‹ Des dentsChapitre 28 sur 33 · ORDRE SECOND · texte numérisé non relu

ORDRE SECOND

Des dents chez les oiseaux.

La définition que j'ai adoptée au commencement, je suis focé de Le répéter, et que j'ai empruntée à la nouvelle édition de l'anatomie comparée de Cuvier devrait m’exempter de parler du bec des oiseaux; mais les travaux de M. Geoffroy-Saint Hilaire sur cette partie, et le désir de présenter un aperçu complet des dents où des organes qui leurs ressemblent dans les an maux vertébrés, m’engagent à ne pas en agir ainsi. el

Rigoureusement parlant, le bec est, pour les oiseaux,un organe de préens'on des alimens, de mas= tication; il peut devenir aussi une arme off. nsive et défensive puissante; mais sous le rapport de la forme et de la structure, il ressemble beaucoup plus aux ongles qu'aux dents; c’est une partie cornée qu'ici la nature asubstituée aux dents; ce n’est pas autre chose.

La durcté du bec présente des variétés trés-nombreuses : les oiseaux de proie sont ceux qui sont les plus remarquables sous ce rapport : les oiscaux na- Beurs et tous ceux qui cherchent leur nourriture dans l’eau ont, au contraire, un bec trés-faible.

La forme du bec est beaucoup plus changeante core que ses propriétés physiques, et comme elle

est en rapport exact avec le genre de nourriture et avec les habitudes des oiseaux, les znologistes ont donné à l'étude de ses diverses modifications une alteution toute particulière. Les oiseaux de proie ont le bec comprimé, recourbé en un crochet pointu et tranchant sur ses bords; il y a des becs tout-à-fait droits , ceux de la cigogne ct du héron 3 d’autres sont recourbés vers le bas, comme dans les tantales, ou vers le haut, comme dans le jabiri.

Les pingouins ont le bec très-compiimé transversa'ement ; ceux-ci sont remarquables par leur aplatissement ; ceux de. canards ; ceux-là sont très alongés, celui «le la spatule, du vanneau.

La corne qui revêtles deux mandibules est quelquefois hérissée de deatelures qui représentent des espèces de dents et qui en tiennent lieu. Un peu en dedans, dans le point où la me 1brane muqueuse de la bouche vient s’unir à la substance du bec, on trouve des dentelures, sur le canard en particulier, dentelures disposées très régulièrement, et formée par une membrane cornée, continue avecla sub stance du bec,d’une partet avec lanuqueuse buccale de l’autre; une foule de filets du nerf maxillaire inférieur sortent très-régulièr ment de l’os de ce nom, vers les points où seraient les alvéoles, s’il y avait là des alvéole:, et vont se perdre dans les dentelurs cornées que je viens de décrire.

Carus compire la substance cornée du bec aux ongles; ce sont en effet les organ s avec lesquels ce rie partie a le plus d’aualogie, chez l'adulte au

moins. Toutefois, il paraîtrait résulter des recherches de M. Geoffroy Saint-Hilaire que chez les jeunes oiseaux on rencontre,surles deux bords du bec, des dentelures qu’il considère comme de véritables dents rudimentaires dont il indique avec soin le nombre et la forme

M. Geoffroy a trouvé également chez le souche£ des lames cornées qui naissent de la partie externe du palais et qu’il compare aux fanons de la baleine. j'ai vu quelque chose de semblable dans le canard ordinaire. |

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