‹ Des Œdèmes Vaso-Moteurs à la FaceChapitre 13 sur 23 · RARE EU · texte numérisé non relu

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un œædème remarquable de la joue gauche qui dure quelques jours. Rhumatisme articulaire cardiaque qui dure trois mois. Troisième attaque qui le conduit à Saint-Antoine. Il présente un œdème très accentué de la joue gauche. Cet œdème dure quelques jours. Consécutivement survient encore un lumbago. Localisations rhumatismales multiples aux jointures.

à Observation IX. — Thèsé de Testelin. /loc. cit.)

L..., quarante-trois ans, infirmier. Entre le 21 février, salle Saint-Luc, n° r2.

Père rhumatisant.

Aspect scrofuleux, Fièvre typhoïde à l’âge de dix-huit ans. A vingt-deux ans première poussée de rhumatisme articulaire aigu sans complications. Depuis lors, tous les ans, attaques de rhumatisme, mais rien au cœur.

Il y à quinze jours, douleurs dans l'articulation du genou, disparaissant mais pour se localiser ensuite dans la cheville, puis dans le poignet.

Pas d’albumine dans les urines qui sont hémaphéiques 2.510.000 globules rouges.

Le genou gauche est douloureux et gonflé. Le pied droit est également gonflé, non douloureux, sillonné de veines très apparentes.

23 février. — Erythème marginé généralisé, Sudamina, fièvre peu intense. Le nerf cubital est douloureux; un léger œdème apparaît sur le trajet du nerf. Salycilate de soude, beaume de Fioravanti. Exeat.

15 avril. — Le malade rentre à nouveau. Douleurs peu intenses du poignèt et des mains avec gonflement. Sciatique gauche douloureux avec gonflement du même membre.

25 avril. — Le genou droit devient douloureux.

28 avril. — OEdème des paupières et de la face, œdème dur, rosé, légèrement douloureux. Salycilate de soude.

29 avril. — L'œdème de la face a diminué.

30 avril, — Nouvelle poussée d’æœdème de la face. On conti-

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nue le salycilate. Les signes s'amendent et finissent par disparaître.

8 mai. — Exeat.

Observation X. — /n thèse de Testelin (Loc. cit.).

La nommée C... Marie, vingt-trois ans, couturière, entre le 23 mars, salle Sainte-Adélaïde, n° ro.

Bien portante étant jeune. Bons antécédents.

Il y a un an, pleurésie droite aiguë, dont il reste encore des traces. Mal réglée.

Il y a six mois, douleurs articulaires,

Il y a huit jours, léger mouvement fébrile, apparition d'un ædème des paupières de l'œil droit.

I y a trois jours, l'œil gauche se prend à son tour en même temps que les conjonctives sont le siège d’une infiammation intense,

1e avril. — La face est bouffie, légèrement douloureuse. Le ganglion cervical gauche est volumineux.

2 avril, — Nombreuses nodosités autour de l'articulation temporo-maxillaire gauche. La peau n'a pas changé de couleur, les nodosités sont dures, rénitentes, très peu douloureuses.

La vue est trouble à droite. La conjonctivite persiste.

3 avril. — Même état. Salycilate de soude, 6 grammes.

5 avril. — Quelques ràles sous-crépitants de bronchite, en arrière des deux poumons, pas de modifications dans la sono- Dites

6 avril. — Diminution de la conjonctivite. L'œdème de Ja

face a presque complètement disparu. On continue le salycilate.

15 avril, — Les symptômes qui s'étaient très amendés apparaissent de nouveau. La face est de nouveau œdématiée, On reprend le salycilate.

17 avril. — Disparition de l’œdème facial.

25 avril, — Guérison, Exeat.

DA Observation XI. — /hidem. .

La nommée N .. Marie, vingt-trois ans, journalière, entre le 18 juillet, salle Sainte-Adélaïde, n° 1.

Père rhumalisant. Mère bien portante.

Bonne santé habituelle. Il y a deux ans, première attaque de rhumalisme articulaire aigu dans le pied droit et dans le poignet gauche. Cet accès dure trois mois.

Depuis lors elle a ressenti quelques douleurs vagues dans les membres, mais ne nécessitant pas le repos. Souvent elle a constaté l'apparition d’une éruption bulleuse survenant et disparaissant rapidement.

Devenue enceinte il y a dix mois, sa grossesse se passe bien et elle accouche d'un enfant très bien portant il y a un mois

Il y a quelques jours apparaît un œdème blanc, rénitent des paupières, puis cet œdème disparait. Manifestations analogues sur les membres.

Les urines ne contiennent pas d'albumine.

Le cœur ne présente rien d’anormal.

25 juillet. — Les paupières et la face sont de nouveau le siège d'un œdème assez considérable, sans rougeur, sans changement de coloration, élastique,

Nouvel examen des urines. Toujours pas d’albumine,un peu de purpurine.

Globules 3.220.000 rouges, 6000 blancs, Hémoglobine 0,086 C. R. 0,180.

Purgatif. Quinquina.

28 juillet. — L'œdème facial diminue.

> août. — L'œdème de la face a disparu. Quelques douleurs

dans les chevilles avec léger gonflement périphérique.

9 août. — Exeat.

Observation XI. — (Edème de la face d’origine syphilitique. (Henry, Loire médicale, 1898). |

Louis C..., dix-neuf ans, mineur, entre à l'Hôtel-Dieu au

pavillon Robert, le 12 octobre 1897.

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Pas de maladie vénérienne antérieure.

I y a trois mois chancre syphilitique sur la face dorsale du gland au niveau du sillon balano-préputial. On retrouve encore à ce niveau une induration légère. Adénite inguinale avec ganglions petits en chapelet.

epuis deux mois, céphalée assez vive. Le malade dit avoir eu des plaques muqueuses aux lèvres et aux commissures labiales. Elles sont aujourd'hui guéries 11 présente depuis huit jours, sur les bras, les jambes et le- tronc de nombreuses syphilides légèrement papuleuses, de couleur caractéristique. Les papules ont la grosseur d’une lentille, disparaissant légèrement par la pression. Quelques-unes sont le siège d'une desquamation furfuracée ; le cuir chevelu est indemne. |

23 octobre. — OEdème de la face. Aux jambes, infiltration spéciale des téguments dans l'intervalle des syphilides papuleuses ; ils sont luisants et légèrement rosés.

A la face, bouffissure uniformément répartie sans coloration particulière et s’atténuant insensiblement à la région cervicale.

L'examen du malade est négatif; pas de lésion à laquelle puisse se rapporter cet œdème. ;

Nulle part trace de phlébite oudelymphangite. Les partiessousjacentes à l'œdème ne représentent aucun point douloureux. Les fonctions rénales sont normales, Il n'y a pas d’albumine dans les urines, On ne trouve rien du côté du foie, rien du côté du cœur. D'autre part, on ne découvre rien dans les antécédents du malade, aucune cause d'intoxication, aucune manifestation diathésique. On continue le traitement spécifique. Frictions avec 5 grammes d’onguent mercuriel, iodure de potassium à l'intérieur.

3o octobre, — L'œdème tend à disparaître, l'éruption persiste.

15 décembre. — L'ædème a disparu, L'éruption est en voie de guérison. Aucun accident de muqueuses. Le malade quitte l'hôpital,

29 janvier 1898. — Nouveau séjour au pavillon Robert. Plaques muqueuses de la gorge et des lèvres. Céphalée. Chute

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des cheveux. Sur les membres, larges syphilides papulo-squameuses avec infiltration.

Nouvelle poussée d'œdème à la face.

Traitement spécifique.

3 février, — L'infillation qui accompagne les larges syphilides papulo-squameuses des membres tend à disparaître.

Il n'en est pas de même de la bouffissure de la face qui persiste.

10 février. — /dem. La bouftfissure de la face a moins de tendance à la régression.

Nouvel examen des urines. Pas de traces d'albumine.

19 février. — Tout l’æœdème a disparu. Les accidents muqueux sont guéris. L'éruption cutanée est en voie de guérison.

19 mars. — Le malade quitte le service. Pigmentation brune au niveau des syphilides.

Note. — À aucun moment le malade n'a présenté de troubles de la circulation. La récidive de l'œdème est survenue à la suite d’une suppression du traitement.

Il nous semble que l'infiltration qui accompagne aux jambes l'éruption des syphilides papuleuses doive, dans cette observation, être rapportée à des phénomènes locaux qui leur sont attribuables, On trouve, au cours de la syphilis, nombre de faits de ce genre, notamment dans le léontiasis syphilitique de Raynaud, provoqué par l'éruption à la face de syphilides papulo-squameuses ou papulo-tuberculeuses.

TSscuiIRKOF DONNE QUATRE OBSERVATIONS d'anasarque syphilitique. Elles ont été publiées dans la /evue de médecine de 1895 et reprises dans la thèse du D' Fusier, Nous ne croyons pas devoir les reproduire à notre tour, car dans trois d'entre elles l'œdème est généralisé à tout le corps, dansla quatrième à toute sa moitié supérieure, Nous nous bornerons à remarquer que, dans les premières, la face participe à l’enflure générale, Dans la dernière « la face du malade est fortement gonflée, de même que

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les paupières. Le cou est très gros et, au dessus des clavicules, on voit un grand œdème du tissu cellulaire sous-cutané. Déshabillé, le malade présente des jambes très minces supportant un gros tronc avec un cou énorme et une grande tête » Pour nous, cette lésion est bien en rapport avec la syphilis du malade qui est médecin et attribue son œdème facial à un refroidissement dans les champs, mais il semble difficile d'affirmer que les enflures du tronc et celles des jambes, qui ne s'observent que par places, ne soient pas en rapport avec des taches très rouges, de 1 à 2 centimétres de diamètre, « indolores,un peu élevées audessus du niveau de la peau et composées d’un filet épais de petites veines dilatées, remplies de sang » que signale l’auteur.

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