‹ Des Différentes Formes d'Ostéo-Arthrites Tuberculeuses De Leur TraitementChapitre 41 sur 55 · CHERE · texte numérisé non relu

CHERE

d’une coxo-tuberculose à évolution rapide, avec empâtement ganglionnaire énorme et abcès dans la fesse, le tout avec un état général très mauvais depuis fort longtemps. Le 30 août, évacuation et drainage de la poche qui commençait à altérer la peau, puis 13 piqûres de la solution au 10e (28 à 30 gonttes) dans les points que j'ai indiqués plus haut, puis à la limite de l’abcès et en particulier sur l'os iliaque altéré dans une grande étendue. Les jours suivants, il y a un peu d'élévation de la température. Le 3 septembre, quatre jours après l’injection,les tissus sont déjà rétractés et durs. Au bout de dix jours, le drain ne donne plus issue qu'à un peu de liquide séro-sanguinolent ; les ganglions ont diminué de volume, l’induration des. {issus est encore plus prononcée et l’état général est notablement amélioré.

OBS. 59. — O. À. T. du genou non suppurée. Guérison (DuBois). — Homme de cinquante ans, fongosités synoviales et ostéite des condyles du tibia ; fongosités dans les synoviales tendineuses des péroniers latéraux des deux côtés.

Injection de cocaïne, puis 20 piqûres de chlorure de zinc de 2 gouttés chacune. Douleurs considérables combattues par la morphine et le chloral.

Après trois semaines, le gonflement a disparu, mais, au niveau des condyles du.tibia, les points atteints d’ostéite restent douloureux. 6

On fait 10 nouvelles piqüres et un mois après le malade était parfaitement guéri avec conservation (le tous les mouvements.

O8s. 60. — 0. A. T'. du genou et du cou-de-pied non suppurées. Gués rison (DuBoIs). — Femme malade depuis six mois. Ostéo-arthrite très douloureuse du genou et de la malléole interne gauches. Après chloroformisation, 20 piqûres de chlorure de zinc. Douleurs considérables qui nécessitent des doses élevées de morphine et de chloral. Traitement général. Après trois semaines, amélioration, mais il persiste encore de la douleur, surtout dans les points d’ostéite du tibia. Après avoir essayé deux fois les pointes de feu qui ne réussirent pas, on fait une deuxième fois dix piqûres de chlorure de zinc, et un mois après la guérison est parfaite.

OBs. 61. — O. À. T. suppurée du genou. Guérison (DuBoïs). — Enfant de sept ans, malade depuis plus d’un an. Ostéo-arthrite du genou droit avec abcès fongueux périarticulaire en avant. De plus, abcès froid du volume du poing dans le dos et gonflement des ganglions cervicaux. Avant d'opérer, traitement général antituberculeux.

Après trois semaines, nous faisons, après chloroformisation, vingt piqûres de chlorure de zine ; de plus, on gratte l’abcès fongueux et on le panse à l'iodoforme après avoir introduit un crayon iodoformé dans un trajet fistuleux profond de 5 à 6 centimètres.

Après trois semaines, le trajet fistuleux et labcès sont guéris, mais il reste

-encore un peu de gonflement et de douleur au tibia. On fait de nouveau dix

piqûres dans le périoste Libial.

Un mois après, guérison complèle avec conservalion des mouvements. Ajoutons que l’abcès froid dorsal et les ganglions du cou ont disparu sous l'influence du traitement général. b

O8Bs. 62. — Tuberculose du genou ouverte et suppurée. Une série d’injections suivie d'une hyperostose de tout le fémur el d’une amélioralion rapide. 2e série d’injeclions. Guérison depuis un an (PERLIS). — L... Henri, 15 mois; on s’est aperçu depuis deux mois que le genou droit était plus gros que l’autre, mais depuis huit jours seulement un volumineux abcès a été incisé au niveau du cul-de-sac tricipital.

10 octobre 1891. Injections de chlorure de zinc autour de l'articulation ; douleurs vives jusqu’au soir, durant sept heures. Deux jours après, l'enfant ne souffre plus du tout, mais on constate un épaississement notable de tout le fémur sans gonflement des parties molles.

La circonférence du genou était de 22 cent. avant l'injection ; le 12 octobre, au niveau de la rotule, 23 cent. ; au niveau du cul-de-sac tricipital, 22 cènt. ,èt au niveau du pli de l’aine, 19 cent. 1/2, contre 16, 15 et 17 1/2 du côté sain.

Le volume de l'os va en diminuant, et au bout d’un mois, la mensuration donne au niveau de la rotule, 20 cent. ; au niveau ducul-de-sac, 13 cent. 1/2 et au pli de laine 18 cent. 1/2. Deux mois après l'injection le genou n’a plus que 12 cent. de circonférence, 3 cent. de moins qu'avant le traitement : le fémur reste hypertrophié, mais il va en diminuant et n’a plus que 18 cent. 1/2 de circonférence. La flexion amène le talon à 7 cent, de l’ischion, mais elle est douloureuse au delà.

28 décembre 1891. Deuxième série d’injections suivie d’un rétablissement complet en quelques semaines. La fistule est cicatrisée solidement.

Décembre 1892. L'enfant n'a pas été malade depuis un an et n’a pas cessé de marcher. Ses genoux et ses cuisses sont actuellement tout à fait pareils, la flexion est complète. Une pelite-cicatrice blanche et enfoncée marque le siège de l’ancienne fistule. À

O8. 63. — Tuberculose non suppurée du genou. 4 séries d'injeclions. Récidive. Guérison (PERLIS) — A... Jeanne, 5 ans, d’une famille robuste, non entachée de tuberculose. En août 1891, les parents s’aperçoivent de l'augmentation du genou droit, mais l'enfant ne se plaignant pas, on la laisse marcher. Eu octobre 1891, l'enfant boite, souffre et finalement s’alite ; : elle est conduite à la consultation de l'hôpital à la fin d'octobre. Le genou est immobilisé dans la flexion, rouge, arrondi, fort douloureux à la pression au niveau de l'interligne et des condyles internes. La circonférence est de 25 cent. contre 23 cent.

2 novembre, 1re série d’injections : 12 piqûres de VI g., douleurs vives durant 10 heures, le volnme augmente jusqu’à 26 cent. de circontférence. Il s’est : formé de plus une petite collection fluctuante et douloureuse, du volume d’une noiselte, à la face antéro-internc du genou, au dessous de l’interligne. Elle dispa- :

rait dans l’espace de vingt jours en laissant une petite induration, c’est probablement un petit hématome. Le volume du genou a pendant ce temps diminué, la circonférence est de 24 cent. 1/2 le deuxième jour, de 24 cent. le vingtième jour. Le genou est alors redressé sous chloroforme et on obtient une extension complète.

Fin décembre 1891, L'enfant marche, mais tire la jambe, la tient raide.

Janvier 1892. 2 séries d’injections, suivies d'une guérison apparente,

2 mars 1892. L'enfant continu à marcher sans boiter à proprément parler, mais en fauchant un peu, car elle ne fléchit pas le genou ; au repos la flexion spontanée va facilement jusqu’à l’angle droit, mais en marchant l'enfant ne le fait pas. Le volume du genou diffère à peine de l’autre : il a 23 cent. 1/2 de circonférence rotulienne, mais il est déformé par une certaine hypertrophie du condyle interne.

Jusqu'en juin 1892, l'enfant va de mieux en mieux, fléchit le genou en marchant, ne fauche pas, joue et saute quand elle n’est pas surveillée, mais le soir elle ne saute plus qu’à cloche-pied.

Mai 1892. Commencement de récidive, les culs-de-sac synoviaux jusqu'alors plats deviennent fongueux, le genou est très chaud, il y a une tendance prononcée à la formation d’un genu valgum ; cependant Penfant ne se plaint pas.

1er juin. 4e série d’injections : 11 piqûres de IV g.; douieurs extrêmiement violentes pendant sept heures. Quinze jours après, le genou a repris bonne apparence, l’eufant marche fort bien, la flexion va à 75° ; eu juillet à 700.

Actuellement, en décembre 1892, Jeanne est une fort belle enfant, forte, grande et fraiche, son genou n’est pas normal; la flexion ne dépasse pas 450 et la température locale est de 36°,2 contre 359,1 du côté sain : le condyle interne du fémur est volumineux, mais indolent, et il n’y a pas de genu valgum.

O8s. 64. — Tuberculose du genou. Arthrotomie inefficace. Raïes et pointes de feu. Amélioration considérable activée par deux injections de chlorure de zinc. Guérison (PERLIS). — Ch.…, Auguste, 13 ans 1/2. Spina-ventosa de l’annulaire droit, amputé à l’âge de 11 ans. Arthrite du genou gauche depuis la fin de 1889. En décembre 1890, arthrotomie, lavage de Particle, guérison par première intention, mais le seul résultat de l'opération est l'ankylose, l'arthrite continue son évolution, le genou est très douloureux et son volume augmente graduellement. L'enfant ne peut pas même soulever son membre. En juin 1891. Raies et pointes de feu ; dix jours après l'enfant qui est restée alitée depuis un an se lève ; la marche est indolente, mais le membre est ankylosé dans l'extension et la malade marche en fauchant. Le genou est d’ailleurs : gros et fongueux, il y a un choc rotulien et la pression sur Pinterligue est très sensible. Deux séries d’injections de chlorure de zinc, faites dans l'espace d'un mois, rendent la jointure indolente, les fongosilés s’affaissent. Quelques mouvements reviennent et la flexion se fait à la fin de septembre 1891, suftisamment pour que la démarche devienne facile; l'enfant ne fauche plus en posant le pied gauche. Cet élat ne s’est pas démenti jusqu’en février 1892. Mais

pendant que le genou guérissait, l'enfant fut atteinte de tuberculose laryngée à évolution si rapide que la trachéotomie devint urgente. L'enfant sort de Phôpial en mai 1892, sans canule, le larynx en assez bon état, mais encore aphone. L'enfant est revue le 14 décembre 1892, son genou est en parfait état, sa circonférence est de 31 cent. 1/2 contre 32 du côté sain. La tempéralure est identique aux deux genoux : 35°. L’étal général est bon, la petite fille travaille à son métier, malgré une rechute de sa laryngite.

O8s.65. — Tuberculose non suppurée du genou. Trois séries d’injections. Guérison (PERLIS). — P..., Ernest, 13 ans 1/2. Depuis l’âge de 4 ans, l'enfant souffre souvent de son genou droit, boite pendant plusieurs mois, marche mieux pendant quelque temps et se remet à boiter. Depuis plusieurs mois l’articulation est très tuméfiée, la douleur à la pression est vive, la marche devient fort pénible. Les mouvements très limités.

22 août. 17 septembre. 14 septembre. Trois séries d’injections, suivies chaque fois d’une réaction modérée : pas de tuméfaction notable, douleurs Udrant 2 à 3 heures.

25 septembre 1891. L'enfant se trouve guéri, marche sans boîter, ne souf fre point; l'extension est complète, la flexion va jusqu'à un angle très aigu. Cependant l'articulation reste plus chaude que celle du côté gauche et la circonférence est de 34 cent. contre 30. À ce moment il survient une arthrite subaiguë du coude droit qui guérit en quelques jours par l'administration de salicylate de soude.

O8s. 66 — Ostéo-arthrile non suppurée du genou ; 4 séries d'injections. Guérison (PERLIS). — R... Jules, âgé de 9 ans. Tumeur blanche du genou, début en mars 1891.

Août 1891. Quatre séries d’injections. La douleur disparaît et la marche devient possible.

1er octobre. L'enfant marche tous les jours une ou deux heures sans souffrir; cependant le condyle interne est un peu sensible à la pression très forte etlaT!, locale est du côté malade 330,4, tandis que du côté sain elle n'est que 319,8.

21 octobre. L'enfant ne se plaint pas, marche très bien toute la journée. Les points sensibles ont disparu.

Le 28. L'état local et général est parfait.

O8s. 67. — Ostéo-arthrite non suppurée du genou; Une série d'injections. Guérison dans une attitude défavorable (PERLIS). — B. ., Anna, 7 ans, tumeur blanche du genou droit; début ily à un an, la pression est douloureuse; la jambe est fléchie à angle droit sur la cuisse ; l'extension est impossible; flexion peu accentuée également. Circonférence du genou droit, 24 cent. ; du genou gauche, 20.

23 novembre 1891. 60 gouttes de solution en 14 piqûres y compris la face postérieure du tibia ; immobilisation et légère extension forcée, douleurs vives jusqu’à midi.

PE

noire

Le 30. Circonférence 24 ; l'extension estaugmentée.

14 décembre. Extension incomplète sous chloroforme.

2 mars 1892. Flexion à angle obtus ; extension impossible ; raccourcissement 4 cent. L'enfant marche sans se plaindre en corrigeant par scoliose lombaire; circonférence 22 cent. Ktat général très bon.

OBs. 68. — Tuberculose suppurée du genou. Résection suivie de suppuration. Consolidation au bout de cinq mois. Persistance de fistules aux extrémités de l’incision. Hypertrophie énorme du fémur jusqu'à son tiers supérieur. Deux séries d'injections. Guérison (PERLIS.) — N.., Hippolyte, 4 ans. Aussitôt après la résection le volume du fémur se mit à augmenter graduellement et au moment où la consolidation fut achevée, il était devenu énorme dans ses 2/3 inférieurs ; l'os avait au moins triplé de volume; la cuisse avait 28 cent. de circonférence maximum, mais ce chiffre comparé aux 22 cent. du point symétrique de la cuisse saine ne donne pas encore une idée de l’hypertrophie fémorale, car la peau du côté malade était luisante et tendue sur l'os, les parties molles n’existant plus guère. Une quantité considérable de pus s’écoulait par deux fistules. L’enfant ne souffrait d’ailleurs pas, mais ne pouvait poser le pied par terre.

9 octobre 1892. 1re série d’injections : 12 piqûres de VI gr. au dessus et au dessous de la ligne cicatricielle, et à la limite de l’hypérostose : 3 jours après la diminution de volume était visible.

Le 21. Deuxième série d’injections : 10 piqûres de V gr.; la circonférence du fémur qui était de 26 cent. descend à 25 cent. en dix jours; les fistules (grattage) sont presque cicatrisés et l'enfant marche.

Décembre 1891. Exeat ; les fistules cicatrisées, l'enfant marche facilement avec un raccourcissement de 2 cent.

O8$. 69, — Tuberculose non suppurée du genou.2 séries d’injections. Guérison. Récidive au bout d'un an (PERLIS). — Namp.…, Georges, 6 ans 1/2, souffre du genou droit depuis un an tout en continuant à marcher. Le genou est chaud, les veines superficielles très dilatées, la synoviale distendue par un épanchement considérable, Le périmètre du côté malade est de 28 cent.

contre 24 du côté sain. L'extension est complète; le maximum de flexion laisse

le talon à 6 cent. de l’ischion. Le condyÿle interne est très hypertrophié.

26 octobre 1891. 12 injections de IV g, Douleurs vives pendant 3 heures. L'épanchement se résorbe rapidement. Au bout d’un mois, l'enfant marche facilement et la flexion est complète mais la lempérature locale reste élevée.

11 janvier 1892. 7 injections de IV g. Réaction modérée. Fin janvier : périmétre 24 cent. des deux côtés, flexion complète, mais la lempérature locale n’est toujours pas normale.

16 novembre 1892. — L'enfant s’est très bien porté toute l’année; il est considérè comme parfaitement guéri, va à l’école, ne se plaint jamais, ne boite jamais. Nous constatons, en effet, qu'il a une mine superbe, que son articulation

est absolument mobile, la flexion allant jusqu’au contact du talon et de l’ischion, Cependant, depuis quinze jours, le volume du genou a un peu augmenté et la synoviale est en effet distendue par un épanchement considérable ; le périmètre présente 2 cent. 1/2 de différence : 24 1/2 au niveau de la rotule et 26 cent. au niveau du cul-de-sac tricipital du côté sain pour 28 cent. et 23 c. 1/2 du côté malade. L

On se propose de recommencer le traitement par les injections de chlorure de zinc, la révulsion de la compression v’ayant eu aucune action sur cette : hydarthrose. |

7 décembre. 22 injections répondant à 75 centigr. de solution.

Résultat définitif ?

O8s. 70. — Tuberculose du genou avec abcès non injectés. Quatre séries d'injections. Amélioration considérable (PERLIS). — B..., Alfred, 2 ans 1/2, sans antécédents tuberculeux, boite depuis qu'il sait marcher et le volume de son genou va en augmentant.

22 septembre 1891. 10 injections de IV g.,-réaction vive, tuméfaction, considérable du genou, de la jambe et de la cuisse ; mais dès le lendemain, la douleur a disparu, les fongosités sont comme figées, la rotule presque immobile. Quinze jours après l'injection, la flexion de la jambe sur la cuisse est normale, l'extension est incomplète ; la différence de diamètre est de 1 cent 1/2.

28 octobre. 10 injections de IV gr. Mêmes suites que la première fois, puis douze jours après l'injection, il se développe un petit’abcès froid au-dessons de l’interligne. Incision, grattage jusqu’à l’os dénudé, cicatrisation sans suppuration après l'issue de fongosités venant des parties voisines de l’interligne. L'état général de l'enfant, qui était fort mauvais, est complètement changé, mais l’état du genou ne varie guère.

Décembre 1891. Une petite fistule s'ouvre au niveau du premier abcès.

6 avril 1892. 10 injections IV g. autour de la petite fistule. Douleurs pendant douze heures, ensuite indolence absolue ; l'enfant, alité depuis huit mois, essaye de se lever quand on le quitte, le genou diminue de volume. L'état généval est parfait. L'enfant grandit beaucoup et le membre malade est pareil à l’autre au point de vue de la longueur des segments. .

Juin 1892. Un vaste abcès froid se développe dans la partie externe du cul-de-sac tricipital. Incision, grattage minutieux, extraction de fragment de la synoviale fongueuse, badigeonnage au naphtol camphré, suture et guérison par première intension en quelques jours.

Août 1892. Un autre abcès analogue se forme dans la partie interne du même cul-de-sac. Même traitement et même résultat. La peau est comme collée à l’os sur l’épiphyse fémorale.

Actuellement, en décembre 1892, le processus tuberculeux paraît à peu près éteint, les cicatrices très petites et blanches sont peu enfoncées et peu adhérentes et la peau a repris sa mobilité sur l'os (synoviale régénérée). Le genou est indolent à la pression, sauf au niveau de l’interligne, quand la pression est énergique ; on ne sent de fongosité nulle part. La jambe est fléchie sur la cuisse

à 150° et on peut lui imprimer quelques petits mouvements. Le redressement complet est impossible sous chloroforme, à cause de la subluxation du tibia. L'enfant marche avec une chaussure à semelle épaisse, quand le genou est bien maintenu à l’aide de quelques attelles. La Lempérature est nettement plus élevée que du côté sain et nous n’osons, en somme, pas considérer cet enfant comme guéri définitivement. L'état général est parfait.

Os. 71. — Tuberculose suppurée du genou. Une série d’injections. Amélioration considérable (PERLIS). — L..., Jeanne, 7 ans 1/2. En septembre 1890, une arthrite subaiguë survient au genou droit et enfant ne peut bientôt pius marcher ; elle subit pendant dix mois toutes sortes de traitements, y compris une arthrectomie. En juillet 1891, l’enfaut est toujours complètement impotente, alitée ; le genou est informe, fongueux, ankylosé dans une flexion légère, extrêmement douloureux à la pression ; il y a plusieurs fistules au niveau de ia cicatrice opératoire.

28 juillet 1891. 6 injections de II g. En quelques semaines, l'enfant change complètement, ne souffre plus, les mouvements reviennent; au bout de six semaines, les fistules sont cicatriséeset l'enfant marche sans la moindre douleur.

Octobre 1891. L'enfant, soignée dans le service, est reprise par ses parents ; son état général est très bon, elle marche parfaitement, c’est-à-dire qu’elle ne se faligue pas ; mais les mouvements ne sont pas très étendus, l'extension est complète, laflexion n’atteint pas 90° et deux petites fistulés ont reparu à la cicatrice opératoire.

OBs. 72. — Spina-ventosa guéri spontanément. Ostéite tuberculeuse du 1*%* mélatarsien. Deux séries d’injections. Guérison. Tuberculose non suppurée du genou. Cinq séries d’injections dans l’espace d’un an. Chaque fois, amélioration passagère (PERLIS). — G..., Armand, 2 ans 1/2. Depuis plusieurs mois, il souffre un peu du pied gauche ; depuis peu de jours, le bord interne du pied est tumélié, rouge et douloureux à la pression.

80 septembre 1891. Nous constatons que l'enfant a un spina-ventosa de l'index droit, limité à la phalange, bien typique; la mère de l'enfant nous dit que le doigt est en train de diminuer de volume, aussi le laissons-nous sans traitement et il guérit en effet complètement au bout de quelques mois.

Le bord interne du pied gauche est très douloureux, rouge, le périmètre du pied est de 16 cent. 1/2, L'enfant marcheen boitant.

Première série d’injections ; cinq piqûres de IV g., réaction vive, la douleur disparaît en quelques jours ; vingt jours après, il se développe un grand abeès dans le premier espace interosseux ; Incisé, pansé à la glycérine créosotée ; la suppuration est insignifiante, mais la cicatrisalion tarde à se faire. Périmètre du pied, 15 cent. 1/2. ;

10 novembre 1891. Deuxième série d’injections. Huit piqûres de IV g. Tuméfaction considérale, suivie d’une amélioration rapide : la fisiule est cicatrisée au

bout de dix jours, le périmètre est de 14 cent. 1/2. À peine le pied est-il guéri que l’enfant se plaint du genou.

Décembre 1891. Après la tuberculose bénigne du doigt et la tuberculose de gravité moyenne du métatarsien, l'enfant présente une arthrite du genou d’allures beaucoup plus graves.

Deux séries d’iujections sont faites dès le début de l’arthrite dans le courant de décembre 1891, suivie chaque fois d’une réaction vive, d’une amélioration insignifiante et ensuite d’une aggravation sérieuse.

Mars 1892. Le genou est rouge, rond, douloureux, chaud. Il a 23 cent. de périmètre contre 21 du côté sain. Les mouvements sont impossibles, l'enfant ne peut mettre le pied par terre.

Le 2. Troisième série d’injections : 8 piqûres de VI g. Redressement incomplet. La réaction est vive, de gros bourrelets indurés dessinent la ligne d’injection, surtout au tibia où le bourrelet a 2 cent, de largeur; bientôt le volume du genou diminue, le périmètre est de 12 cent 1/2, l’enfant su de marcher quand il n’est pas surveillé, mais un mois après l” 1njsetion, il n’y a plus aucun progrès nouveau.

18 mai. Quatrième série d’injections, suivie des mêmes phénomènes.

13 juillet. Cinquième série d'injections : 12 piqûres = 0,50 cent. de solution. Réaction vive, douleurs pendant sept heures ; pendant deux mois, le genou. paraît tendre vers la guérison, l'amplitude des mouvements augmente dans une faible mesure : flexion, 1350 ; extension, 1129, puis l'articulation s’endolorit à nouveau. [l n’y a d’ailleurs jamais eu de douleurs spontanées depuis les premières injections.

7 décembre 1892. Sixième série d’injections : 18 injections — 0,50 cent. de solution. Le redressement complet est impossible, le tibia ayant tendance à se

luxer en arrière. Le doigt et le pied restent parfaitement guéris. L/état général de l’enfant est très bon.

OBs. 73. — Tuberculose non suppurée du genou. Une série d’injections. Amélioration rapide (PERLIS). — F... Adèle, 19 ans. Depuis l’âge de 4 ans, c’est la troisième poussée d’arthrite tuberculeuse du côté du genou droit ; la première a duré un an, la seconde six mois, la troisième date du mois de mars 1891. L'enfant ne marche plus qu'avec deux béquilles, le genou fléchi.

1er août. 10 injections de IV g. et extension.

Trois semaines après, l'enfant quivte le service, marchant sans appui, le genou presque ankylosé dans l'extension.

OBS. 74. — Tuberculose non suppurée du genou. Une série d’injechons. Amélioration (PERS). — D... Mathilde, 7 ans, malade depuis 2 ans. Le genou droit est tumélié, mais indolent, et l’enfant marche assez bien; à la suite d’un traumatisme, la tuméfaction a augmenté depuis trois mois et demi.

10 novembre 1891. L'enfant marche bien; le genou droit est volumineux, arrondi, fongueux et chaud. Le mouvement de flexion est fort limité. Circonférence, 23 cent. contre 21 cent. du côté sain.

1re série d’injections : 8 piqûres de V gouttes. Douleurs très fortes pendant 7 heures, augmentation notable du {volume de l'articulation. Vingt jours après l'injection, le volume du genou a diminué, la celoration de la peau est normale, la flexion est facile à 900.

12 décembre 1891. L'enfant marche parfaitement, la flexion va à 450, le volume dù genou reste plus considérable que celui du genou sain; l’enfant est perdué de vue à ce moment.

O8s. 75. — Tuberculose non suppurée des deux genoux. Une série d’injections pour le genou gauche. Amélioration. (PERLIS), — Sind.…, Julié, 8 ans. À l’âge de 4 ans, arthrite aiguë traumatique du genou droit, ensuite tumeur blanche non suppurée. L'enfant marche en boitant depuis. Le genou gauche s’est tuméfié depuis janvier 1891; à mesure qu’il empire le genou droit va mieux.

Juin 1891. Le genou gauche luisant, fongueux, avec une forte tendance à la flexion ; le genou droit légèrement fléchi, moins douloureux. Vésicatoire à droite, pointes de feu à gauche.

Juillet. Le genou droit est indolent et mobile ; les mouvements sont cependant moins étendus que normalement. Le genou gauche n’est pas amélioré, la flexion s’accentue.

Août. Injections de chlorure de zinc autour du genou gauche, amélioration rapide et considérable.

OBs. 76. — Ostéo-arthrite non suppurée tuberculeuse du genou, k séries d’injections, Amélioration. Mort de méningite (PERLIS). — N..., Armand, âgé de 3 ans, tumeur blanche du genou droit. Le genou est complètement déformé. La synoviale est pleine de fongosités, la peau est distendue, amincie ; la jambe est fléchie à angle obtus.

7 octobre 1891. 8 injections (32 g.).

Le 14. Circonférence du côté malade, 25 ; du côté gauche, 18. Un gros abcès communiquant avec le cul-de-sac tricipital est ouvert à la face interne et pansé à la glycérine créosotée.

Le 17. Il ne s'écoule plus de pus.

Le 21. Circonférence du genou malade, 23 1/2; l’abcès est cicatrisé.

10 novembre. Indolence à la pression. Circonférence, 22 1/2.

Le 17. 6 injections (24 g.) à la face interne.

24 février 1892. Genou droit, 21 1/2; genou gauche, 19. Redressement sous chloroforme et injection de 50 g. de solution.

2 mars. L’enfant a souffert 24 heures ; genou droit, 22.

Le 9. Genou droit, 21; ne souffre plus, l'extension est toujours incomplète.

13 avril. Genou droit, 20 1/2. L'enfant fléchit spontanément jusqu’à l’angle obtus de 135°, et étend presque complètement la jambe; ne souffre pas à la pression. |

18 mai. Le creux poplité est bombé, faussement fluctuant. La pression n’est pas douloureuse.

1 Le 25. 10 injections (25 gr-) dans le creux poplité au-dessus et au- dessous de ’interligne, à la surface de l'os, des deux côtés de l'artère dont on sent le

battement. nes 1er juin. L'enfant a peu souffert. Indurations, surtoul à la partie inférieure du

creux.

Le 29. Le genou est indolent. Flexion à 100°, extension à 1400. 10 novembre. Mort par méningite.

OBs. 77. — Tuberculose non suppurée du genou. 3 injections d'huile créosotée dans les fongosités; grande amélioration, rechute au bout de deux mois. {re série d'injections de chlorure de zinc : amélioration et rechute après une rougeole. 2e et 3° séries d'injections. ee considérable durant cinq mois, nouvelle rechute. ke et

+ séries. Pas de guérison (PERLIS). — V.., Maurice, 3 ans 1/2; l'enfant ne peut pas essayer de se tenir debout et les bourrelets fongueux S ’accentuent de plus en plus. Ensuite, dans l’espace de deux mois, on fait 3 séries d’ injections d’huile créosotée à 20 0,0, 40 à 50 gr. chaque fois dans l'épaisseur des fongosités. l'amélioration est très nolable en quinze jours; un mois après la 1re série .d’injections, le genou reprend un aspect à peu près normal tout en restant chaud, et l'enfant marche de mieux en mieux; mais, au bout de deux mois, le volume de l'articulation augmente et la température locale s'élève; on a recours au chlorure de zinc.

21 octobre 1891. 1re série d’injections : & piqûres de VI g.; réaction violente, indurations très nettes en quelques jours et, ensuite, pendant deux mois, tendance manifeste à la guérison, à la restitution des mouvements. La rougeole contractée le 10 décembre 1891, amène une rechute; la jambe se fléchit sur da cuisse, pour la première fois, depuis le début.

Janvier 1892. 3 séries d’injections; le genou paraît presque guéri pendant trois mois; le petit joue et marche, se porte à merveille. L'état local est très satisfaisant, la circonférence du genou a diminué de 2 cent., elle est pareille des deux côtés, 22 cent., la flexion spontanée atteint 900, l'extension est parfaite ; cependant, il y a de la douleur à la pression forte et la température est de 360 du côlé gauche contre 340,5 du côté sain ; aussi continuons-nous à surveiller l'enfant, et, en effet, les symptômes inquiétants reviennent, douleur plus forte, gêne dans la flexion.

11 mai. 4e série d’injections : 10 piqûres de VI g.; nouvelle amélioration pendant deux mois, après quoi la douleur à la pression augmente de rechef un peu ; la flexion n’atteint que 1280, extension incomplète atteint 135o ; il ya une alrophie notable de la cuisse, malgré le massage et l’électrisation.

16 novembre 1892. Depuis quinze jours, l'enfant ne veut pas marcher, le volume du genou, jusqu'alors égal à celui du côté droit, a augmenté un peu, la flexion est fort douloureuse et limitée.

5e série d’injections, suivie d’une nouvelle améliorafion.

Décembre 1892, En somme, depuis près d’un an et demi, les injections de:

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