DU ROLE DE LA DÉGÉNÉRESCENCE RÉTROGRADE DANS LA PATHOLOGIE NERVEUSE
Nous espérons avoir établi dans ce qui précède, sur des preuves suffisantes, l’existence et les caractères d’une dégénérescence spéciale, se propageant aussi bien dans les centres nerveux que dans les nerfs périphériques, du point lésé vers les cellules d’origine et pouvant même, parfois, s’étendre au neurone le plus prochain.
Les travaux les plus récents en avaient déjà démontré la possibilité dans les nerfs périphériques, mais on la regardait comme exceptionnelle, irrégulière, et l’on supposait qu’elle ne pouvait se développer que chez de très jeunes sujets. Comme nous avions entrepris déjà, en partant de deux faits personnels, le travail qui précède, Sottas, Gombault et Philippe sont venus, par leurs observations, prouver de leur côté que cette altération du bout central apparaissait parfois même chez l’adulte.
Nous nous sommes efforcé de réunir le plus grand nombre possible d’observations et d’expériences dans lesquelles cette dégénérescence rétrograde était entrée en jeu et qui avaient été publiées sous les titres les plus divers.
En nous basant sur ces faits dont le nombre commence à devenir respectable, mais qui se multiplieront rapidement maintenant que l’attention est attirée sur ce sujet, nous avons essayé de dégager suffisamment les caractères de cette dégénérescence pour permettre non seulement de la distinguer de la dégénérescence Wallôrienne, mais même de la découvrir lorsqu’elle est encore peu prononcée.
Nous croyons avoir ainsi montré combien cette altération est