‹ Des dentsChapitre 5 sur 33 · TROI-IÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

TROI-IÈME PÉRIODE

De Galien et lésale.

Galieu, riche desrecherches de ses prédécesseurs, et particulièrement des Ælexandrins, a mieux décril les dents qu’on ne l'avait fait jusqu’à lui; il assure qu'elles se forment toutes pendant la gestation, mais qu’« Îles restent cachées d'ins lesalvéoles jusqu’à la naissance ; Que les molaires de la mâchoire supétieure ont trois racines , celles de l’inférieure seulement d':*x, et que les canines ont aussi été désignées sou: le nom d’oculaires ( o opaunor } parce qu'elles recoivent des rameaux d’un nert qui en donne aussi à l'œil.

Ha fait un long chapitre sur leurs formes, leurs foncuonset leur évolution , et il ne doute pas que ce ne soil de véritables os : £n o:sium numero dentes habendi sunt , etsi secus nonnulli sophistæ arbitrentur, Comme il n'avait disséqué que des animaux

ilaindiqué pour lPhomme des parties dont il est cependant privé, parexemple, les osinitermaxillaires. Enfin il ne doute pas que lesdents ne sentent, et il se donte lui-même pour preuve : quare utrius que doloris sensum expertus, alium quidem gengivis, alium ipsius dentis substantiä esse non dubito. H raconte. que plusieurs esclaves, à qui on avait arraché viol:mment Les dents ,sont morts de coavulsions.

Les dents, dit Æétius, sont ouvertes à leur racine et ces ouvertures livreit passige à de petits cerfs venaut du érijumeau; c'est pour celle raison qu’elles sont les seuls os qui par eux-mêmes peuvent devenir douloureux. Ces remarques sont déjà plus positives que toutes celles qi précèdent, et font honneur à leur auteur en raison de l’époque éloignée à laquelle il vivait.

Aétius ajoute q'ie les dents croissent jusqu'a la vieillesse par le dépôt du fluide nerveux qui se fait à leurintérieur ; mais à cet âge, dit-il, la nutrition ne se fait plus en elles, elles vacillent et tombent.

Rhazes à décrit les phéaomènes de la dentition, mais d’une manière fort peu complète. Ge qu'il a fait de plus remarquable sur ce sujet, au rapport de Sprengel, c’est d'avoir combatta l'emploi des corps durs qu’on donnait à son époque aux enfans pour favoriser la sortie des dents : il proposa de les remplacer par des frictions sur les gencives. Avicenne n’a pas fait faire plus de progrès que lui à l'anatomie des dents; partisan servile de Galien, il n’a vu dans

ta ces organes que ce que ce dernier y avait trouvé, or comme: il a été facile de s’en convaincre ses eonnaissances étaient bien peu avancées,

Abulcasis a élé le premier qui ait enseigné qu’on peut remylacer les dents tombées par d’autres, soit nalurelles, soit artificielles ct faites ave des os de bœuf; maisil ajoute que pour réussir il faut être un artiste habile. J'ai cité ce fait parce qu’il se rattache directement à la physiologie dentaire, et je dirai ici pour ne plus y revenir, et malgré linterruplion qui en résulle dans l’ordre chronologique,qu’'Æ#mbroise Paré a rapporté le premier exemple à peu près authentique d’un succès obtenu par cette transplantation; laissons-le le raconter luimême : « Un homme disne d’être cru m’a affirmé » qu’une princesse ayant fait arracher une dent, s’en » fit remettre subit une autre d’uve sienne damoi- » selle, laqu Île se reprint; et quelque temps après » mâcbait dessus comme sur cclle qu’elle avait fait » arracher : cela ay-je ouy dire , mais je ne l'ay pas » veu. » ,

Bénedictus a rapporté des cas de dents dévelop pées au palais, il ne dit du reste rien sur l’anatomic qui mérite d’être cité. Paracelse considère le développementtrop précoce des dents comme une grande anomalie et il appelle monstres ceux qui naissent avec des dents.

Fracassa!lor est un des premiers qui ait indiqué les liens sympathiques des dents et des orcilles :

Simi'iter etsi acutus valdè s't sonus et stridulus, applicatio sis vim patitur membrana auditis , et quasi ist : offenditur, und? contrahitur repentè ac cum ea simul et nervuli quidam usque ad radicem dentiim, à quem locu m incidens subito novus ae horrorem quemdum circà dentes facit.

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