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chlorure de zinc arrivent à arrêter chaque nouvelle tendance à la récidive, sans aboutir à la guérison. L'état général de l'enfant est tout à fait étonnant, tellement le petit est frais, grand et vigoureux.
O8Bs. 78. — Tuberculose suppurée du genou, grave. Deux séries d'injections. Amélioration qui facilite l’amputation (PERS). — D..., Marguerite, 4 ans. Depuis plusieurs années tumeur blanche du genou gauche; l'enfant entre à l’hôpital le 27 juillet 1891, le genou à ce moment est très gros, plein de fongosités, avec de nombreuses fistules remontant sur la cuisse qui est tuméfiée ; une vaste ulcération se trouve dans le creux poplité, une autre au niveau de l’interligne antérieur. Etat général mauvais. Deux séries d’injections . en août el en septembre améliorent beaucoup l’état du genou; les fistules en partie guéries, l'ulcération antérieure également, les parties molles sont redevenues mobiles sur le fémur. L'état général est bien meilleur. Le redressement est impossible, la résection contre-indiquée par l'étendue des parties malades.
L’amputation au 1/3 supérieur est faite le 8 décembre 1891. L'examen des pièces montre les épiphyses et une partie de la diaphyse fémorale complètement désorganisés.
OBs. 79. — Tumeur blanche non suppurée du genou. Une série d’injections. Insuccès (PERLIS). — G... Denise, âgée de 3 ans et demi. Tumeur blanche du genou. Début il y a un mois.
23 novembre. Genou très chaud, douloureux à la pression. Circonférence : côté sain, 20 1/2, côté malade, 22 1/2 ; 16 injections de 48 g.
Le 30. L'enfant ne souflre pas depuis le jour d'injection. Douleur à la pression * insignifiante, légère flexion.
14 décembre. Guérie de la rougeole ; le genou est devenu très douloureux, tuméfié surtout au niveau du condyle interne. La fiexion s’est également accrue ; extension incomplète.
Le 21. Genou très sensible à la pression, rouge. L'enfant est perdue de vue.
Nov. 1891. L'enfant est alitée. Traitée par des pointes de feu.
Ogs. 80. — Tuberculose non suppurée du genou. Une série d’injections. Pas d'amélioration (PERLIS). — G..., Marcel, 6 ans. L’arthrite débute à l’âge de 3 ans, guérit au bout de 3 mois de traitement par les pointes de feu et le petit peut marcher pendant un an, Alité à nouveau depuis avril 1891, il est apporté à l'hôpital en septembre 1891 ; le genou est douloureux, volumineux, fongueux, non suppuré. Immobile dans la flexion à angle obtus.
Le 20 septembre. 10 injections de IV g. Le genou devient indolent au bout de quelques jours, mais il ne survient pas d'autre changement, et un mois plus tard il y a une différence de température de 2°,6 entre les deux genoux : 359 du côté malade, contre 320,4.
L'état du genou a peu changé durant l’année 1892 (l'enfant était soigné chez ses parents), mais depuis peu il a beaucoup empiré et, en novembre 1892, l'enfant est ramené dans un service de chirurgie afin d’y subir une résection.
O8Bs. 81. — Tuberculose du genou, suppurée non ouverle. 1re série .d'injections. Amélioration passagère. Quverture de l'abcès froid. 2e série d’injections. Insuccès. Mort (PERLIS). — M. Georges, 10 mois. . Le genou est tuméfié depuis quatre mois ; il est très volumineux, la peau luisante et parcourue de grosses veines ; immobile dans la flexion. État général mauvais.
20 février 1891. — 1re série d’injections : 7 piqûres de IV g. ; réaction vive ; le cul-de-sac tricipital qui était déjà distendu par une certaine quantité de liquide augmente encore ; il est incisé, il s'en écoule une grande quantité de pus grumeleux mêlé de débris et de fongosités synoviales. À la suite de cette évacuation, le membre est mis dans l'extension. L’enfant souffre moins pendant quelque temps, son état général se relève, puis le genou augmente encore de volume, il s'établit une suppuration peu abondante au début, de plus en plus abondante ensuite au niveau du cul-de-sac tricipital, deux autres séries d’injections ne modifient l’état des choses que très passagèrement ; cependant la marche de l’arthrite d'aiguë qu’elle était, devient chronique et l'enfant vit jusqu’en + 1891, époque a laquelle il meurt cachectique, albuminurique, avec de l'anasarque généralisée.
O8s. 82. — Tuberculose de genou. Une série d'injections. Pas d’amélioration (PERLIS). — P..., Fernand, 9 ans, début de l’arthrite à la suite d’une fièvre typhoïde ; marche lente d’abord, subaiguë depuis trois semaines Cinq mois après le début, l'enfant est alité, le genou très volumineux, hypertrophie considérable des épiphyses. La pression est fort douloureuse ; impotence absolue ; état général médiocre. ,
5 novembre. 10 injections de V gouttes. Douleurs pendant longtemps. Résultat nul.
Os. 83. — Tumeur blanche du genou, non suppurée. 3 séances d’injections. Guérison (DESGUINS). — Enfant C..…., Léopold, âgé de 6 ans; son affection paraît remonter à quelques semaines. L'article dans son ensemble est modérèment gonflé. Les dépressions normales sont effacées. Il n’y a ni rougeur des téguments, ni imminence de suppuration. Les mouvements sont extrêmement réduits à cause de l’excessive douleur qu’ils occasionnent.
La mensuration du genou, au milieu du niveau de la rotule, donne 23 cent. de circonférence pour le côté sain. et 23 cent. 1/2 pour le côté malade.
Le 15 octobre, nous pratiquons 4 injections de chlorure de zinc au 1/10e de 4 goutttes chacune, 2 du côté du fémur, 2 du côté du tibia. La douleur produite par les injections est vive et persiste tout en s’atténuant progressivement pendant une demi-journée.
Le lendemain : réaction générale nulle. On constate au niveau des piqüres un peu de gonflement et une induration marquée. Ceux-ci diminuent rapidement. Après quelques jours ils ont disparu. En même temps aussi disparaît la douleur que l'enfant accusait à son entrée. Les mouvements de flexion peuvent s’effectuer dans une grande étendue sans provoquer de révolte musculaire. Le
26 octobre nous pratiquons deux nouvelles injections au niveau des bords latéraux de la rotule. Enfin le 6 novembre nous en faisons encore deux autres au niveau des tubérosités du fémur. Une de ces dernières donna lieu à une eschare de la peau grande comme un centime et qui mit quelques semaines à se détacher. Lorsque vers la fin de novembre l'enfant quitta l'hôpital, il restait encore à ce niveau une petite plaie toute superficielle. A part cela, il était guéri. La claudication, qui était nécessairement très marquée, dans le principe, avait fait place à une marche normale.
Dans le courant de décembre, une chute faite sur:le genou à peine guéri. Son genou présentait au moment de sa rentrée tous les signes d'une violente contusion avec douleur et épanchement. Or, huit jours de repos avec simple application de compresses résolutives suffirent à faire tout rentrer dans l'ordre. Le 15 février dernier, atteint cette fois d’un mal de Pott. La tumeur blanche du genou était pourtant restée bien guérie. Elle est encore bien guérie à l'heure qu'il est, c’est-à-dire après 8 mois.
O8s. 84. — Tumeur blanche du genou, non suppurée. Six séances d’injections. Guérison (DESGUINS). — Enfant De R..., Joséphine, âgée de 11 ans, porlant au médius gauche un spina-ventosa déjà très avancé et au genou droit une tumeur blanche, pas très ancienne, mais déjà très caractérisée par les symptômes habituels.
Le 11 juillét, nous pratiquons lablation du doigt malade, et profitant du sommeil chloroformique, faisons au genou une première séance d'injection (une dizaine de gouttes environ). Au lendemain de chaque séance nous avons constaté un peu d'induration et de gonflement. Une seule fois la température s’est élevée à 380,2.
Dès les premiers jours du traitement la douleur s’est amendée et elle disparut complètement dans la suite. Quelques poussées congestives observées en dehors de l’influence directe des injections furent combattues par des applications d’onguent mercuriel et un bandage ouaté légèrement compressif. Lorsqu’en novembre la fillette nous a quitté, elle n’éprouvait plus de douleur d'aucun genre. La mobilité du genou était normale. La marche se faisait aisément et sans fatigue. L'état général, assez précaire au début, s'était amélioré au point de rendre l’enfant méconnaissable.
O8s. 85. — Tumeur blanche du genou, non suppurée. Deux séances d’injections. Abcès consécutif. Guérison (DESGUINS). — L'enfant de V..., Marie, âgée de 6 ans, porte au genou gauche une tumeur blanche en pleine évolution. L'article a pris l’aspect fusiforme caractéristique et offre tous les symptômes habituels de l’arthrite tuberculeuse non encore suppurée. Le début des accidents remonte à 2 mois tout au plus.
Le 1e février 1892, première séance d'injection : une douzaine de gouttes en 3 piqûres. Le lendemain : apparition au niveau de chacune des piqûres d’un foyer d'induration très marqué; gonflement du genou dans son ensemble ; pas
de réaction générale. Ces foyers se dissipent au bout de quelques jours.et le gonflement de l’articulation diminue peu à peu, en même temps que disparaissent les phénomèves douloureux dont l'enfant se plaignait antérieurement.
11 février. Le genou malade est encore un peu plus volumineux que le genou sain ; l'enfant n’éprouve plus de douleur; la flexion et l’extension de la jambe sur la cuisse se font beaucoup plus aisément. Nouvelle injection d’une douzaine de gouttes de chlorure en 3 piqûres, suivie des mêmes phénomènes locaux que la 1re fois.
À un examen fait le 15 février, nous percevons au niveau du point où a porté l'injection destinée au plateau du tibia, une petite collection liquide indolore.
Le surlendemain, nous voyons s'échapper de la poche ainsi traitée, une masse molle, grisâtre, couleur maslic, due au mélange du naphtol avec les sécrétions.
L'enfant put quitter l’hôpilal le 15 mars, soit un mois 1/2 après la re injection de chlorure de zinc. L’état général s'était beaucoup amélioré. Le genou avait repris ses fonctions et un aspect assez normal pour qu’une personne non prévenue ne pût remarquer de différence entre les deux membres.