‹ Des diverses réformes du chant grégorienChapitre 8 sur 11 · ÉDITION DE DIJON · texte numérisé non relu

ÉDITION DE DIJON

L'édition de Dijon a joui d'une certaine faveur à l'époque de la renaissance de la liturgie romaine en France. Elle la devait à une certaine ressemblance avec le chant parisien, à sa concision et à la sobriété des brèves. Mais elle offre tant d'incorrections, et les règles de l'accent y sont si peu observées tant dans les intonations solennelles des Introïts que dans les Hymnes, qu'on peut affirmer qu'elle est maintenant la dernière de toutes les éditions actuelles, et que rien ne la recommande plus au choix des évèques qui n'ont pas encore établi le chant romain dans leurs diocèses. L'édition de Dijon a été faite d'après l'in-folio de 1815, publié par Pitrat, et qui a servi également à l'impression des livres de chant romain publiés à Lyon et à Paris, en 1850, par la librairie Périsse. Si on la soumettait à une révision complète, tout en lui conservant le caractère de simplicité qui la distingue, on pourrait la considérer comme l'intermédiaire des versions de Malines et de Rennes, moins concise que la première, moins chargée de notes que la seconde et surtout plus mélodique.

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