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peu le cal a cédé et le membre s’est fléchi. Ceci se produit facilement lorsqu’on laisse marcher l’enfant trop tôt après la résection lorsqu'il est soustrait trop hâtivement à la surveillance du chirurgien et surtout lorsqu'on néglige de lui faire porter pendant un temps suffisant un appareil immobilisateur. (Obs. VI, XVII, XXVI, XXVII, LVIIL, EXL ELXVILOLXXT AL AXVIL ER CAILECAN, CXXXIIL.)
A côté de ces cas où la flexion se produit plus ou moins rapidement, mais cependant à une date rapprochée de l’opération, on en voit d’autres moins fréquents où elle survient beaucoup plus tard à une époque où l’on pourrait croire le résultat obtenu, définitif. De tels cas ne sont pas très rares. Des opérés ont pu conserver pendant un ou deux ans un membre rectiligne et on les comptait dans les statistiques parmi ceux qui avaient guéri en bonne position. Puis on les revoyait au bout de cinq à six ans avec un membre plus ou moins fortement dévié. (Obs. XXXIX.)
Kænig (1) a observé des cas de ce genre après des résections intra-épiphysaires. La croissance avait persisté pendant plusieurs années, mais au bout de huit à neuf ans on trouvait un fort raccourcissement combiné à une forte flexion. L’ankylose paraissait complète.
Paschen (2) a eu loccasion de revoir trois malades opérés par Kœnig et considérés comme guéris en bonne position. Or, après un intervalle de quatre à six ans, ils présentaient de fortes flexions rendant le membre à peu près inutilisable chez deux d’entre eux. (Obs. VII et VIIL.)
(1) Kæœnig. — Cinquième Congrès allemand de chirurgie. (2) Paschen. — Zur Pathologie der Knochen und Gelenke. Deutsche Zeitsch. fin te IN p- 241"
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Hilzegrad (À) a vu aussi des déviations se produire au bout de plusieurs années chez cinq enfants réséqués du genou. La résection avait été intra-épiphysaire. Les sujets étaient âgés de 4 à 11 ans. Le membre était resté rectiligne pendant un à deux ans, mais au bout de quatre à cinq ans on trouvait de la flexion. (Obs. LXIIT, LXVI, LX VIIL.)
Ces flexions ont été observées d'ordinaire après la résection intra-épiphysaire, car depuis longtemps c’est la seule qu’on pratique chez l’enfant. Mais on en a vu aussi dans les cas où on avait fait la résection ultra-épiphysaire (2), lorsque l’étendue des lésions y obligeait ou du temps où l’importance des cartilages de conjugaison pour l'accroissement en longueur des os n’était pas comme aujourd’hui partout admise. (Obs. XII, XXXVI, XXX VII, XXX VIII.)
On a vu la flexion se produire dans des cas où l’ankylose n’était pas osseuse, mais simplement fibreuse, très serrée, ne permettant aucun mouvement, dans d’autres où elle était moins serrée et où on pouvait constater une légère mobilité. Enfin elle se produit parfois, quoique plus rarement, dans des cas où l’ankylose est absolument complète, osseuse, sans qu’il y aitle moindre doute à cet égard. Il ne s’agit pas de cas où l’ossification d’un cal fibreux ou cartilagineux s’est faite dans la suite, alors que la difformité était constituée, mais bien de ceux où la flexion s’est produite bien que le membre fût absolument ankylosé par un cal osseux. On a pu vérifier la réalité de ce fait dans des cas où une flexion progressive augmentant
(1) Hitzegrad, — Enderfolge der Kniegelenksresectionen, Inaug. Dissert., Kiel, 1888. (2) Hoffa, — Die Kniegelenksresection bei Kindern. Arch. f. klin. Chir.,
t. XXXII, 1885, p. 763.
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de mois en mois forçca à pratiquer une opération orthopédique au cours de laquelle les os furent trouvés réunis par un cal osseux. (Obs. CXII, CXIX, CXXIX, CXXXIV, CXXXV.)
Il en était de même chez les deux opérés de M. le professeur Gross, dont nous rapportons les observations. (Obs. I et II.)