‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 193 sur 225 · Hævc'rnick a souKînu coUo <lans son Commontairo · texte numérisé non relu

Hævc'rnick a souKînu coUo <lans son Commontairo

sur Dani('l.

2. Il est inutile de faire remarquer qu’il ne faut pas s'en rapporter à la traduction d’Anquetil-Duperron.

3. Voir dans Studien utid Kritikcn , 1834, 2« rallier, un article de M. J.-G. Millier, qui en appelle entre autre? àcesfra'j:ments antiques du Bnundohcfich , pour réfuter l’opinion d’Ila’veruick.

DES DOCTRINES RELM.IEL'SES DES JUIFS :k>7

l)le, il serait téméraire d’invoquer son témoignage, . quand il s’agit de déterminer l’ancienne théologie des sectateurs de Zoroastre. Son emploi légitime doit se borner à constater et à décrire le mouvement religieux qui s’accomplit parmi les Perses au iif et au iv® siècle de l’ère chrétienne.

Mais si la doctrine de la résurrection des morts n’a pas, chez les mazdéens, la haute antiquité qu’on lui a longtemps supposée, elle est cependaiu antérieure à l’époque qui nous en montre des traces bien marquées dans le livre du prophète Daniel. Elle régnait dans la Perse au moment qu’Alexandre de Macédoine s’en rendit maître. Nous en avons pour garant Théopompe, qui, dans trois passages cités dans différents auteurs, parle d’une manière fort claire de cette croyance comme particulière aux Perses. Dans un de ces fragments, conservé par Plutarque S, il rapporte que, d’après eux, à la fin du temps que doit durer l’ordre actuel des choses, l’Adès sera vidé ou cessera d’exister % qf que les hommes vivront heureux.

De Lsiile et Osiridc^ § 47.

2. Selon qu’on lit tïXoç o ' ànoXelTîeîOat aSr,v ou téXoç O àTtoXaaOat Sor,v. La première leçon est celle (pii esl rcçiu» dans la plupart des ('dilions de l’iulanpie.

368 DES DOCTfllNES KELIGIEUSES DES JUIFS

n’ayant plus besoin de nourriture et ne projetant plus d’ombre Dans un autre passage, cité par Diogène de Laërle, il dit que, selon les mages, les hommes rappelés à la vie seront immortels Enfin, dans le troisième, rapporté par Enée de Gaza il raconte que Zoroastre a prédit qu'il arriverait un moment où aurait lieu la résurrection des corps.

Que cette doctrine se soit répandue chez les Perses à la suite des modifications religieuses qui s’accomplirent sous le -règne d’Artaxerxès, fils d’Ochus, ainsi que le suppose M. Spiegel ou, ce qui nous paraît plus probable, qu’elle remonte plus haut, peu importe à notre but ; il nous suffit de savoir qu’elle avait cours dans la Babylonie du temps de Théopompe, c’est-à-dire plus d’un siècle avant le moment où fut écrit le livre de Daniel.

1. Celle expression indique’évidcmmetH que le corps ressuscité ne sera pas absolumcni semblable au corps terrestre. Comparez i Corinth.^ xv, 42-44.

2. Prœmium ; (5va6uôaEOTat xatà touç Matyouç 9r^a\ tou; dvOcoi-

î:ou; xai £7£<j0ai dOavdfrouç. *

3. Dialoijus de animi immortalitate , p. 177. Ce passage a été recueilli dans Thropompii Chii fragmcnia, 6lil. Wischer, 1829, p. IfiO.

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