‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 131 sur 225 · Ecclésüistique, xlii, 45; XLviii, 3 el · texte numérisé non relu

Ecclésüistique, xlii, 45; XLviii, 3 el

Celle doctrine, quand elle fut arrêtée dans ses points principaux, passa, avec l’expression qui la désigne, aux Juifs d’Alexandrie, de la même manière que leur furent apportées plusieurs autres idées qui n’ont pu prendre naissance en Égypte, par exemple la théorie des anges et celle des démons, qui n’avaient aucun antécédent dans la culture grecque, et les superstitions touchant la prononciation du nom de Jéhovah, superstitions que ne pouvaient inventer des Juifs qui ne comprenaient plus l’hébreu et qui ne se servaient que de la langue grecque. Sur ce nouveau terrain, la doctrine du Verbe reçut, sinon d’autres déterminations, du moins une forme philosophique qu’elle n’avait pas dans les écoles de la Palestine. Philon chercha à la féconder par la théorie platonicienne du démiurge, mais ce fut aux dépens de sa simplicité primitive. On a déjà vu ce qu’elle devint entre ses mains. Nous n’avons pas ici à la suivre dans les temps postérieurs. Mais il convient de faire remarquer, en finissant, qu’au moment où elle venait de prendre un caractère philosophique, elle perdit, chez les docteurs juifs, son ancienne terminologie. La doctrine de l’être intermédiaire

entre Dieu et le monde fait partie de la théologie du Talmud ; mais cet être intermédiaire y

est désigné, non sous le nom de Verbe

mais sous celui de Schecbina, nrjÿ , mot que

les Targums emploient d’ailleurs dans ce sens ^

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