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dant leurs prolongéments vers les bacilles ; il y a aussi des bacilles dans les globules blancs, mais en quantité moindre que dans les cellules de tissu conjonctif. Quelquefois les bacilles se trouvent déjà dans le prolongement du globule blanc ; quelquefois aussi seulement en face de lui et encore situés dans la cellule. Ce phénomène se rencontre encore souvent plus tard dans le développement de la tuberculose des jointures.
Trente-six heures après l'infection articulaire, le réseau du tissu adipeux péri-articulaire-présente déjà çà et là des globules blancs chargés de bacilles..
En dehors de cette zone de granulations compactes et de cellules du tissu conjonctif, entourés de globules blancs s'en trouve une autre en apparence intacte. Les bacilles se trouvent déjà par ei par là dans les cellules du tissu conjonctif de cette zone, et aussi dans les fentes lymphatiques. Un peu plus loin tout semble être resté à l’état normal et pourtant on peut y voir quelques globules blancs chargés de bacilles, dans le tissu conjonctif entre des fascicules des fibres musculaires et dans le réseau du tissu adipeux péri-articulaire.
Quarante heures après l’inoculation, les bacilles sont toujours dans
le liquide articulaire, en grande partie dans les cellules endothéliales dont ils repoussent le noyau, en quantité plus faible dans les globules blancs.
Ces faits permettent de conclure que déjà douze heures après l'infection, par conséquent dès les premiers moments de l'entrée des bacilles dans les tissus, on observe deux phénomène dans la tunique synoviale : l'infection des cellules du tissu conjonctif et des fentes lymphatiques par les bacilles et l'engloutissement des bacilles par les globules blancs. On peut distinguer trois zones de propagation de l'infection : la zone extérieure dans laquelle les bacilles sont libres dans les lacunes du tissu conjonctif et se trouvent rarement dans les cellules de ce tissu ; la zone intermédiaire où les bacilles sont enfermés dans les cellules du tissu conjonctif bien souvent entourés des globules blancs ; la zone intérieure celle de l'envahissement compact de granulations sur une large étendue où pour la plupart les bacilles se trouvent dans les globules blancs.
. Deplus, Pawlowsky a trouvé des bacilles dans le liquide RU et dela comparaison des situations qu'ils y occupent avec ce qu'on
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sait sur la structure normale de la tunique synoviale, sachant en même temps qu'entre les cellules de l'endothélium se trouvent dans l'articulation des orifices des vaisseaux lymphatiques, on déduit facilement la voie par laquelle les bacilles T. ont fait leur entrée dans le tissu synovial en quittant la cavité articulaire. Grâce aux mouvements de l'animal les bacilles T. sont poussés dès les premières heures après l'infection dans les petits orifices et dans les fentes lymphatiques en infectant avant tout ces fentes et les cellules du tissu conjonctif. [ci apparaissent des globules blanes qui commencent à s'emparer des bacilles. Leur nombre augmente là où il y a beaucoup de bacilles, quelques globules blancs des rangs antérieurs émigrent en emportant des microbes avec eux; ce sont eux que l’on rencontre 24 heures après l'infection, éloignés du lieu de celle-cientre les éléments de la moelle osseuse et les cellules adipeuses. Ils voyagent tant que leurs mouvements amiboïdes persistent, c'est-à-dire tant que les bacilles ne les ont pas tués. Quand ils périssent, ils infectent les tissus et donnent naissance à un T. nouveau. Les autres qui n'ont pu émigrer périssent sur place ; leurs noyaux et leur protoplasma subissent la métamorphose régressive, en un mot on observe les signes de la suppuration. En mème temps, les bacilles continuent à progresser autour du centre d'infection par les fentes lympathiques, infectant ainsi peu à peu chemin faisant les cellules du tissu conjonctif. Les globules blanes qui accourent pour secourir l'organisme s'arrêtent d'abord auprès de ces cellules infectées et essayent de les entourer. Ils vont chercher des bacilles dans les cellules du tissu conjonctif. {ls participent aussi activement à la construction du T., après une série de changements progressifs, jusqu'à la cellule épithelioide typique. Le rôle des globules blanes c'est : 1° la lutte contre les bacilles au point d'infection, lutte qui se manifeste par la ruine du leucocyte ou par sa part active dans la formation da T. ; 2° la propagation des bacilles dans l'organisme.
Les bacilles inoculés envahissant donc peu à peu l'organisme par la voie lympathique et, seuls en dehors de cette voie, les globules blancs ont un rôle à jouer. Pawlowsky, en effet, n'a jamais trouvé de bacilles dans les vaisseaux sanguins de l'articulation. Mais, six jours après l'inoculation il a trouvé des-bacilles en quantité considérable dans les ganglions inguinaux, huit jours après dans ceux du bassin, dix jours après dans ceux de la région lombaire. Ainsi le virus
: ns sont une an DCE pour la propagation aide du poison T. à travers l'organisme, puisqu'elles sont séparées des viscères par les ganglions i inguinaux et ceux du bassin. Nous verrons plus loin que si les globules blancs cherchent à détruire les bacilles T., dans d'autres cas ce sont eux qui apportent des éléments Vropènes dans un foyer où il n'existait premièrement et que des bacilles T., ce qui aggrave singulièrement la lésion. {
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