CHAPITRE PREMIER SE Historique
SOMMAIRE
ÿ A. Richet, Parise, Rokitansky, Bonet, Crocq.
Le A 2 PÉRIODE. — Période de recul. — (1845-1870.) Virchow. , eo” 3e PÉRIODE. — Période de réaction et de retour aux idées anciennes. — Kôster Cornil, Lorrain, Roux, Lannelongue, Max Schuller, Hueter. Volkmann, Brissaud : É e ° Nature T. des O. A. T. définitivement établie. Kiener et Poulet, Polosson, Kænig. s 4e PÉRIODE. — Période cæpérimentale et microbienne. -— Villemin, Max Schuller,
Hueter, Lannelongue, Koch, Babès, Cornil, Garré, Pawlowsky. | I fallut bien longtemps aux chirurgiens anciens pour se reconnaître dans les différentes formes de fongosités et de suppurations articulaires. AoES | ; ‘ = Vicilles comme le monde les O. A. T. ontété évidemment décrites se ar Hippocrate qui les confondait sous le nom de o5ux avec toutes les lésions articulaires, ulcéreuses, fongueuses, suppuratives ou hypertrophiantes. Galien fait de l'affection T.des os une cause des gibho- sités durachis. Asclepiade (130)attribue la luxation spontanée de la Ne hanche à une production charnue des articulations. Rhazès (890)
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considère la tumeur blanche comme une lésion des épiphyses propre aux enfants d'où le nom de pedarthrocace qu'il lui a donné. Avicenne (1010) parle du mal vertébral déjà connu des Grecs d’une manière très nette. Ambroise Paré (1550) attribua la fausse fluctuation des tumeurs blanches « à des ventosités qui sont accompagnés de quelque humeur pituiteuse ».
Ce fut un chirurgien anglais, Richard Wiseman, en 1674, qui reconnut la nature scrofuleuse de la maladie qu'il appela le premier tumeur blanche (White svelling) pour indiquer l'absence de changement de coloration des téguments. Puis ce fut grâce à l'impulsion donnée à la science par l'illustre Hunter et les nombreuses recherches d'anatomie pathologique de son époque que la nature et la description des tumeurs blanches sortirent dé la confusion et de l'obscurité dont elles étaient enveloppées jusque-là. à
En 1772, J.-L. Petit fit une distinction entre la tumeur blanche et l'hydropisie simple de la hanche. Quelques années plus tard, B. Bell sépara la tumeur blanche rhumatismale de la tumeur blanche scrofuleuse. Dans les premières les os et les cartilages seraient sains, dans les autres on trouverait les extrémités osseuses cariées et nécrosées. En 1779, Perçcival Pott décrivit les lésions T. du rachis qu’il appela serofuleuse. :
Noël (1), qui en 1779, décrit 4 espèces de caries sont: 1° la carie sèche ; 2° la carie suppurante ; 3 Ia spina ventosa ; 4° la carie des bite articulaires ou pedarthrocace. Pour Pi oque c'est une observation pure et simple des faits mais très remarquable dans son
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exactitude. … . Lt
Puis Reimar, Brambilla et Delpech attirent l'attention sur les fongosités qu'ils regardent comme caractéristiques des tumeurs blanches aussi appelèrent:ils celles-ci tumeurs eee. c'était un progrès. RAA |
Boyer en 1814, distingue aux tumeurs blanches deux sièges pri mitifs. Les unes ont comme point de départ des lésions ‘F. extraarticulaires, les autres ont eomme point: de départ les’ os: Elles’ ont comme cause le rhumatisme, la sérofule; le‘scotbut, la un les fièvres, les métastases, mais rt les deux premières.
(1) Journal de médecine; derchirargie vt-@e: pharmacies Paris; 1779; p.131:
Deipech (1816) décrit le tubercule à ses différentes périodes de développement dans la T. vertébrale.
Brodie, en 1818, pense que la lésion primitive ason siège dans les cartilages et n’affecte que secondairement le tissu osseux. Rust (1817) au contraire admet pour point de départ à peu près unique des tumeurs blanches une carie centrale des extrémités des épiphyses et il considère la synovite fongueuse comme particulière au genou et comme conséquence de la lésion osseuse.
C'est sur ces données qne furent basées plusieurs thèses du commencement de ce siècle où les tumeurs blanches étaient appelées tumeurs lyrnpathiques ou arthrites chroniques (Sabatier, Begin, Sanson), ou arthralgie (Larrey), ou arthrocace (Rust), ou arthropathies chroniques (Velpeau).
Vers cette époque Louis sépara nettement la nécrose de la carie et éclaircit quelque peu la question.
Mais iei se place un nom oublié dans tous les historiques classiques. C’est celui de Lisfranc, et pour ne pas être accusé de lui attribuer ce qu'il n’a pas dit ou d'y voir par un effort d'imagination les. germes de découvertes ultérieures (fait fréquent dans bien des historiques), je citerai le travail Archives générales de médecine de 1826 (p. 8), où il décrit des tubercules dansles tissus péri-articulaires des tumeurs blanches. Dans un autre mémoire (1) il insiste sur la guérison possible des O. A. T. 11 décrit ensuite une pièce provenant d'un sujet où il avait obtenu une diminution considérable d’un engorgement inflammatoire de l'articulation tibio-tarsienne ; une gangrène accidentelle était survenue et avait rendu l’amputation nécessaire. « Le tissu cellulaire de la partie supérieure de la jambe avait été induré, mais cette induration était disparue et le tissu cellulaire fut trouvé normal. Au-dessous, ce tissu cellulaire était moins bien guéri, il était un peu épaissi, un peu infiltré ; plus bas l’induration n’ayant disparu que de
quelques jours, le tissu cellulaire avait une couleur jaune serin et
était parsemé de granulations blanchâtres ; plus profondément il était blanc, dur et lardacé. ;
Plus loin, le célèbre chirrurgien de la Pitié décrit une autre variété de tumeur blanche. C'est une espèce de tumeur qui n'acquiert jamais un volume considérable et dans laquelle, comme dans toutes
(1) Revue médicale française et étrangère, Paris, 1831.