NACRE
dans un cas de Moure et Desbouis, et comme il en résulte des observations de MM. Paviot, Morel, Lejars, Tavernier.
Les bords sont taillés en biseau, mâchés, déchiquetés,
toujours plus ou moins gangréneux.
Quelquefois la perforation est plus nette, comme à l’emporte-pièce. C’est ce que M. Patel appelle le mal perforant intestinal et qui donne parfois, chez les vicillards, des péritonites asthéniques sans graves symptômes de réaction.
Dans ces divers cas la recherche du diverticule causal est très difficile et il faut avoir l'attention attirée làdessus.
Cette perforation nous donnera soit une péritonite généralisée dans le péritoine libre, soit au contraire, quand se sont formées des adhérences antérieures des péritonites enkystées, des abcès locaux qui à leur tour pouvent s’ouvrir dans un organe voisin en donnant des fistules avec
le grèle ou avec la vessie.
Telles sont les principales complications des diverticules. Il y en a cependant d’autres de décrites, mais bien plus rares. Ce sont l’enclavement dans le diverticule de corps étrangers, des bouchons stercoraux, pépins, arêtes de poissons (Bland Sutton), une inflammation chronique du mésentère sigmoïdien que nous avons déjà signalée et qui peut amener secondairement un voivulus de l'intestin.
On a signalé des suppurations métastatiques dans le foie surtout et, chose plus importante, le développement secondaire d’un cancer sur un diverticule.
Enfin les diverticules auraient un rôle important dans
les sigmoïdites herniaires et leurs complications, comme