‹ Des Différents Débuts de la Sclérose Latérale AmyotrophiqueChapitre 14 sur 22 · RARE HU · texte numérisé non relu

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laire ne présentent aucun trouble, tandis que dans la sclérose latérale la contracture, bien que prédominante aux membres inférieurs, se retrouve aussi dans les membres supérieurs.

Il y a enfin le tabes dorsal spasmodique qu’on reconnaîtra à l'absence d’amyotrophie, de toute secousse fibrillaire et surtout à sa durée, cette affection, pour certains auteurs, datant de la naissance.

Début bulbaire.

Les scléroses latérales se présentant au début par des troubles bulbaires sont à différencier des paralysies bulbaires et pseudo-bulbaires cérébrales.

Ces dernières s’accompagnent ordinairement d’hémiplégie ou d’hémiparésie, se développent presque toujours à la suite d’ictus : quant aux troubles de l’intelligence, au rire et au pleurer spasmodiques, on les retrouve là encore bien plus fréquemment que dans la sclérose latérale.

Les paralysies bulbaires aiguës surviennent brusquement avec des phénomènes si graves que la mort arrive souvent en quelques jours.

Les paralysies bulbaires chroniques ne progressent pas aussi nettement, attaquent un nombre de muscles

bien moindre et les lésions ne sont pas aussi symétriques.

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Début douloureux.

Le diagnostic est encore là difficile : polynévrites et scléroses latérales sont souvent confondues ensemble, mais il y a cependant un certain nombre de signes qui permettront de distinguer ces deux affections. C’est tout d’abord la localisation de la douleur qui siège beaucoup plus dans les masses musculaires en cas de sclérose que sur le trajet des troncs nerveux ; la marche de la maladie ; surtout ce fait capital que dans la maladie de Charcot les réflexes sonttrès exagérés, tandis que dans la polynévrite ils sont diminués ou même abolis.

Début par des troubles psychiques.

S'ils existaient seuls, il serait bien difficile de les différencier d'avec ceux de la sclérose en plaques, mais généralement ils sont accompagnés de symptômes appartenant à l’une de ces deux maladies, ce qui met sur la voie du diagnostic.

Diagnostic d'avec les amyotrophies hystériques.

Bien que l’amyotrophie soit très rare au cours de cette névrose, elle a été cependant observée jointe parfois à l’exagération des réflexes, ce qui a pu en imposer pour une sclérose latérale.

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Voici quelques éléments qui permettront le diagnostic : d’abord les antécédents et les stigmates ; l’amyotrophie apparaît rapidement et peut ensuite rétrocéder ; l’atrophie, souvent considérable, ne s'accompagne pas d'ordinaire de contractions fibrillaires (Gilles de la Tourette et Dutil en ont cependant sigualé des cas) ; à l'examen électrique il n’y a pas de réaction de dégé- ‘ nérescence.

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