II. — VOIE HYPODERMIQUE
Ce mode d'introduction de la quinine dans l'organisme ne fut employé dans le traitement du paludisme que vers 1862. C'est à cette époque en effet que les docteurs Chasseaud à Smyrne, Guala à Brescia en 1863, Charles à Calcutta, Moore à Bombay, puis Goudas, Dodeuil, Bulkley, Arnould, etc., commencèrent à se servir des injections hypodermiques de sels de quinine mais seulement dans les formes graves des fièvres intermittentes compliquées d'accès pernicieux. Et comme à cette époque on ne possédait guère que le sulfate de quinine, sel très irritant et très peu soluble, on observa de nombreux accidents consécutifs à ces injections. Aussi cette période pendant laquelle on voit tour à tour, expérimenter, délaisser, puis reprendre la méthode, est elle pleine d’incertitudes, et encombrée de mauvais résultats qui découragent les auteurs.
“La découverte de nouveaux sels de quinine, en particulier du chlorhydrate neutre ou bychlorhydrate, et de sa grande solubilité en 1872 par Vitali remit en honneur la méthode des injections hypodermiques, et après les observations de Pirogoff, la communication, de Beur-
mann et Villejean en 1888, et la publication des bons