CONCLUSIONS GÉNÉRALES
L'étude du rôle du système lymphatique dans l'infection T. nous a montré le rôle important qu'il joue comme porte d'entrée comme voie de propagation, comme lieu de destruction du bacille T. La voie sanguine ne joue qu'un rôle plus restreint, évident néanmoins dans les cas de généralisation, probable dans quelques cas de T. congénitale.
Au point de vue historique nous avons distingué dans l'étude des 0. A. T. quatre périodes : 1) période progressive jusqu'à Bonnet ; 2) période de recul (Virchow) ; 3) période de réaction avec retour aux idées anciennes (Volkmann, Lannelongue, Kœnig, etc. ; 4) période expérimentale et microbienne (Villemin, Hueter, Max Schuller, Lannelongue, Pawlowsky, etc.).
Il existe des formes anatomo-pathologiques qu'il faut différencier car elles guident le traitement — nous ne pouvons les énumérer
Ily a des formes microbiennes d'O. A. T. : i" forme à infection pure par le bacille T. ; 2" forme à infection mixte. Dans cette deuxième forme la suppuration aggrave énormément le pronostic.
Au point de vue clinique j'ai distingué quelques formes anormales d'après un symptôme prédominant (F. adéno-osseuse, névralgique, etc., etc.). Elles sont importantes pour le diagnostic, car les pseudo- 0. A. T. au point de vue clinique sont nombreuses.
Ces O. A. T. doivent toutes à leur début être traitées par la méthode sclérogène soit pure, soit combinée à l'arthrectomie précoce et répétée (méthode du professeur Lannelongue). Les résultats éloignés delà méthode sclérogène, d'après les observations rapportées, sont des plus encourageants. Dans les formes non suppurécs c'est une méthode rapide de traitement qui donne presque toujours de bons résultats. Dans les formes suppurées la méthode sclérogène prépare le terrain opératoire pour l'arthrectomie et combinée à celle-ci elle amène une guérison rapide.
Conclusions générales.
Nous avons donné le nom d'arthrectomie à l'opération qui, employée pour le traitement dés 0. A. T., comprend depuis le simple curettage articulaire et périarticulaire jusqu'aux résections atypiques ; entre ces deux procédés opératoires extrêmes il existe des procédés intermédiaires. D'autre part, dans certains cas, assurément elle se rapproche de très prés de la résection totale. Nous avons étudié ensuite son historique en France et à l'étranger.
Les indications sont tirées de l'âge du sujet, de la forme anatomopathologique, de la forme microbienne de la lésion. Faite de bonne heure, elle est toujours indiquée, ses contre-indications tiennent à l'étendue trop grande des lésions. Nous avons décrit dans son manuel opératoire, les 4 temps que présente l'opération ; les soins consécutifs présentent une importance capitale. Elle doit être répétée dès que la lésion ne marche plus vers la guérison.
Ses résultats sont excellents dans leur ensemble, les récidives peuvent facilement être réparées, le raccourcissement est nul ; la station, la marche et les mouvements sont conservés ou tout au moins bien moins altérés que dans la résection totale.
Elle soutient la comparaison avec la résection totale, ou mieux les deux affections ont chacune leurs cas particuliers elles peuvent et devraient se compléter l'une par l'autre.