Rousseau, loc. cü
niiêre molaire permanente de la deuxième molaire temporaire n’est pas encore achevée.
Quatrième mois. — Les principales modifications portent encore sur les maxillaires ; les cryptes ont gagné en profondeur et le bord libre s’est fortement contracté. L’échancrure sigmoïde s’est accrue, et le bord inférieur de la branche montante s’est augmenté d’additions osseuses.
Sixième mois. — Le maxillaire inférieur s’est considérablement développé à son bord inférieur, surtout à la symphyse et dans son voisinage, ce qui fait que l’angle ne paraît pas moins obtus que chez les sujets plus jeunes. L’apophyse mentonnière commence à apparaître et proémine sur la marge externe du bord alvéolaire.
Les alvéoles continuent encore à augmenter de profondeur ; à la mâchoire supérieure, la crypte de la première molaire permanente est encore imparfaite, du moins à sa partie postérieure ; il en est de même pour la mâchoire inférieure. Les orifices des cryptes des autres dents s’élargissent, de petits renflements se remarquent à la surface palatine médiane du bord alvéolaire; ce sont les cellules destinées aux incisives permanentes, cellules qui communiquent, au début, avec les cryptes des dents de lait, par un large orifice. Les cellules des incisives latérales permanentes ne sont encore indiquées que par une légère dépression à la surface linguale des alvéoles des dents temporaires.
Hiiitiènie mois. — A la partie antérieure des arcades dentaires, les alvéoles, qui jusqu’ici s’étaient développés plus vite que les alvéoles postérieurs, deviennent en ce moment le siège d’une résorption, tandis que les alvéoles
postérieurs se développent plus activement. Les^ incisives centrales de la mâchoire supérieure ont leur face antérieure mise à nu, par suite de la résorption de la paroi correspondante des alvéoles, et en même temps les incisives latérales et les canines sont situées sensiblement sur un même plan transversal, en arrière des incisi s es médianes; le bord externe des médianes répond à peu près au milieu de la face externe des incisives latérales ; de telle sorte que, si ces organes sortaient dans leurs positions actuelles, ils présenteraient un arrangement des plus irréguliers.
Les cryptes des incisives centrales permanentes commencent à être séparées des alvéoles des dents de lait par des cloisons qui s’élèvent vers la surface, jusqu’à ce que l’orifice soit à peu près de niveau avec le bord libre des alvéoles des dents temporaires. Les cellules des dents molaires sont maintenant séparées du plancher de l’orbite par une dépression profonde, qui représente l’antre d’Highmore. La cloison qui sépare l’alvéole de la seconde molaire temporaire de la première molaire permanente est encore imparfaite, bien que la paroi postérieure de la crypte de cette dernière soit en voie de développement.
A la mâchoire inférieure, les deux moitiés du maxillaire se sont soudées ; la symphyse et l’éminence mentonnière sont fortement marquées; l’os s’est épaissi derrière les dénis de la région antérieure et le rebord alvéolaire s’est renversé en dehors, produisant une surface courbe, à concavité antéro-externe.
A cette époque l’arc de la mâchoire fœtale a été, à tort, regardé par certains anatomistes, Hun ter entre autres, comme ayant atteint l’ouverture qu’il aura chez l’adulte; les modifications ultérieures qu’on y remarque sont simplement
dues, d’après cel auteur, à une augmentation d’épaisseur, suite d’additions osseuses, beaucoup plus considérables à l’extérieur qu’à l’intérieur, et à l’augmentation de longueur^
tenant exclusivement à son prolongement en arrière ^
Si des alvéoles nous passons aux dents, nous trouvons que la couronne des incisives centrales est parfaite et que le développement du collet est commencé. L’émail de ces dents présente la surface douce et polie qui caractérise l’achèvement complet du tissu ; le collet est moins prononcé sur les incisives latérales. Les canines sont encore situées profondément dans leurs cryptes, avec leur couronne incomplète. Les premières molaires temporaires ont leur couronne à peu près achevée, et leur surface triturante arrive au niveau du rebord alvéolaire. La deuxième molaire temporaire et la première molaire permanente sont maintenant profondément situées ; les ouvertures des alvéoles se sont resserrées et le maxillaire s’est manifestement incliné en dedans. ^
^ - PREMIÈRE ENFAACE.
Première année. — Les deux moitiés de la mâchoire supérieure sont en train de se réunir; la couronne des incisives centrales s’est élevée au-dessus de l’alvéole, de telle sorte que la totalité de l’émail devient visible; les incisives latérales sont sorties de leurs alvéoles, dans l’étendue des deux tiers de la couronne.
Le maxillaire inférieur est augmenté de volume. Les incisives centrales sont sorties des alvéoles, et l’échancrure de la paroi externe des cryptes des incisives latérales et des pre-