‹ Des Diverticules des 5e et 4e Portions du DuodénumChapitre 5 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis quelques années, la pathologie du duodénum qui était à peu près inexistante, a pris une place importante dans les maladies de l’appareil digestif, au même rang que les affections gastriques et intestinales. |

La littérature médicale française était bien maigre sur toutce qui concerne cette pathologie, et ce sont plus particulièrement les Américains et les Anglais qui ont été les promoteurs et les initiateurs de cette étude approfondie qui s’étendit par la suite jusque dans nos régions grâce aux travaux de Pierre Duval en France, Ake Akerling en Suède et Linsmayer en Allemagne.

Le premier point vers lequel tendirent les efforts fut la différencialion entre les ulcères gastriques et duodénaux et cette étude fut poussée à fond par : Mayo Robson, Moynihan, Codman et les frères Mayo. C’est l’emploi de la radiologie en série qui

amena la découverte des diverticules duodénaux et vers 1912 parurent les premières observations de diverticules de l'intestin grêle paraissant avoir été la cause de troubles : individus ayant présenté durant leur vie des symptômes abdominaux de cause im-

précise et trouvés, à l'autopsie, porteurs de diver- Û . . , ‘ br - !

ticules(Bauer) : diverticule découvert au cours d’une

opération pour pancréatite chronique.

La découverte, rendue plus fréquente par la radiologie, de diverticules duodénaux qui n'étaient jusqu’alors que des trouvailles d’autopsie, attira l'attention sur cette lésion, d'autant plus que dans un certain nombre de cas, leur symptomatologie se confondait avec celle de l’ulcère duodénal.

La connaissance de ces diverlicules semble remonter à Chomel qui, en 1520, dans l’histoire de l’Académie royale, rapporte, après autopsie, la présence d'un sac diverticulaire de l’anse duodénale. |

En 1961, Morgagni décrit des poches duodénales et en rapporte 1 cas qu'il décrit comme cause de mort. |

En 1813, Fleischmann expose 3 cas de diverticules duodénaux.

Depuis cette époque, plusieurs cas furent publiés

par : Habershen (1853), Rokitansky (1861), Klebs (1869), Roth (1852), Herscheland (1880), Seippel (1895), Letulle (1898), R. Marie (1899).

De 1900 à 1910, bien d’autres cas découverts à la suite d’autopsies furent décrits comme simples curiosilés anatomiques, sans qu’on y rattachât aucun

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