EnnéadeSy v, liv. 8, p. ü
2. On ne trouve dans Plotin, sur l’âine, (.(uc la doctrine de Platon. Tout le livre 8 de la quatrième EnnéadCy traite de la descente de l’àme dans le corps. Comp. Ennéade , ii|, liv. 9, cil. 2. Son union avec le corps est une chute et un mal. Ennéade VI, liv. 4, ch. 16; iv, liv. 3, ch. 12, 17 ct suiv. Elle perd sa liberté par suite de cette union, Ennéade iii, liv. 1, ch. 8. La doctrine de la résurrection est incompatible avec dd telles idées.
3. D’après le Pœmandre, ch. 10, 6-8, 19-25, rdmo (jui a combattu le combat de la piété devient Dieu ; mais Paine méchante persévère dans son essence ; c’est lit sa punition, et elle est animé'' du désir de s’unir de nouveau un corjis. Telle est
Elle est écrite, dit-on, sur les bandelettes des momies , sur leurs bières , sur leurs sépulcres , dans le livre des morts qui les accompagnent. Soit ; nous ne sommes pas en mesure de contrôler cette affirmation, et nous sommes tout disposé d’ailleurs à avoir pleine confiance dans la science des successeurs de Champollion. Mais a-t-on bien déterminé râge de ces documenls? Et, sî on Ta fait, comment explique-t-on le silence de Moïse, des prophètes hébreux et des écrivains grecs? Il ne s’agit pas ici d’une de ces idées sur lesquelles des étrangers peuvent prendre le change ou qui peuvent leur échapper. Les funérailles étaient des cérémonies publiques, fréquentes, et tout ce qui s’y rattachait devait exciter la curiosité des Grecs ; un observateur aussi judicieux qu’Hérodote ne pouvait guère se tromper sur ce point.
Accordons cependant que la doctrine de la résurrection des corps fît partie des croyances égypiliennes. Il n’en restera pas moins certain qu’elle fut inconnue aux Hébreux et qu’elle resta étrangère aux Juifs alexandrins. Comment aurait-
la doctrine de ce livre sur la destinée future do Tâme; elle est cntièronienl opposée à celle de la résurrection des corps.
DKS DjOCTRlNES RELIGIEUSES DES JUIFS 365
elle pénétré dans les synagogues de la Jndéc, an II® siècle avant Tère chrétienne ? Il n’est pas une . seule donnée historique qui puisse en rendre raison. Aussi n’est-ce pas en Égypte que les théolo- ■ giens ont cherché d’ordinaire l’origine de la croyance pharisierine sur la résurrection des corps, et nous avons examiné ici plutôt une hypothèse possible qu’une supposition qui ait déjà pris place
dans la science. Mais, en présence des travaux *
qui se font en ce moment sur les antiquités égyptiennes, nous avons cru devoir aller au-devant de conjectures qu’on pourrait bien être tenté d’essayer.
C’est dans la Babylonie que la plupart des théologiens placent l’origine de cette doctrine, qu’ils regardent comme une importation du mazdéisme dans le judaïsme. Avant de discuter celte opinion, il est un fait préliminaire à examiner. L’idée de la résurrection des morts faisait-elle partie des croyances des Perses? On a prétendu que primitivement elle leur était inconnue, et qu’elle ne pénétra chez eux que longtemps après avoir été généralement reçue parmi les .luîfs; et l’on a tiré
:m DES DüCTUliNKS UKLIGIKUSES
(Je là celle conclusion (Qu’elle était passée, non des mazdéens aux Juifs, mais des Juifs aux mazdéens'- Il est impossible de ne pas reconnaître que le silence du Vendidad sur cette doctrine ^ prouve qu’elle était étrangère aux mazdéens à l’époque où ce livre fut rédigé. Les autres anciens écrits attribués à Zoroaslre ne contiennent rien de plus sur ce sujet. Le Boundehesch seul parle souvent et longuement de celle croyance ; mais on ne peut ici tenir compte des déclarations de ce livre, pbsr lérieur, et de beaucoup, à l’ère chrétiennê. On prétend, il est vrai, qu’il contient un grand nombre de fragments antiques, dans lesquels on trouve des indications valables sui^ les croyances mazdéennes primitives Mais tant que ce livre, mélange évident d’opinions empruntées à différentes religions et de dates fort diverses, n’aura pas été soumis à une critique sévère, peut-être impossi-