‹ Des déviations des arcades dentaires et de leur traitement rationnelChapitre 46 sur 54 · Loc, ciU, p · texte numérisé non relu

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partie des cas. où l’on a réellement besoin d’exercer une pression pour forcer la dent à rentrer dans rharinonie générale, ainsi que cela se voit chez des sujets d’un certain âge, il a l’inconvénient de rester sans action efficace, au point de vue de la réduction, et d’amener toujours, et d’autant plus rapidement qu’on opère sur un sujet plus jeune, un phénomène, auquel on devait s’attendre, rentre-hâillement des deux arcades. L’intervention du plan incliné a fait cesser le contact réciproque des arcades et a permis aux molaires d’acquérir une longueur anormale : ainsi s’est trouvé constituée cette difformité, dont l’importance est en rapport avec la durée même du traitement.

- A toutes ces imperfections que nous venons d’énumérer il convient d’en ajouter une capitale, commune â tous les appareils et qui les condamne sinon à l’inaction, du moins â une action très modérée : c'est leur défaut de fixité.

11 est utile de remarquer que, dans les dilTérents ouvruges qui se sont occupés de ce sujet, c’est à peine si les auteurs parlent du mode de fixation de l’appareil. Ils attachent â ce point si peu d’importance, qu’il semblerait, en les lisant, que la fixation de l’appareil est la chose la plus facile et la moins irnpoiiante de l’opération; et, cependant, l’on peut affirmer hardiment que la fixité de l’appareil est la condition sine quâ non du succès, bien que quelquefois elle soit difficilement réalisable. En effet, il est facile de comprendre que, si le point d’attache ne présente pas une résistance suffisante, c’est évidemment l’appareil qui cédera. Donnez-moi un point d'appui, disait Archimède, et je soulèverai le monde; de même je dis ici : Donnez-moi un point d’appui résistant, et toute réduction devient un jeu.

Pour obtenir la fixité de l’appareil, d’aucuns, ainsi que

le pratiquaient Faueliard‘, Bourdet \ Fox% ete., se servent de lils noués sur les dents; les autres se servent de petits anneaux suivant rigoureusement le contour des dents et les embrassant au niveau du rebord gingival, de manière à suivre exactement les saillies et les creux des couronnes. Ce sont là évidemment des moyens défectueux et qui ne donnent qu’une lixilé relative, incapable meme de résister, ainsi que nous avons pu l’observer pour des appareils de maintien, à la faible tension de dents redressées, tendant à reprendre leur ancienne position vicieuse. Les intervalles, s’il en existe, rendent la chose moins problématique, en permettant d’embrasser une dent sur une plus grande étendue, particularité ({ue Magitot a toujours eu l’heureuse fortune de rencontrer, ainsi ([ue nous le montrent les planches XI, Xll et XIV'C rc'présentant les différentes anomalies qu’il a eu occasion de traiter. Mais on n’a pas toujours cette heureuse fortune, et, meme dans ces circonstances favorables, on obtiendra, par ces procédés, une üxité encore insuflisante, vu le peu d’élévation des dents de lait, leur forme particulière et le peu de solidité que présentent ces dents, généralement en voie de renouvellement, à l’époque de ces traitements. J. es dents adultes, seules, par leur solidité et leur forme différentes, pourraient fournir, pour ces procédés, un point d’attache plus résistant, mais encore tout à fait insuftisanl. Nous terminerons en faisant remarquer que ces appareils, en vulcanite, sont très difficiles, sinon impossibles à moditier dans leur ensemble, et qu'ils ne se prêtent en aucune façon

!. Lot\ cil., t. II, [). ÜO cl suivantes, C. Loc. cil.f t. Il, |). Vù-'io.

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