1920, p. 355.
Nombre de chemins de fer.
Milles.
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Pour l'Angleterre nous disposons de chiffres particulièrement intéressants : la longueur des lignes concédées, les concessions abandonnées. Il y a là un indice de l'état d'esprit des entrepreneurs. Au moment où l'Angleterre construit ses chemins de fer (1830-1870), nous voyons la crise annoncée par un fléchissement des longueurs concédées (1847) ou marquée par des abandons de concession (185.7). Pour les chemins de fer, qui absorbent la majeure partie des capitaux aux xixe et xxe siècles nous croyons avoir établi le lien entre le fléchissement du profit, le ralentissement des constructions et la baisse de la production métallurgique.
Mais cette industrie a un autre client d'importance : les transports maritimes. Il semble que là aussi le profit réel, ou en tout cas le profit possible, par son fléchissement annonce la crise. Les sociétés de navigation distribuent parfois leur profit le plus élevé de la période d'essor l'année qui précède la crise. Ainsi en est-il de la Hambourg-Amerika et du Norddeutscher Lloyd en 1906. Voici les chiffres de 1906 à 1913 :
Et le fléchissement des commandes de navires paraît annoncer la crise, tout comme celui des commandes passées
Prix de la houille et profits des chemins de fer et des usines à gaz (*)
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M Stamp The effecl of Irade fluctuations vpon f.rofits. JournaloftheR.Stalislical u Society ofLondon, 1918, p. 582.
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par les chemins de fer. M. Robertson admet qu'un navire lancé en 1901, par exemple, a été commandé 18 mois auparavant. Si l'on opère ce décalage, on est amené à admettre que le fléchissement des commandes annonce et précède la crise.
Navires construits et production de fer et d'acier en Grande-Bretagne (*).
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(*) L'année d'origine esl l'année 1882.
La production de fer et d'acier, celte année-là, atteint 5 millions de tonnes, chaque division du graphique représente 500 C00 tonnes.
Le tonnage lancé en 18e2 — 'J50.000 lonues brutes. Chaque division représente 150.060 lonues.
Enfin la métallurgie a encore un client d'importance : le bâtiment qui, lui aussi, est au nombre des industries atteintes très tôt et très gravement par les crises. La statistique du chômage en Grande-Bretagne, la statistique des permis de construire aux Etats-Unis en 1907, en 1913, en 1920 (et lors de la reprise en 1922) démontrent que le ralentissement des constructions de maisons ou d'usines annonce parfois l'arrivée d'une crise. Et la reprise débute parfois par le bâtiment.
Dès la crise, le chômage augmente dans le bâtiment, et au sommet de la période de dépression, le pourcentage des
ouvriers du bâtiment en chômage rappelle le pourcentage exceptionnellement élevé de la métallurgie et des constructions mécaniques. Et pour les crises de 1873, 1882, 1893 (Australie), 1900, 1907, 1913, 1920, nous avons pu établir que le ralentissement de la construction tient tout à la fois à la hausse des matériaux et de l'intérêt, à l'élévation des salaires, à la hausse exagérée des terrains et à la moindre création d'usines nouvelles, à un moindre besoin de logement. Le moment où le bâtiment entre en crise varie suivant les cas. En 1912, en Allemagne la crise du bâtiment annonce la crise générale.
Mais pour d'autres industries, grâce à certains monographes, à certaines enquêtes, nous pouvons établir notre phénomène : au terme d'une période d'essor, les entreprises neuves donnent de mauvais résultats; leur coût d'établissement et leurs prix de revient sont trop élevés.
La crise de 1873 a fait l'objet d'une excellente monographie d'OEklhaùser; la crise de 1900 a été minutieusement décrite par l'Enquête, en huit volumes, du Verein fur Sozialpolitik; la crise de 1913 l'a été par Feiler. La genèse et le processus de la crise ont pu être observés en détail. A l'aide de ces monographies, portant sur le pays, qui à ces trois dates a été le foyer principal de la crise, !" Allemagne, nous croyons avoir montré que les entreprises créées à la fin de la période d'essor ne donnent pas les résultats attendus par leurs promoteurs. Le profit baisse là tout d'abord ou même disparaît.
Dans certaines industries la baisse du profit annonce la crise. Dans d'autres industries, la diminution du profit coïncide avec la crise. Ainsi en est-il dans les mines de charbon, au moins en Angleterre, et dans la métallurgie française.
En France, si l'on prend le dividende distribué par les charbonnages comme indice du profit, la courbe atteint son maximum l'année de la crise ou l'année d'après. On arriverait à des résultats un peu différents à considérer le revenu net imposable ou le bénéfice net par tonne de charbon. Mais ces 2 chiffres étant calculés à l'aide de statistiques
Houille en Grande-Bretagne (1886-1902) (*).
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(*) Graphique établi par M. Stamp d'après Wages and Profits in Coal Mining. Parliamentary Return, 1903, n. 197. Stamp, art. cit., p. 579 et 530. .
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