‹ Des Crises Viscérales Du Tabès Simulant Des Affections Justiciables De La Cure De VichyChapitre 18 sur 37 · NES · texte numérisé non relu

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Il est donc aisé, en cas de lésion des racines postérieures (comme c’est le cas dans le T'abès) d’expliquer les caractères de la crise gastrique par l’irritation des trois ordres de fibres qui les traversent.

L'état du Chimisme stomacal, pour quelques auteurs, aurait une grande importance dans la pathogénie des crises gastriques tabétiques, d’après une hyperchlorhydrie. constatée parfois par eux, au cours de la crise et en dehors de celle-ci. Cette étude a fait l’objet de nombreux travaux. Nous les avons énumérés, les plus importants du moins, dans notre exposé historique ; nous n’avons pas à y revenir. Nous ferons seulement remarquer les constatations contradictoires ou du moins très différentes faites à ce sujet. Tantôt on a constaté de l’hyperacidité stomacale, tantôt une hypoacidité, tantôt une anachlorhydrie. Nous ajouterons le résultat inédit des analyses de suc gastrique de 5 tabétiques à crises gastriques, faites par le Docteur F. Deléage, en 1903, au laboratoire du Professeur Raymond, à la Salpétrière: Dans 4 analyses de suc gastrique prélevé chez À tabétiques, dans les intervalles des crises, il a trouvé: Hypochlorhydrie dans 3 cas, anachlorhydrie dans 1 cas; une analyse faite chez une malade à la fin d’une crise a montrée de l’hypochlorhydrie.

Aussi ressort-il des recherches à ce sujet que les crises gastriques tabétiques ne sont nullement sous la dépendance des sécrétions gastriques, mais il est certain que l’excès d’HCI, irritant la muqueuse gastrique et les ramifications du grand Sympathique, peut augmenter la fréquence et surtout l'intensité des crises. Ainsi que l’ont écrit Mathieu et J. Ch. Roux « chaque tabétique fait sa crise gastrique avec la muqueuse qu’il à ».

Crises Gastralgiques

simulant des Coliques Hépatiques

Les crises gastriques tabétiques peuvent se présenter sous des symptômes ayant une certaine analogie avec les crises de coliques hépatiques; aussi ont-elles fait commettre de fréquentes erreurs de diagnostic et des erreurs thérapeutiques. Nombreux sont les malades de cet ordre qui ont été envoyés à Vichy, avec le diagnostic de lithiase biliaire (tels les sujets de nos o0bs. I, IE, IV, IX) ; il n’est pas de médecin exerçant à Vichy depuis quelques années, qui n’ait eu à réformer de pareilles erreurs de diagnostic. Ces méprises, basées le plus souvent sur un examen incomplet du malade, ont mené même à des interventions chirurgicales sur les voies biliaires, tel un cas rapporté par Trenel où l'on avait pratiqué une cholecystectomie. Il s'agissait d’un cas de Tabès fruste; le malade, éduqué par de précédents examens, et ayant intérêt à ne pas être réformé, en vue d’une retraite dans la marine, dissimulait son tabès et réagissait au choc du marteau sur les tendons rotuliens et achilléen; la manœuvre de Jendrassik permit de constater l’abolition des réflexes rotulien et Achilléen.

Les confusions sont-d’autant plus possibles que les

crises à forme hépatique apparaissent le plus souvent à la période fruste; ce sont, comme les crises gastriques, des

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