‹ Des Diverticules des 5e et 4e Portions du DuodénumChapitre 6 sur 16 · PART · texte numérisé non relu

PART

DR

syndrome clinique. À cette époque, c'était le diverticule de Heckel qui retenait toute l'attention des pathologistes ct ce ne fut guère que vers 1912, à la suite des progrès de l’appareillage et de la technique -radiologiques, accompagnés des travaux de Cole, Case, Carman et Miller, George el Léonard, Ake- Akerlund, Delherm et Morel-Kahn que les diverticules duodénaux purent être étudiés et classés de . façon précise.

Depuis lors, les travaux se sont multipliés et en 1921, P. Greder présentait une thèse très complète sur les diverticules duodénaux. « Cependant, disaitil, si l’on trouve dans la littérature médicale étrangère, américaine surtout, un nombre assez impottant d'articles sur ce sujet, par contre, la litiérature française est presque muette à cet égard ; à ma connaissance, aucun cas de diverlicule n'a été rapporté

en France récemment. »

Durant ces deux dernières années, MM. Robineau et Gally ont rapporté devant la Société de Chirurgie de Paris 1 cas très net de diverticule de la 4° portion du duodénum, et nous en avons observé un autre dans le service hospitalier du professeur Carnot.

M. le D: Harvier nous a gracieusement donné l'observation d'un malade soigné tout récemment. Sans revenir sur tout ce qui à été dit, nous voulons essayer de fixer les points importants relatifs aux diverticules les plus rares de ce segment intestinal

et c'est à cause de leur ir intérêt p

4° portion du tu

ETIOLOGIE

L’étiologie des diverticules duodénaux de la 3° et de la 4° portion est très obscure. Ils peuvent se présenter indifféremment chez des personnes à antécédents pathologiques nuls ou chargés. La plupart du temps, ils ne donnent lieu à aucun symptôme clinique et ils passent inaperçus.

C’est le plus souvent une simple découverte d'autopsie ou encore le résultat d’un examen radiologique effectué sur un malade ayant des troubles gastro-intestinaux. C’est ce qui explique le petit nombre de diverticules connus, mais qui n’explique en rien leur rareté.

En 1911, Buschi ne recueillait dans toute la littérature que 54 cas de vrais diverticules du duodénum. Le total donné par Baldwin, Fischer, Buschi et Wilkie ne dépasse pas 100 cas,

La fréquence est très-variable suivant les auteurs :

Baldwin sur 105 autopsies, rapporte quatorze fois des diverticules duodénaux : soit 13,3 0/0.

Linsmayer (1914) sur 1.367 autopsies, trouve quarante-cinq fois des diverticules du duonénum : soit 3,2 0/0. |

Rosenthal (1908), sur 100 autopsies, trouve trois fois des diverticules du duodénum, soit 3 0/0.

Case (1920) rapporte que sur 6.487 examens aux rayons X, il a trouvé de façon évidente quatre- vingt-" cinq fois des diverticules du duodénum, soit 1,2 O/0.

Keller (1922) sur 108 examens aux rayons X a trouvé quatre fois des diverticules du duodénum, soit 3,7 0/0. ee

Les observations que nous rapportons concernent 4 femmes et 3 hommes, ce qui indiquerait une proportion de 56 o/o pour les femmes et 44 o/o pour les hommes. Case avait relevé une proportion de 3 femmés pour 2 hommes.

Nos observations indiquent égaiement que nos malades étaient parvenus à l’âge adulte el ceci concorde avec les statistiques données par Greder. Mais aucune conclusion ne peut être tirée de ce fait car les interventions radiologiques et chirurgicales sont très rares chez les enfants. D’aiileurs Secher a décrit des diverticules duodénaux chez des enfants en bas âge et Simmonds a rencontré des diverticules duodénaux dans le voisinage du pylore au cours de la première enfance.

La statistique donnée par Andrews (1921) et que nous rapportons à titre documentaire, donne pour une série de 39 cas:

De fo à 50 ans: 3 cas De 50 à 60 ans: 5 cas De Go à 50 ans: 13 cas De 70 à So'ars: 14 cas

De 80 à 87 ans: 4 cas

D'après Buschi, 80 o/o des intéressés ont plus de

50 ans et la moyenne des 85 cas de Case est de 56 ans. à

Toutes les observations que nous rapportons concernent des individus au-dessus de 40 ans.

P. Garnier 2

Page 1