CHAPITRE IV | PATHOGÉNIE
. Depuis l'important rapport de M. le Professeur Le DENTu sur « les suites éloignées de l’ablation des annexes de l'utérus dans les affections non néoplasiques » au Congrès français de chirurgie de 4891 et par les observations relatées dans les thèses de BauDRON 1894, CLARET 1895, Nœz 1897, il est un fait acquis depuis longtemps: c'est que la production de formations kyvtiques séreuses, aux dépens de | débris ovariens tubaires ou ligamentaires n'est pas rare, à la suite des opérations sur l'appareil utéroannexiel. |
Leur pathogénie est facile à saisir, car les mêmes causes qui provoquaient la dégénérescence microkystique des ovaires, la formation d’hydrosalpinx provoquent aussi bien la formation de kystes dans les débris ovariens, la formation d’hydrosalpinx partiels dans les débris tubaires. Ces formations kystiques étaient fréquentes surtout à la suite de l’hystérectomie vaginale qui avait moins de chance d'être complète que la laparotomie. Et M. le Professeur LE DENTU en avait si bien vu les conséquences qu'il concluait ainsi dans son rapport: « Le moindre tronçon de trompe laissé dans le ventre peut se
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| dilater à son tour et devenir le siège d'un hydrosalpinx douloureux. Il importe donc de faire lextirpation aussi complète que possible, ce qui n’est pas toujours facile à cause des adhérences »
. La formation de collections sanguines enkystées dans les débris ovariens, tubaires, ligamentaires a été moins fréquemment remarquée, mais nous en possédons un certain nombre d'observations indéniables comme nos trois observations personnelles, les deux observations de M. DarTiGuEs et celle de M. J.-L. FAURE, celle inédite de M. le Professeur SEGOND.
Dans les observations que nous avons réuni, les deux cas de TERRILLON peuvent être considérés comme des kystes d’origine hématique, car l’analyse du liquide fut faite et montra de l'albumine
dans la proportion de 24 04, de la globuline et une grande quantité de fibrine ; il n’y avait ni globules de pus ni élément microbien. :
Nous ferons observer aussi queles kystessanguins
que nous mentionnons sont pour la plupart, ainsi qu'un de ceux que nous avons nous-même observé, consécutifs à une laparotomie antérieure.
Nous arrivons maintenant au point le plus important de ce chapitre et même pouvons nous dire de notre thèse entière :
Quelle est la pathogénie de ces kystes sanguins ?
La pathogénie de ces kystes sanguins, est liée à la fluxion menstruelle persistant après l’opération,