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lange accolée a la preniièro phalange de l’auriculaire. La main gauche no porte que .l’auriculaire et la ijreniicrc phalange de l’index. On ne trouve encore a chaque pied (jue le premier et le dernier orteil.
Ce fait montre non-seulement la transmission d’un vice constitutionnel, mais encore la reproduction, dans plusieurs générations, de déformations survenues accidentellement chez l’un des ancêtres. Nous avons rapporté déjà un fait de ce genre (Voir suprà, observ. X.).
Quant à la manière dont se fait cette transmission, il faut bien avouer que nous ne sommes pas, sur ce sujet, plus éclairés aujourd’hui qu’on ne l’était au temps où Hippocrate (1) disait : « Gum nempe genitura ab omnibus « corporis partibus procédât, a sanis sana, et a morbosis « morbosa. »
« La transmission héréditaire, des caractères organiques, dit Davaine (2), est aussi peu expliquée que la génération même. Les maladies qui sont déterminées par un virus se régénèrent sans doute, par la transmission de ce virus, du parent à l’enfant ; mais l’épilepsie, l’hystérie, les maladies mentales, les affections du cœur, celles de la peau et les dégénérescences diverses dont le fils porte les stigmates, pourquoi , comment sont-elles héréditaires ? « En rechercher la cause, dit Lannelongue (3), ce serait vouloir pénétrer les secrets de la vie embryonnaire, et nous savons déjà combien sont cachés ceux de la vie fœtale. »
Cette opinion, à laquelle nous nous rattachons complètement, M. le professeur Verneuil l’a récemment soutenue et développée dans une de ses savantes leçons.
Ainsi, on le voit, tantôt des causes externes, tantôt une cause inconnue, amèneront chez le fœtus des étrangle-
(1) Hippocrate, De morbo sacra, sect, III, éd. Foës, p. 303 et 1557.
(2) Davaine, art. Monstruosités. Dict. encyclopédique des sc. méd.
(3) Lannelongue Du pied bot;th. d’agrég.; Paris, 1869.
menls, des sillons, des raccourcissements, des amputation meme, et ce fait nous justifie suffisamment d’avoir classé ici la dactylolyse congénitale.
g II. — Mnctijflolffse iretMtntttitjue.
Par dactylolyse traumatique, nous entendons les sillons déterminés par les violences, les chocs et surtout l’action des corps étrangers. Parfois les sillons et étranglements auront pour cause la rétraction du tissu inodulaire, et la déformation relèvera seulement de la cicatrisation ; plus souvent ils surviendront sous l’influence d’un .processus inflammatoire grave et profond, que nous étudierons plus loin.
Auparavant il nous faut mentionner, .comme curieux, les étranglements produits par certains agents de constriction, une bague, un anneau passés au doigt. Souvent en effet, ces bagues sont portées par des enfants insouciants qui laissent peu à peu se former, à mesure que leur doigt devient plus volumineux, un sillon parfois profond. Voici l’exemple que nous en trouvons dans un auteur allemand cité plus haut :
Obs. XVI. - A la clinique du professeur Billrolh, vin L une femme chez laquelle un anneau très-étroit, qu’elle portait depuis son enfance, avait coupé la peau. Celle-ci peu à peu avait recouvert complètement l’objet constricteur, en sorte que l’anneau était perdu dans le sillon qu’il s’était formé. Le doigt toutefois ne présentait aucune trace d’œdème.
Ce fait n’est point aussi rare qu’on pourrait le croire, et plusieurs autres cas du même- genre nous ont été rapportés.
Parfois encore la bague introduite détermine, par sa seule présence, une gêne de circulation, cause d’un œdème
püiiVcUil, si 1 obstacle n’est bientôt enlevé, déterminer de graves accidents.
A ces faits se rapportent encore les étranglements qui se produisent lorsque le doigt se tuméfie, ce qu’on voit survenir dans toutes formes de panaris, à quelque cause qu’ils appartiennent, ce qu’on observe encore lorsqu’un œdème se produit ou qu’un néoplasme vient déformer l’organe.
Une variété fréquente de dactylolyse se rapprochant beaucoup de celles que nous venons d’indiquer rapidement est l’étranglement causé par des bagues chez les varioleux. J'ai eu plusieurs fois, lors de mon séjour à l’hôpital militaire de Bordeaux, l’occasion de couper et de scier des anneaux qui n’auraient point tardé, sans cette petite opération, à déterminer les accidents les plus graves.
A ce sujet, qu’il me soit permis, en passant, de rappeler un procédé fort simple, mais que j’ignorais complètement alors, et qui permet, sans détériorer l’objet constricteur, de débarrasser cependant le malade.
A l’aide d’une aiguille courbe, on glisse sous la bague l’une des extrémités d’un cordonnet mince et solide; puis on fait du côté terminal du doigt plusieurs circulaires suffisamment serrées pour amener la peau au niveau de la profondeur du sillon. On peut alors faire cheminer l’objet de quelques millimètres, vers la pointe du doigt. En répétant cette opération et en y mettant le temps nécessaire, on arrive ainsi, assez facilement, à enlever la cause de l’étranglement.