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\‘. Loc. ciL, lij:. C, 18-1 ù, etc.
à l’agencement, continuellement modifiable, des forces omployées.
Quant aux forces mises en jeu pour obtenir la réduction, les unes seraient nulles, sans le secours de l’appareil qui leur fournit l’élaslicité qui leur manque, et les aulres insuffisantes. Les chevilles de bois comprimé et placé debout rentrent dans la première catégorie et de plus sont d’un effet désastreux sur l’émail des dents, en leur point de contact. Ce n’est pas en effet suivant l’axe des fibres ligneuses que nous devons chercher le gonflement, mais bien suivant une direction perpendiculaire à ces fibres, et, si l’on obtient des résultals avec la première disposition, il ne faut pas l’attribuer à l’allongement des chevilles, mais bien, comme nous l’avons dit, à l’effort exercé par le ressort même de l’appareil qui, éloigné, déplacé, par l’interposition d’une cale plus volumineuse que l’espace existant entre lui et l’organe à déplacer, tend à reprendre son assise, la position pour laquelle il a été exécuté.
Nous ne ferons que signaler les vis, procédé des plus défectueux à tous les points de vue et qui, de même que les chevilles, ne doivent leur action élastique qu’au ressort fourni par l’appareil tiraillé.
Les ressorts métalliques, susceptibles de fournir une force élastique en dehors de tout déplacement d’appareil, sont, nous devons le dire, d’une application difficile, exigent des conditions toutes spéciales, très peu modifiables avec la marche de l’opération, et entraînent toujours une gêne considérable, peu en rapport avec les avantnges qu’on serait en droit d’en attendre. Les fils de soie seraient préférables, mais ils ne nous fournissent qu’une action peu efficace, et de courte durée.
Fauchard et Bourdet ont employé des bandes métalliques récrouies, c’est-à-dire rendues élastiques par le martelage. Ces bandes, fixées solidement en un point, puis ramenées par leur extrémité libre au contact des dents à réduire, produiraient bien une force continue, susceptible d’amener quelques résultats, et seraient dignes d’être employées encore de nos jours, si nous n’avions pas à notre disposition des moyens plus simples et de beaucoup plus énergiques, les fils de caoutchouc élastiques.
Je n’aurais certainement rien dit des différents appareils ou mieux des différents petits moyens de M. Farrar de Brooklin (de New-York), si je ne trouvais chez l’auteur une conclusion fausse, déduite d’un piincipe mécanique vrai.
En mécanique, dit-il, on distingue deux genres de mouvement : l’un positif, l’autre probable. Les mouvements de la vis ou de la roue dentée sont typiques du premier ; ceux du tambour et de la courroie sont typiques du second. Le premier est calculable; le second ne l’est pas. Or, comme d’après le même auteur une dent ne doit pas, par 24 heures, exécuter plus de 0,1 à 0,15 de millimètres de déplacement, le premier procédé seul est applicable, puisqu’il nous permet de savoir exactement le chemin parcouru. Et comme preuve de cette définition, la première figure qu’il nous présente est un cas de rotation d’une incisive centrale gauche, qu’il cherche à réduire à l’aide d’un fil de caoutchouc placé sur une seconde petite molaire du même cô(é et agissant à l’extrémité d’un bras de levier de un centimètre, le tout situé à l’intérieur de la voûte palatine, après cependant avoir posé ce principe que pour régulariser les dents il faut tout d’abord assurer le confort et le bien-être du sujet !
Enfin, s’occupant plus de calculer le chemin parcouru par
la dcnl que de la force agissaïUe, sans loiiterois indiquer
comment il fait pour calculer le déplacemeiil inévilahle de
la seule dent choisie comme résistance, il en arrive à cette
conclusion, que tous les appareils de redressement, élablis
uniquement sur le principe de la vis, permettent à volonté
d’exécuter un mouvement intermittent du degré que l’on
désire, tandis que les autres, agissant uniquement d’après le %
principe des bandes élastiques et des ressorts, susceptibles seulement d’une action continue, sont défectueux, et, ne ^harmonisant pas avec les lois physiologigues, sont très aptes à déterminer de l’inflammation et de la douleur. Enfin, nous aurons une idée complète de la valeur de ces procédés, ayant aujourd’hui cours dans les écoles américaines, lorsque nous aurons dit que, pour maintenir l’appareil et le fil qui doit opérer la réduction, l’opérateur, moins habile ou moins patient que ne l’était Schange^ en 1842, ne recule pas devant la trépanation de la dent pour y sceller une cheville ou y introduire une vis.
La multiplicité de tous ces appareils, dont je n’ai signalé particulièrement que ceux que l’on pourrait appeler classiques, et les différentes modifications que chacun s’est plu à y apporter suivant les besoins de l’opération, sont autant d’indices de l’imperfection des procédés et de l’inefficacité des moyens. Tous ces moyens ne servent qu’à embrouiller cette partie, pourtant simple, du traitement des déviations dentaires, en faisant croire qu’à chaque cas correspond un appareil spécial, destiné à en obtenir la réduction. Les déviations pouvant varier à l’infini, on comprend qu’il soit permis d hésiter devant la multiplicité des appareils.
1. Précis sur le redressement des dents, J. A. Schango, Paris, 1842.
Dans lo cha])ilrc suivant, nous allons nous demander d’abord quelles seraienl les conditions d’un appareil parfait, puis nous indiquerons celui qui nous est propre et auquel nous accordons la préférence, persuadé qu’il répond à toutes les conditions requises. Car dans tous les cas déjà nombreux, puisqu’ils s’élèvent à plus de mille, d’anomalies traitées par nous, mon père et moi, il a toujours, depuis plus de vingt ans, fourni des résultats irréprochables à tous les points de vue.
CÏTÂPITRE IV