CONCLUSION
lois. 11 a réclamé contre les atrocités des supplices : il pose en principe que les châtiments doivent être non-seulement proportionnés à la gravité des délits, mais ne doivent pas dépasser la quantité de souffrance indispensable à la paix publique. Ainsi, nécessité d'une peine pour Tordre social, nécessité de la quotité de peine décrétée, proportion de cette quotité avec le dommage causé par la faute^ organisalion d'une justice qui allie avec la certitude et la célérité du châtiment toutes les garanties sans lesquelles il n'y a plus de Justice, telles sont les règles définitives dans les< quelles Beccaria résume son travail.
Ce ne sont pas là sans doute tous les éléments de la justice pénale, mais ce sont les principaux et les plus essentiels; et comme tout s'enchaîne dans les déductions de la science, il serait difficile de faire l'application de ces règles sans être conduit aussitôt à celles qui ne sont à peu près que les corollaires de celles-ci. Beccaria a donc pu« pour la rendre plus saisissante, condenser toute son œuvre dans ce théorème : sa formule reproduit assez fidèlement son livre; elle est incomplète^ mais, dans les points qu'elle touche, elle est exacte et claire.