‹ Des diverses espèces de morve et de farcin considérées comme des formes variées d'une même affection générale contagieuseChapitre 6 sur 14 · AE ER · texte numérisé non relu

AE ER

Les auteurs qui ont écrit sur la morve et le farcin ont passé assez légèrement sur les prodrômes de ces affections, notamment à l'égard de la morve et du farcin chroniques, que l’on a toujours fait débu‘er , l’une par le Jetage ou par le gonflement des ganglions lymphatiques sous-linguaux, l’autre par l'apparition des boutons ou des cordes dites farcineuses. On a aussi donné généralement comme condition ordinaire de l’état des chevaux morveux et farcineux, une apparence de santé. J'ai remarqué que cette apparence était assez rare; elle n'existe jamais complètement dans le cas de morve etde farcinspontanés.D'ailleurscomment admettre que les causes assignées à [a morve et au farcin , que les travaux excessifs , la mauvaise nourriture, la privation d'aliments, etc., puissent produire la morve ou le farcin chronique, sans avoir donné aucun signe de leur fâcheuse influence ? Toujours J'ai remarqué que les chevaux soumis aux causes que je viens d'indiquer , présentaient quelques symptômes géneraux , un trouble plus ou moins marqué des fonctions, avant d'offrir ceux qui sont particuliers à la morve et au farcin. Les chevaux d'unesanté parfaite qui deviennent morveux ou farcineux ; le deviennent par contagiun. Quand ces animaux conserventleur appétit, lorsqu’onles nourrit bien et qu'ils recoivent les soins nécessaires, ils peuvent présenter encore cette apparence de santé pendant quelque temps ; mais si ces animaux

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